Srila Prabhupada

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Amour, sexe et illusion

Le Karma, une justice infaillible

 

Publié par BBT


       suite de Karl Marx...


Srila Prabhupada: Mais si vous centrez tout sur l'Etat, il n'est pas question de société sans classes. Dans l'Etat, on retrouve toujours un leader, un président ou premier ministre. Khrouchtchev était chef et lorsque le peuple fut mécontent de lui, il perdit le pouvoir. Cela signifie que le chef n'était pas parfait et qu'il ne put satisfaire le peuple. Cela arrive même dans les nations non-communistes. Quelle différence y a-t'il donc entre la théorie de Marx et celles des autres? Ce qui se passe en Russie arrive aussi ailleurs. D'abord, celui qui occupe un poste central doit être parfait; alors, ses ordres pourront être considérés parfaits à leur tour. A quoi sert de changer le gouvernement, si c'est pour accordre le pouvoir à une bande d'hommes imparfaits? La même corruption persistera.

Syamasundar: Vraisemblablement, le leader parfait sera celui qui adhérera parfaitement à la philosophie de Marx.

Srila Prabhupada: Mais sa philosophie n'est pas parfaite. Il propose une société sans classes, mais cela n'adviendra jamais. Lorsqu'on dirige un gouvernement, il doit y avoir des administrateurs et aussi des balayeurs de rues. Comment alors surgira cette société sans classes? Quand le balayeur sera-t'il satisfait de voir quelqu'un jouir d'un poste administratif? Maintenant, dans notre Société pour la Conscience de Krishna, je m'assois sur un vyāsāsan (siège du maître spirituel), et vous m'offrez des guirlandes de fleurs. Pourquoi? Vous le faites spontanément car  vous voyez qu'il existe un être parfait que vous pouvez suivre. A moins d'être convaincu que le leader est parfait, pas question de se prosterner devant lui et de peiner dur comme de modestes serviteurs.

Syamasundar: Pour les communistes, Lénine était un homme parfait. 

Srila Prabhupada: Mais qui suit la voie tracée par Lénine? La perfection de ce dernier consista à détrôner la famille royale. Quelle autre perfection a-t'il offert? Les gens ne sont pas heureux qu'à lire des livres. On ne peut les rendre artificiellement heureux, par la force. A moins de placer au centre un homme parfait, idéal, aucune société sans classes ne peut exister. C'est impossible. Nous avons vu en Russie que le peuple n'estime pas que le centre est parfait.

Syamasundar: Le but consiste à produire des articles pour le bien-être matériel de tous.

Srila Prabhupada: C'est inutile. Nous avons pu constater que la production en Amérique est incomparable dans le monde, bien qu'il s'agisse d'un société capitaliste. Pourtant, malgré toute cette production, les gens demeurent insatisfaits. Les jeunes hommes sont plus particulièrement confus. Il est absurde de croire qu'en augmentant la production, vous pourrez safisfaire le peuple. L'homme ne fut pas créé pour manger. Il a aussi une intelligence ainsi que des besoins spirituels et intellectuels à combler. En Inde, nous avons vu des gens assis en silence dans un lieu retiré pour pratiquer le yoga. Pas question de les satisfaire par quelque production. La proposition selon laquelle chacun sera satisfait par l'accroissement de la production s'adresse aux animaux. Ce principe de base absurde résulte d'un savoir insuffisant. Peut-être Marx pense-t'il ainsi parce qu'il vient d'un pays où on crève de faim. Cela implique qu'il ne possède aucune conception du vrai bonheur.

