Srila Prabhupada

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Amour, sexe et illusion

Le Karma, une justice infaillible

 

Publié par Jagadananda

Ma vie dans le Mouvement
pour la Conscience de Krishna

- l'Iskcon


Deuxième Partie


par Jagadānanda dāsa


suite de la Première Partie


Les temples de Londres
  

et le Manoir Bhaktivedanta  



Je devais demeurer en sankirtana voyageant, en alternance avec des séjours à la Nouvelle Mayapura, jusqu'à la disparition de mon maître spirituel, Srila Prabhupada, en novembre 1977. Tout de suite après, je décidais de quitter la France et d'aller vivre en Inde, mais finalement, sur le conseil d'un ami dévot français qui était trés enthousiaste vis-à-vis d'Iskcon-Angleterre, je décidais de m'y rendre.

 Au début, sur l'insistance d'Hare Krishnadasa, le président du temple de Bury Place, je vécus au temple de Radha Londonisvara de Londres où j'étais pujari et habillais les Murtis.


Les Murtis de Radha Londonisvara sont vraiment uniques dans le Mouvement comme l'a souligné Srila Prabhupada, et il y a un divertissement de Krishna bien particulier qui est relié à leur venue dans le temple de Bury Place en décembre 1969 (1) La chef pujari était Lilasakti qui dédia de longues années à leur service. Je me rappelle d'un dévot d'origine italienne, Dhenupalaka, marié, avec des enfants, dont le service était de s'occuper exclusivement de Radha Londonisvara, les habillant matin et soir, et offrant aussi l'aratika et le prasadam. Son tempérament était celui d'un italien, expansif et chaleureux, et il disait souvent "qu'il était en amour avec Londonisvara " et qu'il voulait devenir une gopi dans sa prochaine vie. Je reçus la miséricorde de Dhenupalaka car, alors que quelques temps après j'avais déménagé pour vivre au Manoir Bhaktivedanta, chaque fois qu'il venait Dhenupalaka m'apportait des présents trés sacrés: les cotons imbibés de santal et d'eau de rose et parsemés de feuilles de Tulasi, qui avaient essuyés les Pieds-pareil-au-lotus de Radha-Londonisvara. J'humais avec grande satisfaction ces cotons divins et me mettais du sental sur le front, tout en le remerçiant chaleureusement . Malheureusement, Dhenupalaka prabhu, quelques années plus tard devait quitter son corps, emporté par une grave maladie.

 Le temple de Bury Place était unique à cette époque car c'était le temple au monde où le Mouvement faisait le plus de dévots. Je me trouvais chanceux de pouvoir en être un témoin directe (à défaut d'être un des prédicateurs car je ne maîtrisais pas assez la langue anglaise pour cela). Le programme des bhaktas était trés au point, sous la direction de deux dévots: Vipramukya et Danavira prabhus. Les personnes qui devenaient bhaktas à Londres, résidaient ensuite au Bhaktivedanta Manor où elles pouvaient suivre un programme d'instruction, de formation et de pratique à la conscience de Krishna, exceptionnel.

  Après quelques temps, après avoir déménagé  au temple actuel de Soho street dans le coeur de Londres, trouvant l'atmosphère de la ville trop oppressante, et le temple trop exigu, je me rendis au Bhaktivedanta Manor (2) .

