Srila Prabhupada

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Le Karma, une justice infaillible

 

Publié par BBT

Sri Rāmacandra et l'exemple
d'un bon gouvernement




 

 
 


Aujourd'hui est Sri Rama Navami, la fête de l'apparition de Sri Ramacandra. Sri Ramacandra est sans nul doute, en Inde, l'Incarnation de Dieu,  la plus populaire. Si l'on étudie la vie du Seigneur Ramacandra on peut voir qu'Il agissait en roi parfait, son règne fut exemplaire et le couple qu'Il forma avec Sa femme Sita, Sita-Rama, est un couple éternel tel Radha-Krishna.


Les divertissements du Seigneur Suprême sous la forme de Sri Ramacandra et que l'on retrouve dans le fameux récit du Ramayana de Valmiki sont fabuleux et enchantent particulièrement  les dévots du Seigneur. Si j'ai choisi pour cette fête de Ramacandra les extraits suivants du neuvième chant du Srimad-Bhagavatam, chapitre 10 intitulé "Les divertissements de Sri Ramacandra" c'est parce qu'il traite d'une qualité qui caractérise particulièrement cette incarnation du Seigneur c'est celle de  souverain parfait. Un roi  qui rendit les gens de Son peuple particulièrement heureux. Quel était son secret? Comment Son peuple put-il être ainsi si parfaitement comblé et heureux? C'est ce que révèlent les versets 50 à 55 du Srimad -Bhagavatam éclairés par les teneurs et portées de Sa Divine Grâce A.C. Bhaktivedanta Swami Srila Prabhupada. Bonne lecture à tous et toute gloire à Sita-Rama !!!

 



Satisfait de l'attitude de soumission totale de Sri Bharata, son frêre, Sri R
āmacandra accepta alors le trône de l'Etat. Il prit soin de Ses sujets exactement comme le ferait un père, et les citoyens pleinement absorbés dans les devoirs liés à leurs varnas et asramas L'acceptèrent comme leur père.

 

 

Les gens aiment beaucoup le principe du rāma-rājya, et même de nos jours les politiciens forment parfois un parti appelé rāma-rājya (1) , mais malheureusement ils n'obéissent pas à Sri Rama. On dit parfois que les gens veulent le royaume de Dieu sans Dieu. Toutefois, un tel désir ne sera jamais exaucé. Un bon gouvernement ne peut exister que si ses rapports avec les citoyens sont identiques à ceux qui unissaient Sri Ramacandra à Ses sujets. Sri Ramacandra gouvernait Son royaume comme un père prend soin de ses enfants, et les citoyens reconnaissants L'acceptaient comme un père. Ainsi, la relation unissant les citoyens au gouvernement devrait ressembler en tous points à celle qui existe entre le père et le fils. Lorsque dans une famille les fils sont bien éduqués, ils obéissent au père et à la mère, et quand le père possède les qualités requises, il prend bien soin de ses enfants. Comme l'indiquent les mots sva-dharma-niratā varṇāśrama-guṇān-vitāḥ, les gens étaient de bons citoyens parce qu'ils acceptaient l'institution des varnas et des asramas, qui organise la société en quatre varnas - brāhmaṇa, kṣatriya, vaiśya and śudra et en quatre āśramas - brahmacarya, gṛhastha, vānaprastha and sannyāsa. Voilà la véritable civilisation humaine (voir "Qu'est-ce que le varnasrama-dharma?). Les gens doivent être formés d'après les différents devoirs liés au varṇāśrama. Comme le confirme la Bhagavad-gita : cātur-varṇyaḿ mayā sṛṣṭaḿ guṇa-karma-vibhāgaśaḥ - les quatres varnas doivent correspondre aux diverses natures et occupations des hommes (BG 4.13). Le premier principe que doit appliquer un bon gouvernement est d'instituer ce système du varṇāśrama. Varṇāśramācāravatā puruṣeṇa paraḥ pumān viṣṇur ārādhyate (2) . Le but du varṇāśrama est de permettre à tous de devenir des vaisnavas conscient de Dieu. Viṣṇur asya devatā. Ceux qui adorent Sri Visnu en tant que le Seigneur Suprême deviennent des vaisnavas. Les citoyens devraient donc être formés grâce au système des varnas et asramas, comme ils l'étaient durant le règne de Sri Ramacandra, où tout le monde apprenait à suivre les principes du varṇāśrama.