    Le bonheur consiste à comprendre les vérités de la Bhagavad-gita (Le chant du Seigneur). Nous serons heureux quand nous comprendrons que Dieu est le Possesseur de tout et qu'Il est le Jouissant Suprême. Nous sommes tous des ouvriers et non des jouissants. Par nature, on retrouve ces deux catégories. Dans notre corps, par exemple, l'estomac jouit et toutes les autres parties travaillent pour qu'il soit satisfait. Lorsqu'il l'est, tous les membres du corps sont nourris. Où que nous regardions, nous voyons que certains se divertissent et d'autres travaillent. Ce n'est pas une question de société communiste ou socialiste. Vous ne pouvez écartez le fait qu'il doit exister des directeurs, ou bénéficiaires, et des ouvriers. Il s'agit donc de découvrir comment l'administrateur et l'ouvrier peuvent ressentir un bonheur égal. Il faut coopérer dans un même but, et une société sans classes n'est possible que lorsque Krishna en est le centre. Alors les brāhmanas, les kshatriyas, les vaishyas et les shudras travaillent tous pour Sa satisfaction.

 

yataḥ pravṛttir bhūtānāḿ
yena sarvam idaḿ tatam
sva-karmaṇā tam abhyarcya
siddhiḿ vindati mānavaḥ
 

" En adorant le Seigneur, l'Omniprésent, à l'origine de tous les êtres, l'homme peut, dans l'accomplissent de son devoir propre, atteindre la perfection."
                              Bhagavad-gita (18.46)

 

śamo damas tapaḥ śaucaḿ
kṣāntir ārjavam eva ca
jñānaḿ vijñānam āstikyaḿ
brahma-karma svabhāva-jam
 
śauryaḿ tejo dhṛtir dākṣyaḿ
yuddhe cāpy apalāyanam
dānam īśvara-bhāvaś ca
kṣātraḿ karma svabhāva-jam

kṛṣi -gorakṣya-vāṇijyaḿ
vaiśya-karma svabhāva-jam
paricaryātmakaḿ karma
śūdrasyāpi svabhāva-jam
 

Sérénité, maîtrise de soi, austérité, pureté, tolérance, intégrité, sagesse, savoir et piété, telles sont les qualités qui accompagnent l'acte du brāhmana.  Héroisme, puissance, détermination, ingéniosité, courage au combat, générosité, art de régir: telles sont les qualités qui accompagnent l'acte du kshatriya. L'aptitude à la culture des terres, à la protection de la vache et au négoce, voilà qui est lié à l'acte du vaishya.Quant au shudra, il est dans sa nature de servir les autres par son travail.

 

Syamasundar: En quoi cela diffère-t'il de l'Etat communiste où les balayeurs de rues, les administrateurs, les cultivateurs et les militaires contribuent dans un même but: l'Etat?

Srila Prabhupada: Si l'Etat n'est pas parfait, personne ne sera disposé à lui offrir sa contribution. Evidemment, on peut y forcer les gens; ça c'est une autre histoire. Mais ils n'y contribueront spontanément que lorsqu'ils seront convaincus que le centre est parfait. De toute façon, il n'existera jamais de société sans classes car il y aura toujours une classe intellectuelle, une classe administrative, une classe mercantile et une classe ouvrière. Le peuple ne trouvera jamais de perfection dans l'Etat; en conséquence, les ouvriers demeureront toujours insatisfaits. Sinon, pourquoi chassent-ils toujours leurs leaders de leurs postes?

Syamasundara: En étudiant l'Histoire, Marx nota que le gros de la production était réalisé par les esclaves durant l'antiquité grecque et romaine et par les serfs à l'époque féodale.

Srila Prabhupada: Mais les communistes ont aussi créé des esclaves; ils les nomment "ouvriers". Les ouvriers doivent être dirigés par quelqu'un; d'où la nécessité d'un dictateur. Toute société requiert des administrateurs et des ouvriers. Toutefois, ils devraient être si satisfaits qu'ils en oublient leurs différences. C'est-à-dire qu'aucune envie ne doit régner. Si vous ne mettez pas Krishna au centre, vous n'aurez que des activités matérialistes. Le matérialisme implique inévitablement l'exploitation. La seule solution: la conscience de Krishna. Nous devons mettre Krishna au centre et travailler pour Lui. Voici le procédé: arrosez la racine de l'arbre et toutes les branches, brindilles et feuilles seront satisfaites. De même, en satisfaisant Krishna, nous satisfaisons tous les êtres. Arjuna avait de nombux problèmes; mais en satisfaisant Krishna, il les résolut tous. Lorsque nous faisons de Krishna le centre de toutes nos activités, elles revêtent un caractère absolu. Nous pouvons écrire des livres ou laver la vaisselle; nos activités n'engendreront aucun conflit car elles se situeront au niveau absolu. A Vrindāvana, certains êtres prennent la forme de petits pâtres, d'autres celle de vaches ou d'arbres, etc..; mais tous sont satisfaits car tout est centré sur Krishna, qu'ils sont heureux d'aimer. Quand les gens seront conscients de Krishna et apprendront à L'aimer, naîtra une société sans classes. Autrement, cela demeure impossible.