Le Bhaktivedanta Manor fut pour moi un lieu exceptionnel où je connus beaucoup de satisfaction dans la conscience de Krishna. C'est un lieu formidable à plusieurs titres. D'abord les murtis de Radha-Gokulananda,  installées en 1973  par Srila Prabhupada sont  flamboyantes.  Le Manoir est dans le mouvement un lieu d'effervescence spirituelle. En tout cas, à l'époque où j'eus la chance de m'y trouver, il s'y passait constamment quelque chose . Il y avait la visite régulière des dévots ainés, avancés, de l'Iskcon, et nous pouvions jouir régulièrement de classes matinales sur le Srimad-Bhagavatam passionnantes et revigorantes. Le temple recevait la visite de la communauté indienne importante de Londres et des environs. Et ainsi le temple était rarement vide. Le prasadam aussi était "first class" et la salle de prasadam, elle aussi était rarement vide. Et puis il y avait les Kirtanas !! Et, à ce propos, j'eus la chance unique d'être présent quand Sa grâce Vaiyasaki revint du Bengale et nous donna l'exclusivité d'un "nouveau genre" de bhajan; ceux du Bengale. C'est là que pour la première fois les dévots découvrir le fameux "jaya govinda, jaya gopala"
     et le chant du maha-mantra chanté sur de nouvelles et merveilleuses mélodies. Vaiyasaki prabhu avec ses kirtanas mit littéralement le feux au temple. Des hauts parleurs étant placés un peu partout, dès que quelqu'un chantait dans le temple nous l'entendions à travers tout le manoir. C'est ainsi que je découvris la première fois Vaiyasaki. Je me trouvais dans la cuisine, quand j'entendis "jaya Govinda, jaya Gopala kesava madhava dina doyal" ( 3 voir traduction) , je me précipitais vers le temple pour aperçevoir le nouveau chanteur Indien bengali qui chantait ce bhajan extatique, et qu'elle ne fut pas ma surprise de découvrir qu'en faite d'Indien bengali....c'était un blanc Canadien natif de Londres, qui chantait!

Vaiyasaki prabhu, qui était musicien avant de connaître les dévots, venait tout juste de revenir du Bengladesh, où il avait passé trois années à s'imprégner du style particulier de bhajans propre à cette région. Je vivais, à travers ces kirtanas de Vaiyasaki, une période unique, c'était une véritable révolution au niveau du kirtan dans l'Iskcon. Même au niveau de la danse dans le temple, Vaiyasaki nous fit danser beaucoup plus qu'avant. Alors que la majorité des dévots accueillirent avec joie et excitation, ces innovations, d'autres plus "conservateurs" hésitèrent et furent plus critiques. Il faut dire que jusque là, les dévots de l'Iskcon, dansaient sur le "Swami Step" (4) et souvent aussi, alors que le kirtana montait en intensité, ils se mettaient à sauter en l'air, mais à part cela nos kirtanas n'étaient pas aussi expansifs. Vaiyasaki, apporta plus d'intensité aux kirtanas, mais cela sans que ce soit sahajiya pour autant, ce que craignaient certains dévots mentionnés précédemment.

Personnellement, j'avoue que je ne me posai pas trop de questions et préférai m'abandonner plutôt au climat d'effervescence général que cela créait dans le temple. Ce fut merveilleux car cela intensifia mon sravanam/kirtanam, l'écoute et le chant, les deux éléments les plus essentiels parmi les neuf constituants du service de dévotion.

Il y eut pour moi aussi au Manoir, une autre raison d'être heureux : c'est là que j'appris les secrets de l'art culinaire indien. Et pourtant lorsque le commandant du temple, une perle entre les dévots, Rukmini Ramana, me demanda, avec sa gentillesse coutumière et son flegme tout britanique, si je pouvais laisser mon occupation de jardinier (5) , et apprendre plutôt à cuisiner, je ne fus pas chaud.

Mais Rukmini Ramana était un commandant de temple assez extraordinaire car il avait le don de susciter le désir, - plutôt que d'imposer - de servir Krishna chez le dévot qu'il approchait. Ses "armes" étaient la douceur, l'écoute, la patience mais aussi les bons arguments et la détermination. Ainsi, il finissait souvent par obtenir ce qu'il désirait car ses arguments conscients de Krishna, donnaient l'envie de servir, d'autant plus que de lui émanait une grande tendresse. Et dans ce cas il eut un argument de poids : il manquait, disait-il, des dévots pour cuisiner les six offrandes quotidiennes aux murtis du temple.

Nous étions toute une colonie de francais qui avait fuit "la zone de Bhagavan" (6) et pris refuge de l'Angleterre. Nous étions beaucoup plus épanouis et heureux au manoir Bhaktivedanta et parmi ces français, dans la logique des choses, beaucoup se retrouvèrent aussi cuisiniers.

 J'assistais tous les matins dans un temple rempli de dévots, au mangala aratika, à 4h.30, Mais je ne pouvais pas en général assister à tout le programme spirituel du matin (7) car j'aidais, pendant quelques heures, à cuisiner le prasadam des dévots.

