Srila Prabhupada

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Amour, sexe et illusion

Le Karma, une justice infaillible

 

Publié par Jagad

La soif de l'Amour Absolu



 

 Sri Chaitanya envahi par l'extase de l'Amour de Dieu 

 

"La Soif de l'Amour Absolu" préface le Nectar de la Dévotion par Sa Divine Grâce A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupâda. Le Nectar de la Dévotion est un condensé du Bhakti Rasâmrita Sindhu (l'Océan du pur nectar de la dévotion) de Srîla Rûpa Goswami , le chef des fameux Six Goswamis de Vrndâvana, les éritiés et proches disciples de Srî Caitanya Mahâprabhu. Srîla Prabhupâda écrit à propos du Nectar de la dévotion; "C'est un ouvrage très important, qui permettra à tous ceux qui adoptent la Conscience de Krsna de s'y établir fermement."

 

fondateur-acharya.jpgpar Sa Divine Grâce 
A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupâda

 

 


La bhakti, c'est le service d'amour et de dévotion que l'on offre au Seigneur. Tous, en ce monde, perpétuellement, acceptent de servir une chose ou une autre, poussés par l'attrait particulier qu'exerce sur eux tel ou tel service, motivés par les joies qui en découlent. Ainsi, par amour pour sa femme et ses enfants, le père de famille travaillera jour et nuit; de même, le patriote agira par amour de la nation, et le philanthrope, par amour de l'humanité. La force commune, le doux sentiment qui les anime tous, porte le nom de rasa. Mais le bhakti-rasa possède une saveur particulière, différente de celle qui accompagne le rasa des matérialistes peinant jour et nuit dans le but illlusoire de satisfaire les sens. La nature éphémère ce rasa matériel incite ceux qui s'y rattachent à rechercher constamment de nouvelles sources de plaisir. L'homme d'affaires, par exemple, insatisfait par son labeur quotidien, éprouvera un besoin de changement et, le week-end venu, s'efforcera d'oublier son travail en changeant d'environnement. Mais après ces quelques jours d'oubli, il devra à nouveau changer, cette fois pour retourner à ses activités habituelles. Cette alternance continuelle entre le plaisir et la résignation s'appelle bhoga-tyâga, et marque le caractère de l'existence matérielle. Nul être conditionné ne peut s'établir fermement dans la joie ou dans le renoncement, il doit constamment passer d'un état à l'autre. Or, à cause de notre nature éternelle, nous ne saurions connaître le bonheur dans une telle suite d'états transitoires.



Trois sortes de bonheur


Srîla Rûpa Gosvâmî a dénombré, après en avoir analysé les différentes sources, trois principales sortes de bonheur: 1) celui qu'engendrent l'achèvement de certaines perfections matérielles ou les plaisirs matériels en général, 2) celui que procure l'identification de soi au Brahman impersonnel, et 3) celui qui découle de la conscience de Krsna.

Le plaisir des sens ne connaît pas de durée, et pour cette raison, on le qualifie de capala-sukha, de "bonheur fragile". Au moment de la mort, le bonheur matériel que tout au long de sa vie s'est érigé le père, en s'efforçant jour et nuit de maintenir sa famille dans le confort, prendra fin en même temps que son corps. Ainsi, tandis que les bhaktas réalisent Dieu, ou l'Absolu, à travers les service de dévotion, les matérialistes, les athées, en perçoivent Sa présence que dans la mort incoercible, laquelle met un terme à toutes nos activités, sociales, politiques, économiques..., et nous entraîne vers une nouvelle existence, avec de nouvelles conditions de vie, supérieures ou inférieures à celles de la précédente.