Syamasundar: Marx estime que dans l'Etat capitaliste, quelques hommes contrôlent tout aux dépens des masses.

Srila Prabhupada: Mais on ne retrouve que quelques hommes au Kremlin. Où est la différence? Marx voulait changer la société, mais nous constatons qu'elle demeure inchangée. On ne peut la transformer qu'en lui donnant Krishna pour centre. Les membres de notre Société Internationale pour la Conscience de Krishna ont vraiment modifier leur vie. A moins de transformer  la conscience des gens, comment la structure sociale pourrait-elle changer? Avant tout, il faut réformer les consciences, alors la société changera. Sinon, comment les gens accepteraient-ils une nouvelle théorie? Il s'agit d'abord d'opérer une transformation du coeur, et tel est le processus de la conscience de Krishna. Ceto-darpana-mārjanam: en chantant

                       Hare Krsna, Hare Krsna, Krsna Krsna, Hare Hare
                       Hare Rama, Hare Rama, Rama Rama, Hare Hare

nous purifions le miroir du mental.

Si les consciences demeurent inchangées, à quoi sert de changer le mode de gouvernement? La même situation prévaudra. Il y aura toujours des affamés et des riches. Les gens auront toujours des idées et des aptitudes différentes. Ils ne deviendrons jamais parfaitement identiques. Des situations temporaires sont créés par les matérialistes ou par les lois de la nature; elles vont et viennent. Krishna nous dit dans la Bhagavad-gita  de nous établir au niveau absolu et de ne pas nous préoccuper de ces phénomènes temporaires:
āgamāpāyino 'nityās tāḿs titikṣasva (BG 2.14). L'homme sain d'esprit ne doit pas se soucier de ces "ismes" éphémères. Nous ne sommes en faveur ni du capitalisme ni du communisme, ni de cette théorie ni de celle-là. Notre seul souci: satisfaire Krishna. Nous savons parfaitement bien que tous ces systèmes vont et viennent, que s'ils existent aujourd'hui, ils disparaîtront dans le futur * nous devons nous établir dans le système éternel.
* Cette remarque de Prabhupada sonne comme prémonitoire ; cette entretien a eu lieu en 1971, et aujourd'hui, le système communiste est aboli en Russie.

Syamasundar: Dans la société selon Marx, la propriété privée serait abolie et les moyens de production deviendraient propriété collective. C'est-à-dire que tout serait propriété de l'Etat.


Srila Prabhupada: Nous avons vu à Moscou que les gens n'aiment pas faire leurs courses, car ils doivent faire la queue pendant des heures. Ce système ne semble donc pas fonctionner si bien. A quoi servent les magasins, si l'on ne peut obtenir ce qu'on désire? D'ailleurs, qu'est-ce que l'Etat sinon un prolongement du moi individuel? Le moi se prolonge sous forme de la famille, des enfants, de la communauté et du pays. Les soi-disant nationalisme et communisme ne sont que des prolongements du moi. L'étiquette est différente; la qualité reste la même. Nous pouvons nous-mêmes voler ou engager les autres à le faire pour nous. Où est la différence? Nous pouvons dire: "Rien ne m'appartient". Ca c'est vrai. Mais nous disons aussi: "Tout appartient à Dieu." (voir Iso )  Nous pouvons vivre très confortablement en ce monde tout en demeurant conscients que tout appartient au Seigneur. Dieu nous accorde l'opportunité de vivre ici-bas; nous devrions donc Le satisfaire et Le glorifier.