Etant un peu solitaire de nature, je ne pouvais m'accommoder de vivre en communauté en permanence, bien que par ailleurs elle me fût aussi indispensable et bénéfique, et ainsi, ayant toujours eu grand besoin de me ressourcer dans la solitude et la méditation (sur Krishna), "je m'échappais" tous les jours en fin de matinée, du cadre un peu trop fébrile de la communauté, pour aller rejoindre la belle campagne anglaise avoisinante.

Là, je pouvais finir de chanter paisiblement mon japa, et étudier le Srimad Bhagavatam, chanter tout seul le guru-puja en m'accompagnant de petites karatals, devant un cadre contenant la photo de Srila Prabhupada (8) , sans oublier de prendre un peu de repos (car nous nous levions chaque matin à 3h 30) et tout cela... dans la nature. Le soir, je revenais pour cuisiner pour les Murtis de Radha Gokulananda, Gaura Nitaï, et Jagannatha, Baladeva et Subhadra.

Ma vie à ce moment là était trés paisible, régulière et libre de toute anxiété ...jusqu'à ce qu'un jour le désir de me marier survienne. Dans le Mouvement quand un dévot désire se marier il ne va pas faire sa cour, de sa propre initiative, à telle ou telle dévote, non! Il passe par une des autorités du temple, souvent le président du temple, et lui fait part alors de son désir de changer d'asrama. Ainsi, cette démarche permet d'éviter, d'une part tout sexe illicite, et d'autre part toute précipitation indue. Dans mon cas ce n'est pas moi qui avait approché le président du temple mais ma futur femme. Un jour, un dévot me rapporta que Jayatirtha, à l'époque le GBC, guru et dirigeant d' Iskcon-Angleterre, avait suggéré, face à la demande de sa disciple (ma futur femme) me concernant , que nous pourrions peut être envisager un mariage et que le fait d'être tous les deux français était un atout.

 C'était une simple suggestion de sa part, mais il est fou parfois comme le mental a vite fait de prendre ses désirs pour une réalité ! C'est une des influences prépondérantes de  mā, l'énergie d'illusion du Seigneur. En effet, prenant la suggestion du  principal leader pour argent comptant et mon attente personnelle étant vive, je devins persuadé que c'était ce que je devais faire.

Et comme il était prévisible, m'étant donc évertué à occulter la réalité de la situation, mon mariage fut un désastre. Nous n'allions pas du tout ensemble et ma femme était de nature plutôt acariâtre, autoritaire et perpétuellement insatisfaite. Elle manifesta trés vite, son insatisfaction de rester au manoir et son désir d'avoir plus de confort. Il est vrai qu'au manoir les batîments étaient assez exigus et en nombres restreints, et pour les gens mariés cela pouvait causer un problème. La plupart ainsi habitaient hors de la propriété du manoir.  Et c'est ainsi qu'avant peu, nous nous envolions pour les Etats-Unis, à Détroit plus précisément, au centre trés opulent de la Villa Fisher que possèdent les dévots et qui attire beaucoup de visiteurs (9) . Nous restiions dans une maison avoisinante, cette fois spacieuse et typiquement américaine .

Je ne restai pas longtemps à Détroit, car là aussi, bien que dans un premier temps tout sembla bien se passer, soudainement, ma femme voulu s'en aller. Cette fois, sembla-t'il, ce fut à cause de difficultés relationnelles avec certains dévots, et elle voulut partir pour.... le Québec (10) . A contre coeur je me résolus donc à quitter le temple de Detroit pour le Canada français. Au Québec débuta pour moi une des plus belles pages de mon histoire dans le Mouvement pour la Conscience de Krishna (après celle du Manoir Bhaktivedanta), celle du temple de Radha Manohara de Montréal.

En arrivant à Montréal pour la première fois en 1980, je ne me doutais pas combien ce temple de Radha Manohara tiendrait une si grande place dans ma vie. Je devais y rester, - avec toutefois quelques allers-retours en France, un séjour de six mois en Afrique, et un séjour de quelques mois en Inde -, durant 13 années en tout.

A Montréal, je fis différents services dont bien sûr, pujaris et cuisinier mais aussi, pour mon plus grand plaisir, le temple de Montréal me donna beaucoup plus l'opportunité qu'en Angleterre et aux Etats-Unis, de prêcher, car j'y retrouvais ma langue natale, le français.
 