Le Bhakti-rasa est éternel



Le
bhakti-rasa cependant, ce doux sentiment que l'on goûte en s'engageant avec amour dans le service sublime du Seigneur, n'est pas limité à l'existence du corps; on le qualifie d'amrita, car il continue d'exister après la mort, il est éternel. Ce que confirment tous les Ecrits védiques; la Bhagavad-gîtâ{2-40}, par exemple, nous assure qu'en développant en lui le bhakti-rasa, même à faible doses, le bhakti peut se protéger contre le pire danger, qui est de laisser fuir l'occasion que lui offre sa forme humaine d'atteindre à la réalisation spirituelle. Les rasas matériels que nous procurent nos activités familiales, sociales, altruistes,politiques ou autres, ne peuvent, quant à eux, nous garantir une forme humaine dans notre prochaine vie. Ce sont en effet nos actions présentes qui déterminent la nature de notre prochain corps, actions enregistrées par une autorité supérieure, que l'on nomme daiva, car il s'agit de l'Autorité Divine. La Bhagavad-gîtâ décrit ce daiva, cet Etre Divin, comme la Cause première de tout ce qui est, et le Srîmad Bhâgavatam affirme que c'est sous la supervision de cette Autorité suprême (daiva-netrena), que l'être change de corps. Le mot daiva contient aussi l'idée de destin, et c'est sous le direction de cette Volonté suprême que nous revêtons un corps particulier, choisi parmi l'une ou l'autre des 8 400 000 espèces vivantes. Nous ne choisissons donc pas notre corps futur, mais il reste que si nous engageons notre corps actuel en des activités conscientes de Krsna, nous sommes au moins assurés d'obtenir une forme humaine dans notre prochaine vie. Celui qui s'engage dans la Conscience de Krsna, dans le bhakti-yoga, est assuré de renaitre dans les couches supérieures de la société, où lui sera permis de parachever sa conscience de Krsna. Ainsi, dit-on des actes accomplis dans la Conscience de Krsna qu'ils sont amritas, non éphémères. Et c'est de ces actes, générateurs de bhakti-rasa, que traitent les Ecritures védiques, tel que la Bhagavad-gîtâ, le Srîmad-Bhâgavatam, le Bhaktî-rasâmrita-sindhu (duquel est extrait le Nectar de la dévotion) et le Chaitanya-caritâmrita.

Ces Textes révélés permettront à celui qui les étudie sérieusement, de pénétrer le sens de cette absorption éternelle dans le
bhakti-rasa. Le développement du bhakti-rasa, à travers la conscience de Krsna, marque le début d'une existence toute d'heureuse augure et libre d'angoisse, d'une existence purement spirituelle où l'importance qu'attache l'être à sa libération se trouve amoindrie. En effet, le bhakti-rasa, qui a le pouvoir de captiver même le Seigneur Suprême, Srî Krsna, suffit à faire naître le sentiment de libération.
 


Les néophytes dans la pratique du bhakti-yoga sont en général très pressés de voir Krsna, ou Dieu, ignorant encore que leurs sens matériels limités ne peuvent le leur permettre. Cependant, le service de dévotion, tel que décrit dans ces pages, donne de s'élever peu à peu de la conditon matérielle au plan spirituel, au-delà de toute contingence, de toute limitation. Le bhakta qui le pratique voit ses sens se purifier jusqu'à ne plus agir que pour la satisfaction du Seigneur; et il goûte ainsi la perfection du bhakti-rasa. Ses moindres actes lui sont désormais sources d'une félicité parfaite, éternelle, et tous les rasas se subliment dès lors pour former une ronde de délices infinis.

Ses moindres actes lui sont désormais sources d'une félicité parfaite, éternelle, et tous les rasas se subliment dès lors pour former une ronde de délices infinis.


Au début, le bhakta observe les principes régulateurs de la vie spirituelle sous la direction d'un âcârya (maitre spirituel authentique), jusqu'à ce qu'il développe un attrait spontané pour le service de dévotion et, finalement, rétablisse sa relation avec Krsna dans l'un des cinq principaux rasas; 1) relation passive, ou neutre (sânta-rasa), 2) relation du serviteur à son maître (dâsya-rasa), 3) relation d'amitié (sakhya-rasa), 4) relation des parents à l'enfant (vâtsalya-rasa), 5) relation amoureuse (mâdhurya-rasa). Il atteindra ainsi une existence éternelle, toute de connaissance et de félicité.