 

Le seul fait de mettre en vigueur des lois et des décrets ne suffit pas à rendre les cioyens obéissants et loyaux. Cela est impossible. Il existe de par le monde entier une multitude d'Etats, d'assemblées légistatives et de parlements, mais les citoyens n'en sont pas moins des truands et des voleurs. On ne peut pas forcer les gens à être de bons citoyens; ils doivent être éduqués. De même qu'il existe des écoles et des universités assurant aux étudiants une formation d'ingénieur chimiste, d'avocat ou de spécialistes dans de nombreux autres domaines de connaissance, il doit y avoir des écoles et des universités pour former les étudiants à devenir des br
āhmaṇas, des kṣatriyas, des vaiśyas, des śudras, des brahmacārīs, des gṛhasthas, des vānaprasthas et des sannyāsīs. Cela fournira la condition préliminaire à toute bonne citoyenneté (varṇāśrama-guṇān-vitāḥ). D'une manière générale, si le roi ou le président est un rājarṣi, les rapports entre les citoyens et le chef du pouvoir exécutif seront clairs et il n'y aura aucun risque de chaos dans l'Etat, car le nombre des escrocs et des malfaiteurs diminuera. Dans le kali-yuga, cependant, le système du varṇāśrama étant négligé, les gens sont généralement corrompus. Dans le système démocratique, ces escrocs soutirent naturellement de l'argent à d'autres escrocs; le chaos règne ainsi dans tous les gouvernements, si bien que personne n'est heureux. Nous avons toutefois ici, avec le règne de Sri Rāmacandra, l'exemple d'un bon gouvernement. Si les gens suivent cet exemple, le monde entier sera bien gouverné.



 
Sri Rāmacandra devint roi au cours du tretā
-yuga, mais parce qu'Il connaissait l'art de bien gouverner , cet âge fur comparable au satya-yuga. Tout le monde vivait dans la religion et le bonheur le plus complet.

 

D'entre les quatre yugas - Satya, Tretā, Dvāpara et Kali - , le pire est le kali-yuga. Pourtant, si l'on rétablit le système du varṇāśrama-dharma, on peut susciter un véritable satya-yuga, même en cet âge de Kali. Tel est le but poursuivi par le Mouvement Hare Krishna, ou Mouvement pour la Conscience de Krishna.



kaler doṣa-nidhe r
ājann
asti hy eko mahān guṇaḥ
kīrtanād eva kṛṣṇasya
mukta-sańgaḥ paraḿ vrajet

 

 

"O roi, bien que le kali-yuga soit un océan de fautes, on y trouve cependant un atout de valeur: il suffit de chanter le mahā-mantra Hare Krishna pour pouvoir s'affranchir des liens matériels et gagner le royaume de la transcendance."

                     (SB 12.3.51)

 


Si les gens prennent part à ce mouvement de sankirtana en chantant Hare Krishna, Hare R
āma, ils seront sans nul doute délivrés de la souillure du kali-yuga et vivront heureux, tout comme les gens du satya-yuga, l'âge d'or. N'importe qui, où qu'il se trouve, peut aisément se joindre au mouvement Hare Krishna; il suffit de chanter le maha-mantra, de suivre les principes régulateurs et de rester à l'écart de la souillure d'une vie de péchés. Même un pécheur qui ne peut pas renoncer immédiatement aux activités coupables sera libéré de celles-ci s'il chante le maha-mantra Hare Krishna avec foi et dévotion, et sa vie sera alors réussie. Paraḿ vijayate śrī-krṣṇa-sańkīrtanam. Voilà la bénédiction de Sri Ramacandra, qui est apparu dans cet âge de Kali en la personne de Sri Gaurasundara. (Chaitanya Mahaprabhu)

 

 

O Maharaja Pariksit, héros de la dynastie Bharata, pendant le règne de Sri Rāmacandra, les forêts, les rivières, les collines et les montagenes, les pays, les septs îles et les sept mers prodiguèrent à tous les êtres vivants ce dont ils avient besoin pour vivre.


Pendant le règne de Sri R
āmacandra, Dieu, la Personne Suprême, toutes les souffrances mentales et physiques -la maladie, la vieillesse, le deuil, les lamentations , le désespoir, la crainte et la fatigue - étaient totalement absentes. Même la mort disparut pour ceux qui ne la désiraient pas.