J'enseignais souvent la Bhagavad-gita (selon l'anglicisme courant dans l'Iskcon, on dirait plus exactement que "je donnais des classes"), notamment pendant le programme du dimanche, auxquelles je prenais grand plaisir. A un moment donné, nous formions un duo en Harinama-sankirtana avec Nara-Narayana, un dévot québécois. Nous chantions et exposions aussi sur la rue Ste Catherine de Montréal, la rue principale,   un   petit   diorama de la réincarnation (voir ci-contre) , tout en distribuant des livres, et en expliquant aux gens le principe de la réincarnation. Ce diorama illustre un verset célèbre de la Bhagavad-gita (BG 2.13) . A la suite de cette prédication dans les rues de Montréal quelques personnes joignirent le temple et devinrent dévots.

 Puis un jour, l'idée me vint de proposer, à une télévision locale de Montréal, un projet de séries télévisées intitulé "L'Inde millénaire". Le concept du programme était trés simple . Je proposais de faire connaître la spiritualité indienne à travers différents thèmes correspondant chacun à une émission particulière. C'est thèmes étaient trés spécifiques à la spiritualité indienne tels le karma et la réincarnation, le végétarisme, le yoga, le maître spirituel, les Vedas, etc.... Je développais ces thèmes au cours d'une série d'une dizaine d'émissions, prenant la forme  d'un échange de questions/ réponses avec un autre dévot.
 

Je fus trés heureux car le projet fut accepté mais je me rendis compte rapidement, dès l'enregistrement de la première émission, que ma présentation de la spiritualité indienne perturbait le réalisateur. En effet, lorsqu'il entendit que nous prononçions plusieurs fois le nom de Krishna, il se montra hostile. Il demanda "que je parle moins de Krishna". "Mais comment-puis-je parler moins de Krishna" lui répondis-je, " quand la place qu'Il tient dans la Bhagavad-gita par exemple, l'Ecriture centrale de la spiritualité indienne est si prépondérante?" . Il ne put que reconnaître que cela était un fait. Mais au fur et à mesure que nous enregistrions les émissions, il devint de plus en plus perturbé. La tension atteignit son paroxysme lorsque j'exposais le fait que la spiritualité indienne, contrairement à la présentation qui en est généralement faite, n'est pas d'essence impersonnaliste, mais au contraire profondément personnaliste. Ainsi selon la Bhagavad-gita, l'essence des Vedas, Dieu n'est pas présenté sous la forme d'une simple énergie impersonnelle (bien que cela corresponde également à l'un de Ses trois aspects) mais bel et bien en tant que Personne; Dieu, la Personne Suprême , Krishna (Bhagavad-Gita 10.8) . Ainsi, lorsque l'on étudie les vedas sérieusement, conformément à l'autorité des acharyas, des maîtres spirituels appartenant à une lignée authentique, la parampara, on se rend compte qu'elles établissent clairement l'autorité de Dieu, la Personne Suprême comme la Source de tout ce qui est (param brahman voir Bhagavad-gita 10.12/13 ). Krishna sous Sa forme de Visnu crée, maintient, mais aussi résorbe toute l'entière création matérielle. A la fin de l'émission je crus qu'il allait nous censurer mais finalement, il se consola en pensant qu'il ne nous resta plus que quelques émissions à faire. (11)

   

                  SUITE....Ma vie dans le mouvement....




(1)

Les divertissements de Radha-London-isvara sont contés dans " Prabhupada: la vie et l'oeuvre du fondateur du Mouvement Hare Krishna" des Editions BBT, un condensé du Prabhupada-Lilamrta. Là il est relaté comment Srila Prabhupada a "enlevé" Radha- Krishna pour les emmener au temple de Bury Place afin qu'Ils y soient installés le 14 décembre 1969 et, ensuite, les a sauvé pendant la cérémonie de l'installation, alors que la structure de l'autel s'écroulait . Tout cela est conté au chapitre quatre de ce livre en francais, p 201.

 

(2) Le manoir bhaktivedanta est un manoir près de Londres que George Harrison des Beatles a offert aux dévots de Krishna . Il est trés populaire, et régulièrement fréquenté par la communauté hindoue d'angleterre, qui viennent jusqu'à 70 000 personnes chaque année, fin août / début septembre, pour célébrer le Janmastami, l'apparition de Krishna.


