Srila Prabhupada

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Amour, sexe et illusion

Le Karma, une justice infaillible

 

Publié par Madhavendra Puri dasa

En souvenir de 
Sadaputa dasa adhikari




Nous avons récemment appris le décès de Sadaputa  dasa (Richard L Thompson), emporté par une crise cardiaque. Il était né en 1947 dans la région de New York ; c'était un disciple de AC Bhaktivedanta swami Prabhupada.


Le fondateur du mouvement Hare Krishna avait mandaté un certain nombre de ses étudiants, dotés de diplômes universitaires pour présenter les conclusions de la théologie vaishnava dans le milieu scientifique en utilisant le langage (on pourrait aussi dire "jargon), avec lesquels ils sont familiers. Dans ce but, fut établi le Bhaktivedanta Institute.


Sadaputa étant diplômé en mathématiques, en fut un des membres fondateurs. Pendant des années, il a travaillé d'arrache-pied pour accomplir cette mission et a publié de nombreux livres et articles. Il a notamment publié avec son collègue Drutakarma dasa (Michael Cremo) «  Forbiden archeology » qui a eu un grand retentissement a travers le monde. Il en existe une version française: " L'histoire secrète de l'espèce humaine" publiée aux éditions du Rocher.


Personnellement, j’ai été attristé par la disparition de Sadaputa dasa, dans la mesure où j’appréciais beaucoup sa manière extrêmement intelligente et systématique de présenter le point de vue védique. D'autre part, j'admirais également ses qualités personnelles.


Suite à la nouvelle, je me suis replongé dans l’un de ses derniers livres intitulé "MAYA, le monde  en tant que réalité virtuelle". Comme dans ses autres ouvrages, Sadaputa, à partir des plus récentes théories de la science moderne, tente de démontrer la contribution que peuvent apporter les anciens textes de l'Inde à la compréhension de la vie humaine, de ses origines et du monde qui nous entoure. Un des principes fondamentaux de la philosophie védique, est que l'être vivant est d'origine spirituelle, qu’il est éternel et qu'un de ses symptômes est la conscience. Son existence est indépendante du corps physique aussi bien grossier que subtil.


Dans son livre, Sadaputa consacre un chapitre à ce que l'on appelle les "expériences de mort imminentes"EMI. Ce sont les témoignages de personnes qui ont été cliniquement mortes mais, qui grâce aux techniques de réanimation modernes, sont revenues de cet état. J'ai lu un certain nombre de livres sur le sujet, dans lesquels des personnes qui étaient plongées dans le coma ou avaient été considérés comme cliniquement mortes racontaient comment ils s'étaient vus "sortir" de leurs corps et assister de l'extérieur à tout ce qui se passait autour de leur corps inanimé. Certains étaient capable de donner des détails extrêmement troublants sur ce qui se passait autour d'eux. Ce qui m'a frappé dans les exemples cités par Sadaputa, et dont je n'avais jamais entendu parler, sont les récits fait par des  personnes aveugles de naissance, qui au cours de ces EMI, testifiaient avoir "vu" des choses similaires à celles rapportées par les personnes non frappées de cécité dans la vie courante.


Quelques jours plus tard, je suis tombé  sur un documentaire télévisé traitant du sujet des EMI. Il semble qu'avec les nouvelles technologies en matière de réanimation, le milieu médical est de plus en plus confronté au phénomène et qu'un nombre de plus en plus important de scientifiques est obligé de se pencher sur la question et de prendre en compte les témoignages recueillis. Ce qui m'a frappé est que dans le reportage on évoquait justement les exemples de patients aveugles de naissance. On pouvait entendre le témoignage d’une jeune femme privée du sens de la vue depuis sa naissance. Elle précisait que même au cours de ses rêves nocturnes, elle n’avait jamais eu d’expériences visuelles, mais que ses expériences oniriques se limitaient à des phénomènes tactiles, sonores ou olfactifs comme cela était le cas dans vie éveillée.


C’était assez troublant de la voir raconter avec enthousiasme son expérience « hors du corps » au cours de laquelle elle avait découvert la lumière, les formes les couleurs. Elle avait « vu » son environnement hospitalier, les personnes présentes autour d’elle et toutes sortes de détails totalement inattendus. L’équipe médicale, qui avait prodigué les soins de réanimation, confirmait que selon les différents appareils utilisés dans ces cas-là son cœur avait cessé de battre et que son encéphalogramme était totalement plat. Son cerveau ne fonctionnait plus.


Pour les avocats de l’existence de l’âme en tant qu’entité spirituelle indépendante des limitations matérielles, ce genre de témoignage constitue sinon une preuve de son existence, mais au moins un fait troublant qui semble pointer dans cette direction. Il n’en est pas de même pour les savants matérialistes qui continuent de soutenir la thèse que la vie, y compris les activités mentales, les émotions, l’intelligence et la conscience ne sont que le résultat de combinaisons complexes d’éléments inanimés. Il y a encore quelques années, beaucoup balayaient les EMI d’un revers de la main en les mettant sur le compte de phénomènes hallucinatoires. Les choses ont évolué depuis. Dans le reportage, un certain nombre d’intervenants employaient une technique maintenant assez répandue, qui consiste à dire : « Dans l’état actuel de nos connaissances, nous ne pouvons pas expliquer ces phénomènes, mais la science évolue avec une telle rapidité que nous pourrons trouver des réponses à ces questions dans un futur plus ou moins proche ».


Parmi les scientifiques interrogés s’en trouvait un, spécialiste des neurosciences, qui avançait une théorie basée sur les dernières trouvailles dans l’exploration du cerveau humain. Je serais incapable de répéter son raisonnement dans la mesure où il était incompréhensible pour un « non initié », mais sa conclusion était qu’une personne pouvait continuer à vivre « pendant un certain temps », même en étant cliniquement morte. Ce qui frappe, c’est l’acharnement avec lequel ce genre de personnes ne peut pas abandonner les idées reçues sur la nature de la vie. C’est un point important dans la mesure où les scientifiques sont maintenant devenus les grands prêtres de la société. Leurs idées et théories remplissent les manuels scolaires et sont inculqués aux enfants et adolescents à longueur de pages. La conclusion de tout cela étant que la vie n’a pas véritablement de but, dans la mesure où elle n’est que le fruit du hasard et de la nécéssité. On constate à longueur de temps les effets néfastes que cette perspective a sur la société moderne.


Sadaputa dasa était une personne, qui grâce à sa vaste érudition dans de nombreux domaines était capable de tenir tête et de déstabiliser les tenants des doctrines matérialistes. C’est pour cela que sa disparition est une perte pour les spiritualistes de quelque bord qu’ils soient.


Quoi qu’il en soit, nous lui souhaitons le meilleur pour sa nouvelle destination et il nous restera ses écrits.

                      
                                        Madhavendra Puri dasa

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