Syamasundar: Marx considère les capitalistes comme des parasites vivant aux crochets des ouvriers.

Srila Prabhupada: Mais les communistes en font autant. Ils touchent des salaires élevés pendant que d'autres balayent les rues. Où voyez-vous une différence?

Syamasundar: Marx estime que le prix d'un produit doit égaler le labeur requis.

Srila Prabhupada: Nous voyons qu'en Inde le prix du ghee (beurre clarifiée) a augmenté, mais on continue d'en acheter. Il peut se vendre deux roupies ou 200 roupies le kilo. Celui qui doit en acheter le fera, peu importe le prix.

Syamasundar: Marx dirait qu'il ne faut faire aucun profit sur le ghee.

Srila Prabhupada: Il ne fait que souligner certaines anomalies auxquelles même les communistes ne peuvent mettre fin. Elles apparaîtront de diverses façons car telle est nature de l'existence matérielle. Celle-ci est synonyme d'exploitation et ces anomalies ne peuvent être enrayées que par la conscience de Krishna. Vous pouvez dire que personne ne doit faire du profit, mais tous rejetteront une telle théorie. Que l'on soit communiste ou capitaliste, la tendance à réaliser quelque profit existe et on ne peut y mettre fin.

   En bengali, cette tendance se traduit par les mots "m
āyā-tattvā". C'est la raison d'être de certains insectes de sucer le sang des autres êtres. L'hiver, ils se dessèchent, mais dès que revient l'été, ils recommencent aussitôt à sucer le sang. Dans l'univers matériel, la tendance est d'exploiter autrui et de s'engraisser à ses dépens. Que vous soyez communiste l'hiver ou capitaliste l'été, cette tendance demeure. Dès que l'occasion s'en présentera, vous vous engraisserez en suçant le sang d'autrui. A moins d'opérer dans les coeurs une transformation profonde, nul ne peut empêcher cela.

Syamasundar: Marx estime que seuls les ouvriers ont droit à la valeur excédentaire d'un produit.

Srila Prabhupada: Mais dès que l'ouvrier obtient quelque argent, il devient propriétaire, profite de sa position et se fait capitalisite. A quoi bon changer de désignation? C'est la mentalité qui doit être transformée.

Syamasundar: Puisque le capital n'est pas nécessaire à la production, Marx exhorte les ouvriers à s'unir et à renverser violemment les capitalistes.

Srila Prabhupada: Quand on est très pauvre, on favorise ses frères qui sont eux-mêmes pauvres et qui travaillent dur. Mais dès qu'on acquiert quelque argent, on devient aussitôt capitaliste, car chacun en ce monde pense: "Je serai le maître." Au sein de l'existence matérielle, chacun recherche quelque profit, renom et position. Comment pourriez-vous mettre tout le monde sur un pied d'égalité? C'est impossible.

Syamasundar: Les communistes ont misé sur cette tendance au profit. Si l'ouvrier produit davantage, l'Etat le glorifie et lui accorde une petite prime de rendement.

Srila Prabhupada: Cela signifie qu'il est porté à dominer la création et il désire quelque profit, quelque pot-de-vin. Chacun aspire à un profit et l'Etat ne peut détruire cette tendance ni par la loi ni par la force.

Syamasundar: Les communistes s'efforcent de tout centraliser: l'argent, les communications et les moyens de transport, en remettant tout entre les mains de l'Etat.

Srila Prabhupada: A quel avantage? Dès que toutes les richesses seront centralisées, les membres du gouvernement se les approprieront comme le firent Staline et Khroutchev. Toutes ces idées s'avéreront inutiles tant que la tendance à l'exploitation ne sera pas réformée. Les Russes ont organisé leur pays selon les théories de Marx; pourtant, tous leurs leaders se sont révélés être des tricheurs. Où est leur programme en vue de réformer cette prédisposition  à tricher? De toute façon, les leaders ne réussiront jamais à réformer les gens à penser que tout appartient à l'Etat. Cette idée n'est qu'une absurdité utopique. 