(3) jaya govinda, jaya gopala : Gloire à Govinda, - la source de plaisir des sens -, Gloire à Gopala, - le protecteur des vaches -, Gloire à Kesava, - qui a de doux, fins et longs cheveux -, Gloire à Madhava, -le mari de la déesse de la fortune -, Tu es si miséricordieux envers les plus déchus! .


(4) Le Swami Step (le pas du Swami) était appelé ainsi en référence au pas de danse que Prabhupada (appelé Swami ou Swamiji, au tout début du mouvement) avait enseigné au dévot. Il s'agit d'une façon de danser des plus simple. On se balance de gauche à droite, en envoyant en alternance, le pied droit vers la gauche, et le pied gauche vers la droite.


(5) Si j'avais choisi tout de suite en arrivant, de faire du jardinage, c'était pour deux raisons: un ami-dévot de France, Sahasra Murdana m'avait invité à le rejoindre dans ce service, et j'étais aussi trop content, après avoir connu l'atmosphère confiné de la ville de pouvoir être au grand air.


(6) Bhagavan (William Ehrlichmann) était un américain d'origine allemande, qui comme je l'ai déjà raconté (Bon anniversaire l'Iskcon n°2 ) était à cette époque le leader de la zone de l'Europe du sud, dont la France. Autoritaire, manipulateur, et ambitieux il avait pas mal "grillé" (c'est le terme spécifique qu'emploient les dévots) de dévots qui servaient sous son autorité. Srila Prabhupada, lui avait demandé de partir face à la grogne que son leadership suscitait chez de nombreux dévots (une pétition signés par de nombreux dévots et réclamant le départ de Bhagavan était parvenu à Prabhupada) mais il avait finalement décidé de lui donner une nouvelle chance car Bhagavan avait fait profil bas. Mais, bien sûr, les années après la disparition de Prabhupada, alors qu'il était devenu un guru important du mouvement, affublé du titre prestigieux de Srila Bhagavan Gosvami Gurudeva, ses vieux démons reprirent de plus belle. Ainsi, dès les années 70 , pour certains dévots, il devint irrespirable de vivre sous son autorité . C'est ainsi que beaucoup de dévots français, Italiens et d'autres pays vivant sous son autorité, prirent refuge d'Iskcon-Angleterre où ils étaient beaucoup plus libres et heureux.


(7) Le programme spirituel matinal dans les temples de l'Iskcon, tel qu'institué par notre Fondateur et maître spirituel Srila Prabhupada comprend : généralement à 4h 30 le matin, le mangala aratika, puis tout de suite après, le tulasi aratika (Offrandes de prières chantées et divers articles à Tulasi), une période de japa, le guru puja (Offrande de prières chantés et divers articles au maître spirituel), l'ouverture des rideaux et accueil des Murtis du temple dans leurs nouveaux habits ( Avec simultanément la chanson "Govindam" ) suivit par un kirtana, classe du Srimad-Bhagavatam et enfin, le prasadam est servit aux dévots.Il peut y avoir des quelques variantes selon les temples mais le programme de base demeure le même.


(8) " Chanter le guru-puja dans la nature." Un jour que je chantais avec mes petites karatals le guru-puja dans un bosquet près du Manoir, un paysan anglais qui travaillait proche de là dans les champs, attiré par le bruit, vint me voir. Nos regards se croisèrent pendant quelques secondes, alors que j'interrompais brusquement mon bhajan et que celui-ci restait figé sur place. Nul doute qu'il me prit à cet instant, pour quelqu'un de trés étrange!


((9) voir l'histoire exceptionnelle de l'acquisition de cette maison-palace par Srila Prabhupada, accompagné d'Ambarisa dasa, son disciple, petit-fils de Henri Ford, le célèbre fabricant automobile, dans le Prabhupada-lilamrta de Satsvarupa Maharaja, dont il existe en français une version condensée "Prabhupada: la vie et l'oeuvre ...." Edit: BBT. L'histoire est relatée au chapitre 7, p 347 à 351.



