Srila Prabhupada

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Amour, sexe et illusion

Le Karma, une justice infaillible

 

Publié par Jagadananda das

Quelle jolie femme !
Je n'ai pas perdu ma journée!




L'histoire suivante est une histoire vraie. Elle montre, encore une fois, combien les karmis (matérialistes) sont stupides, privés de réelle intelligence et menés par leurs sens incontrôlés.

 Cette histoire est arrivée à un acteur de théatre. Ce comédien racontait, pour illustrer le fait qu'il ne faut pas se fier aux apparences, qu'une fois après un spectacle, il s'était fait aborder par un monsieur qui avait bon allure et s'exprimait avec aisance et élégance.

Ce monsieur disait travailler au service d'un riche sultan, qui après avoir assisté à une représentation du comédien et le trouvant excellent, désirait qu'il se rende dans ses appartements du XVIème à Paris, afin d'y donner une représentation privée, pour lui et ses amis.

Le comédien fut immédiatement tenté par la proposition, car le sultan lui proposait une généreuse rémunération.

Il se rendit le jour donné, à l'endroit indiqué, mais en fait de riche sultan il se trouva face à face avec de dangereux malfrats qui le menacèrent, qui l'un d'un pistolet sur la tempe, qui l'autre d'un couteau sous la gorge. Ils lui sommèrent de vider ses poches et son sac, le délestant de tout de son argent, de sa carte de crédit, des clefs de sa voiture...

Complètement dépouillé et profondément choqué, le comédien, peu après se rendit tremblant au commissariat du quartier. Et c'est là qu'est exposée toute sa stupidité, car il avoua, fier et satisfait de lui, que lorsqu'il avait été acceuilli en ce lieu par une jolie secrétaire, "aux jolies jambes et aux formes généreuses", avec un souriant "si vous voulez bien patienter, s'il vous plaît, je vais chercher Mr le Commissaire", avoir pensé tout ragaillardi: "Quelle jolie femme ! Je n'ai vraiment pas perdu ma journée!"

 

Commentaires:


Notre existence dans le monde de la matière est jonchée d'embûches et de difficultés. Il faut travailler dur pour assurer sa subsistance et lorsqu'après tous ces efforts l'on parvient enfin à obtenir un certain confort (relatif), on n'est pas à l'abri d'escrocs sans scrupules. Dans cette histoire ils revêtent la forme de petits escrocs qui n'hésitent pas à s'attaquer au comédien, , directement et physiquement, et à le dépouiller sans plus de façon. Mais des fois aussi, ils avancent masqués, proposant leurs services sous des désignations trompeuses d' homme d'affaires, conseillers financiers, conseillers en investissements.... Ces hommes sans scrupules savent obtenir la confiance de leurs futures victimes grâce à leurs apparences rassurantes et leurs belles promesses. Après quelques temps, ces beaux parleurs, remplis d'avidité, réussissent à dépouiller certaines personnes, dont souvent des personnes âgées, de leur argent et de leurs biens.

Mais ce qui est curieux et pathétique est le fait que malgré tous les nombreux dangers, revers et déboires, qu'elle rencontre dans sa vie, l'âme conditionnée ne développe pas vraiment de détachement (vairagya) par rapport au monde matériel. Elle ne tire pas vraiment les leçons qui s'imposent, car son intelligence et son coeur sont recouverts par māyā, l'énergie d'illusion du Seigneur. Ainsi, liés par maints attachements en ce monde, l'âme conditionnée, même alors qu'un dévot du Seigneur l'approche pour l'informer de la réalité tragique de l'existence en ce monde, considère qu'il n'y a pas lieu de renoncer à son mode de vie matérialiste et de s'enquérir de Dieu, Krishna, la Personne Souveraine.

Dominée par l'illusion (māyā) , elle considère qu'il existe dans ce monde matériel, malgré des revers évidents et répétés, de nombreuses possibilités encore de jouir et de profiter de l'existence. Même si quelque fois, à la suite d'une épreuve particulièrement éprouvante, elle manifeste sa lassitude et le désir d'échapper, pour de bon, à l'existence matérielle, au fond d'elle-même, son illusion persiste. Elle continue toujours à considérer que ce monde matériel après tout "n'est pas si mal" et que tout simplement "elle a manqué de chance". Elle ne réalise jamais dans son illusion, que chance ou pas, par nature ce monde matériel est jonché d'embuches et de difficultés inévitables, innombrables et insurmontables. Ce que garantit Krishna, le Seigneur Suprême, Lui-même, dans la Bhagavad-gita: "Toutes les planètes de l'univers, de la plus évoluée à la plus basse, sont lieux de souffrance, où se succèdent la naissance et la mort."(Bg 8.16) Autrement dit, par nature ce monde matériel est un monde de difficultés et de malheurs. Tout comme il serait vain de souhaiter naviguer sur une mer sans vagues et sans tempêtes, il est aussi vain de souhaiter un monde sans problèmes et sans difficultés.

Et parmi ces nombreuses opportunités de jouir de l'existence, pour un karmi, une jeune et jolie femme, représente la meilleur d'entre toutes. Que ce soit en la contemplant, en lui parlant, que dire d'avoir une rencontre intime avec elle, le karmi est toujours partant pour la vie sexuelle.

Son intelligence moindre ne lui permet pas de réaliser que, si en échange de tant de labeurs, de difficultés, de malheurs, au sein de ce monde, son unique plaisir reste la compagnie des femmes et la possibilité de relations sexuelles avec elles, alors il serait peut être mieux pour lui de renoncer à cette poursuite illusoire :


" Mes chers amis, fils d'asuras, il est certain que jamais et nulle part un homme ignorant tout de Dieu, la Personne Suprême, n'a pu s'affranchir de la servitude de la matière. Au contraire, les gens qui sont dans ce cas restent prisonniers des lois matérielles. Ils nourrissent un attachement profond pour les plaisirs des sens, et la femme est au centre de leur existence; en fait, ce sont de véritables jouets entre les mains des femmes séduisantes."

Srimad-Bhagavatam (7.6.17)

Le matérialiste, véritable jouet entre les mains de l'énergie illusoire, demeure incapable de se détacher de la beauté charnelle des femmes pour se tourner plutôt vers la beauté authentique, transcendantale et éternelle de Dieu, Krishna, le Seigneur Suprême, et de Radha, Sa puissance de félicité:

 "La différence entre les asuras (êtres démoniaques) et les devas (êtres divins) réside dans le fait qu'une beauté peut facilement attirer le mental des asuras, lorsqu'elle ne peut captiver l'esprit d'un être divin. C'est que l'être divin possède la connaissance, alors que l'être démoniaque baigne dans l'ignorance. Comme un enfant attiré par une jolie poupée, l'asura, dont l'intelligence est moindre et enveloppée d'ignorance, se laisse attirer par la beauté matérielle et les plaisirs de la chair. L'être divin, pour sa part, sait que cet objet d'attraction, joliment vêtu et paré, avec des seins relevés et des hanches arrondies, un nez délicat et un teint agréable, est maya. Tous les charmes que peut offrir une femme ne sont après tout qu'une combinaison de chair et de sang. Sri Sankaracarya a conseillé de ne pas se laisser distraire par ces appâts charnels, et de se tourner plutôt vers la vraie beauté, inhérente à la vie spirituelle. Cette beauté véritable se trouve manifestée en Radha et Krsna. Ainsi, quiconque est attiré par la beauté de Radha et Krsna ne peut plus être captivé par la beauté illusoire du monde matériel. Voilà donc ce qui distingue l'asura de l'être divin, du bhakta."

                        Srimad Bhagavatam (3.20.31)

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