Syamasundar: Voici un autre slogan de Marx: "La nature humaine est sans réalité." Il croit que la nature de l'homme évolue à travers l'histoire selon les conditions matérielles.

Srila Prabhupada: Que connaît-il de la nature humaine ? Il est certes vrai que tout dans la création cosmique (jagat) change, évolue. Votre corps change tous les jours. Tout change comme les vagues de l'océan. Pas besoin d'une philosophie trés développée pour comprendre cette vérité. La théorie de Marx change aussi; elle ne saurait durer. La nature fondamentale, spirituelle, de l'homme toutefois ne change jamais. Nous enseignons aux gens l'art d'agir en fonction de leur nature spirituelle immuable: c'est-à-dire servir Krishna. Si nous nous efforçons de Le servir maintenant, nous continuerons de le faire quand nous serons promu à Vaikuntha, le monde spirituel. Par conséquent, on qualifie le service d'amour offert à Krishna d'éternel (nitya).
 

satataḿ kīrtayanto māḿ
yatantaś ca dṛḍha-vratāḥ
namasyantaś ca māḿ bhaktyā
nitya-yuktā upāsate
 

"Chantant toujours Mes gloires, se prosternant devant Moi, grandement déterminés dans leur effort spirituel, ces âmes magnanimes M'adorent éternellement avec amour et dévotion. "               Bhagavad-gita (9. 14)

 Les communistes cherchent à remplacer Krishna par l'Etat, espérant que les gens penseront: "Rien pour moi; tout pour l'Etat." Mais ils n'accepteront jamais une telle proposition. C'est impossible. Tout ce que ces crétins peuvent faire, c'est obliger les gens à travailler, comme fit Staline. Et dès que quelqu'un s'opposait à lui, Staline le faisait égorger. La même maladie sévit encore de nos jours. Comment réussiront-ils alors?


Syamasundar: Marx croit que la nature huamine est un produit de l'environnement. En envoyant un homme à l'usine et en le faisant s'identifier à l'Etat, il se transformerait en une personne désintéressée.

Srila Prabhupada: L'envie est la maladie fondamentale de l'homme; tant qu'il en souffrira, il demeurera égoiste. Lorsque l'homme travaille d'arrache-pied mais voit que les profits ne lui sont pas destinés, son enthousiasme se relâche aussitôt. Un proverbe bengali dit: "En tant que propriétaire, je peux changer le sable en or; mais dès que je n'en suis plus propriétaire, l'or devient sable." Les Russes en sont là. Moins riches que les Européens et les Américains, ils sont malheureux. S'ils ne peuvent tirer un profit de leur travail, éventuellement les gens se désintéresseront totalement de leur pays. L'homme moyen pensera: "Que je travaille  ou non, j'obtiens le même résultat. Je ne peux nourrir ou vêtir convenablement  ma famille." Pensant ainsi, il ne sera pas encouragé à travailler. Le scientifique constatera que malgré son poste élevé, sa femme et ses enfants sont habillés comme de simples ouvriers.

Syamasundar: Marx estime que les travaux industriels et scientifiques constituent la plus haute forme d'activité.

Srila Prabhupada: Mais à moins de réaliser un profit suffisant, les scientifiques et les industriels seront peu disposés à travailler pour l'Etat.

Syamasundar: Le but des Russes est la production de biens matériels en vue de l'accroissement du bien-être humain.

Srila Prabhupada: Leur bien-être humain se traduit en fait par: "Si tu n'es pas du même avis que moi, je te tuerai." Voilà comment Staline conçoit le bien-être de l'homme; tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui furent exécutés et incarcérés. Ils disent que la minorité doit souffrir pour la majorité, mais nous avons pu personnellement voir  (voyage de Srila Prabhupada à Moscou en juin 1971) que la Russie n'a atteint ni joie ni prospérité générales. A Moscou, par exemple aucun édifices imposants n'est de construction récente. Ils sont tous vieux et ravagés, ou mal rénovés. Et de longues files de gens attendent dans les magasins. Tout cela implique que l'économie est chancelante.