(10) Une fois au Québec, après quelques temps elle voulut repartir pour la France et de là, pour l'Inde d'où elle désira partir pour ...l'Ile Maurice et finalement je me retrouvis... au Kenya mais sans elle ! Hormis le côté un peu ennuyeux que génére une situation instable, causée par une femme insatisfaite, le point positif fut que je pus me rendre dans différents endroits de l'Iskcon et mesurer la grande impacte internationale du Mouvement. Je fus impressionner de constater qu'en Inde, sur le continent américain, aussi bien qu'en Afrique, (et bien sûr en Europe d'où je viens) le Mouvement de Prabhupada était constitué de nombreux dévots sincères et dévoués et cela me marqua pour la suite de mon existence. Je me rendis, par exemple en Inde et visitai des lieus qui sont trés chers aux dévots de Krishna (Vrndavana, Dwarka ) . Après l'Inde, ce fut le Kenya où je passai six mois extraordinaires car je partis précher en camionnette, avec un dévot éthiopien Bankabihari, pour une épopée unique à travers le Kenya. Nous distribuions des pamphlets, du prasadam et chantions avec les africains le maha-mantra Hare Krishna. Je me rappelle encore des mamas africaines qui se trémoussaient au rythme de nos mrdangas et au chant d'Hare Krsna ,et des enfants africains qui se précipitaient sur nous pour s'arracher les pamphlets en swahili que nous leur tendions. Là à un moment donné alors que nous chantions un kirtana, dans un village avec Bankabihari , je fis le temps d'un flash, une véritable expérience mystique : alors que nous chantions un retentissant " Nitaï Gaura Hari Bolo !!!" tout en sautant en l'air, les mamas africaines qui étaient là et qui étaient particulièrement enthousiastes, sautèrent en même temps que nous, les bras levés, et j'eus, le temps d'un flash, la sensation trés forte et extrémement exaltante que nous les emmenions toutes, grâce au chant des Saints Noms et à la miséricorde de Nitaï Gaura, dans le monde spirituel.


(11) Ce qui irrita particulièrement le réalisateur est le fait que nous disions que dans les Vedas, les Ecritures traditionnelles indiennes, et plus particulièrement la Bhagavad-gita, Krishna, déclarait être Dieu, la Personne Suprême (Bhagavad-gita 15.15) . Et bien que je m'obstinai à lui démontrer, et qu'il le reconnu lui-même, qu'à travers toute la culture indienne (la musique, l'art, la danse, la littérature,...) Krishna était omniprésent, il affirma, cependant, que ma présentation se focalisait trop sur Krishna.

La Bhagavad-gita, au 16 ème chapitre, parle de l'existence de deux sortes de natures en ce monde matériel: "La nature divine et la nature démoniaque" . Ceux qui sont de nature démoniaque, et malheureusement ils sont nombreux dans l'âge de Kali, ne peuvent supporter que l'on mette en avant la supériorité de Krishna. (Bhagavad-gita 9.11) Notre réalisateur était profondément athée et envieux de Dieu, et le fait que nous présentions Krishna comme Dieu, le perturba profondément.

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adlan 16/05/2016 17:06

Salut!
Je ne vous ai pas bien compris. Vous vous voulez reverancieux serviteurs et adorateurs de Krishna qui est Dieu. A quoi vous servent ses statues et statuettes? Qui est cette indoue? Derait-elle sa femme? Pourquoi ne pas adorer, comme il sierait mieux a votre couleur, un Dieu en trois? Ou trois Dieux en un? Un papa un fils et un esprit? Et la mere de Dieu? Et le mari de la mere de Dieu!!
Et sa divine personne indoue est elle de Dieu? Une incarnation? Un attribut? Ou Dieu agit-il par lui?
Je n'ai connu a ce jour de monoteisme pur intact, immacule et d'adoration de respect de soumission a Dieu ou comme vous dites Krishna et uniquement a Lui que dans l'Islam.
Je vous le dit en verite soyez cannibales sanguinaire et monoteistes purs vous valera mieux aupres de Krishna ke de Le representer avec une pute!!!
Avez vous lu le Coran?? Dans les ecritures indiennes temoignent par ailleurs?? Avez vous entendu parler du serviteur prophete messager adorateur et esclave de Dieu dont vos ecritures (la partie revelee, les vedtiges de votre ancienne revelation, pas les autres parties impies) temoignent egalement et avec force et sans equivoque??
Krshna ou Dieu nous guide a Sa voix et a Son agremrnt. Amene