Les hommes bénéficiaient de tous ces avantages grâce à la présence de Sri R
āmacandra en tant que roi du monde entier. Une situation semblable pourrait être instaurée immédiatement, même dans cet âge de Kali, le pire de tout. kali-kāle nāma-rūpe kṛṣṇa-avatāra (3) : Krishna descend dans l'âge de Kali sous la forme de Son Saint Nom, Hare Krishna, Hare Rāma. Si nous chantons le maha-mantra sans commettre d'offenses, Rāma et Krishna sont encore présents dans cet âge. Le royaume de Rāma fut extrèmement populaire et bénéfique, et la propagation de ce mouvement Hare Krishna peut provoquer immédiatement une situation semblable, même dans ce kali-yuga.

 

Sri Rāmacandra fit le voeu de ne prendre qu'une seule épouse et de n'avoir de relation avec aucune autre femme. Ce fut un roi saint, qui n'avait en Lui que des qualités, sans la moindre trace de sentimens impurs comme la colère. Il enseigna la bonne conduite à tous, particulièrement aux grhasthas, aux personnes mariées dans le cadre du varṇāśrama-dharma. Il éduqua ainsi la masse des gens par Son propre exemple.

 

Sri Rāmacandra, en ne prenant qu'une seule épouse (Eka-patnī-vrata), montra un exemple des plus édifiants. Un homme ne devrait pas avoir plus d'une femme. A cette époque, bien entendu, il n'en allait pas ainsi; même le père de Sri Rāmacandra avait plusieurs épouses. Mais Sri Rāmacandra, en tant que roi idéal, ne S'unit qu'à mère Sītā

. Lorsque Celle-ci fut enlevée par Rāvana et les Rāksasas, Sri Rāmacandra, étant Dieu, la Personne Suprême, aurait pu épouser des centaines et des milliers de Sītās, mais afin de montrer combien Il était fidèle à Son épouse, Il combatit Rāvana jusqu'à le tuer. Le Seigneur punit Rāvana et délivra Son épouse pour apprendre aux hommes à n'avoir qu'une seule femme. Vivant donc avec une épouse unique et faisant preuve d'une nature sublime, Sri Rāmacandra montra l'exemple aux hommes mariés. Etre chef de famille ou vivre avec une femme et des enfants n'est jamais condamné, à condition de vivre selon les principes régulateurs du varṇāśrama-dharma. Ceux qui vivent en accord avec ces principes, qu'ils soient dans la vie familiale, brahmacārīs ou vānaprasthas, ont tous autant de valeur.

 

Mère Sītā était trés soumise, fidèle, timide et chaste, et elle comprenait toujours l'état d'âme de son époux. Grâce à son caractère, son amour et son service, elle conquit le coeur du Seigneur.



Tout comme Sri R
āmacandra représente l'époux idéal (eka-patnī-vrata), mère Sītā fut la femme parfaite. Une telle combinaison rend la vie de famille trés heureuse. Yad yad ācarati śreṣṭhas tat tad evetaro janaḥ: quel que soit l'exemple que donne un grand homme, la masse des gens le suit (Bhagavad-Gita 3.21) . Si les rois, les dirigeants et les brāhmanas, ou précepteurs, faisaient eux-mêmes valoir les exemples que nous donne la littérature védique, le monde entier serait un paradis; en fait, toute condition infernale disparaîtrait du monde matériel.

                      
                                   Jaya Sita Rama !!!

 

 

(1) allusion faite ici à un parti politique traditionnel hindou fondé en 1948 par Swami Karpatri qui utilisa l'extraordiare notoriété du Ramayana, qui relate les Divertissements de Sri Ramacandra et Son règne parfait sur la population mais, comme le précise Srila Prabhupada, sans suivre pour autant les principes spirituels établis par Sri Ramacandra.


(2) verset du Visnu Purana 3.8.9 " L'homme adore Dieu, la Personne Suprême, Sri Visnu, en s'acquittant correctement des devoirs qui lui sont prescrits dans le cadre de l'institution du varnasrama-dharma. Il n'existe pas d'autres manière de satisfaire Dieu, la Personne Suprême. On doit se placer au sein de l'institution des quatres varnas et asramas."

 

(3) Première ligne du verset kali-kāle nāma-rūpe.... provenant du Chaitanya-caritamrta ( Adi-lila, 17.22)

"En cet âge de Kali, Sri Krishna Se manifeste sous la forme de Son saint nom, le maha-mantra Hare Krishna."

 

 

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