Syamasundar: Lénine renforça toutes les théories de Marx et y ajouta quelques-une de son cru. Il considérait que l'histoire évolue par bonds et progresse vers l'ère communiste. Il désirait voir la Russie bondir vers la dictature du prolétariat, qu'il nommait l'étape finale de l'évolutioin historique.

Srila Prabhupada: Nous pouvons dire en toute confiance, et ils peuvent en prendre bonne note, qu'à la Révolution bolchévique succéderont d'autres révolutions. Car tant que les gens évolueront sur le plan mental, il y aura révolution. Nous proposons de renoncer à toutes ces élucubrations pour accéder au niveau spirituel où ne subsiste aucune révolution. Comme le dit Dhruva Mahārāja: "Maintenant que je vois Dieu, j'en suis pleinement satisfait. Désormais, toutes les spéculations me sont inutiles." La conscience divine r
A moins de raviver la compréhension de notre position spirituelle et de réintégrer le royaume de Dieu, nous ne serons jamais heureux, comme un poisson hors de l'eaueprésente la révolution ultime. Des révolutions répétées surviendront dans l'Univers matériel tant que les gens n'adopteront pas la conscience de Krishna. Ils s'efforcent d'atteindre un objectif, sans savoir que Krishna incarne l'Objectif ultime. Ils essaient d'ajuster les choses par des révoluitons matérialistes, ne se sachant pas des êtres spirituels qui, sans Dieu, ne peuvent connaître de bonheur. Nous sommes des parcelles de l'Âme Suprême, Krishna, mais nous L'avons quitté et sommes tombés du monde spirituel dû à notre désir de jouir de l'Univers matériel. A moins de raviver la compréhension de notre position spirituelle et de réintégrer le royaume de Dieu, nous ne serons jamais heureux, comme un poisson hors de l'eau. Nous pouvons élaborer des théories durant plusieurs vies, nous continuerons d'être témons de révolutions successives. L'Histoire se répète. L'ordre ancien change, cède sa place au nouveau.

Syamasundar: Marx croit que la Révolution communiste sera la dernière, car c'est la réponse parfaite à toutes les contradictions sociales.

Srila Prabhupada: Tant que le communisme demeure matérialiste, il ne peut constituer la dernière révolution. Il faut le spiritualiser. Les communistes croient que tout appartient à l'Etat, alors que Dieu en est le véritable Possesseur. Lorsqu'ils parviendront à cette conclusion, le communisme sera parfait. Dans notre Société Internationale pour la Conscience de Krishna, nous pratiquons le parfait communisme spirituel en faisant tout pour Krishna. Nous savons qu'Il est le Bénéficiaire Suprême des fruits de toute action: bhoktāram yājña-tapasāsam (BG 5.29) . La philosophie communiste telle qu'on l'applique aujourd'hui est vague; elle reviendra parfaite lorsqu'on acceptera la conclusion de la Bhagavad-gita: Krishna est le Possesseur Suprême, le Bénéficiaire ultime et l'Ami Suprême de tous les êtres. Maintenant, on se méfie de l'Etat; mais ceux qui reconnaîtront en Krishna leur ami auront parfaitement confiance en Lui, comme Arjuna sur le champ de bataille de Kuruksetra. La grande victoire d'Arjuna et de ses compagnons sur le champ de bataille démontra qu'il avait raison d'avoir confiance en Krishna.


 
yatra yogeśvaraḥ kṛṣṇo
yatra pārtho dhanur-dharaḥ
tatra śrīr vijayo bhūtir
dhruvā nītir matir mama
 
"Où que Se trouve Krishna, le Maître de tous les yogīs, où que se trouve Arjuna, l'archer sublime, là règnent l'opulence, la victoire, la puissance formidable et la moralité. Telle est ma pensée." Bhagavad-gita (18.78)


Si on fait de Krishna le centre de la société, les gens seront en parfaite sécurité et prospérité. Le communisme est le bienvenu, à condition de remplacer le soi-disant Etat par Dieu. Voilà ce qu'on entend par "religion".

 

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