Le véritable amour universel


Toute être vivant, par nature, a le désir d'aimer.
 En vérité, nul ne saurait vivre sans amour; on retrouve cette tendance même chez les animaux, fût-ce à l'état latent. Mais comment canaliser notre amour de façon à ce que tous puissent trouver le bonheur? Les sociétés modernes enseignent l'amour de la patrie, de la famille, l'amour de soi, mais n'éclairent nullement, sur l'art d'utiliser cette inclination à aimer pour le plus grand bonheur de tous. Cet art, le Nectar de la Dévotion nous le révèle: éveiller notre amour pour Krsna, et par là même retrouver la félicité éternelle inhérente à notre nature.  


L'enfant aime d'abord ses parents, partarge ensuite cet amour avec ses frères et soeurs, et l'étend bientôt à toute sa famille, à son pays, au monde entier même. Mais à ce niveau encore, il est impossible de trouver satisfaction complète.


Notre besoin d'aimer ne se peut combler qu'au contact de l'Objet d'amour suprême, Krsna; et c'est l'amour de Krsna, exprimé à travers cinq différents rasas, qu'enseigne le Nectar de la Dévotion, par là nous donnant la possibilité de développer simultanément notre amour pour tous les êtres. 
Notre pouvoir d'aimer se déploie à la manière d'une onde lumineuse, ou sonore, dont la portée nous serait inconnue. Et si l'homme échoue dans toutes ses tentatives de trouver paix et harmonie, même dans le cadre d'une aussi vaste organisation que celle des Nations Unies, c'est qu'il ignore tout des moyens qui peuvent l'y conduire. La méthode est fort simple, mais elle mérite profonde considération; c'est l'amour de Krsna. Et en nous l'enseignant, le Nectar de la Dévotion nous indique le moyen d'aimer ensemble tous les autres êtres. Lorsqu'on arrose les racines d'un arbre, ou nourrit un estomac, le principe est le même. Il est scientifiquement prouvé et su de tous que lorsque nous mangeons, l'énergie transformée par l'estomac est redistribuée dans toutes les parties du corps. De même, lorsque nous arrosons les racines d'un arbre, l'énergie ainsi créé se diffuse dans les plus fins rameaux de l'arbre même le plus gros; arroser une à une chaque feuille et chaque brindille serait peine perdue, et tout aussi vain de chercher à nourrir séparément chaque partie du corps. Le Nectar de la Dévotion nous apprendra donc à concentrer nos efforts, nos énergies, de façon à parfaire tous nos desseins, à embrasser tous les horizons. Toute autre méthode est vouée à l'échec.



Sans Krishna notre soif d'amour reste inassouvie


Sans doute la civilisation actuelle sait-elle combler tous les besoins matériels de l'homme, et au-delà, mais parce qu'il lui manque "l'essentiel", elle ne peut lui procurer bonheur et paix. L'Amérique en est un exemple frappant: la plus riche des nations, au niveau de vie le plus élevé, crée des générations confuses et frustrées. C'est pourquoi j'invite tous ceux que l'existence matérielle laisse insatisfaits à s'initier à l'art dévotieux qu'enseigne le Nectar de la Dévotion. Car alors, le brasier de l'existence conditionnée s'éteindra pour eux. Notre frustration provient de ce que, malgré nos pas de géant dans le sens du progrés matériel, notre soif d'aimer reste inassouvie; et pour y remédier, le Nectar de la Dévotion nous apporte des précieuses indications sur la manière de combler tous nos désirs, matériels aussi bien que spirituels, dans cette vie et dans l'autre, à travers le service d'amour de Srî Krsna. N'allons pas croire, toutefois, que cet ouvrage condamne d'aucune façon le progrès matériel; il tend plutôt à instruire les hommes dans l'amour du Seigneur Suprême pour ajouter cet amour à leur vie. Il n'y a pas de mal à jouir d'un certain confort, si l'on sait développer parallèlement son amour pour Krsna. 

Bien des façons s'offrent aujourd'hui à nous de dépenser notre amour, mais toujours loin de Krsna, le seul objet d'amour véritable.
Nous tentons par tous les moyens de garder notre corps en santé, mais sans nourrir l'estomac. Or, ignorer Krsna veut dire également s'ignorer soi-même. De fait, la réalisation du moi spirituel et de Krsna vont de pair. Pouvoir distinguer son corps à la lumière du jour n'implique-t-il pas du même coup la possibilité de contempler le soleil. Sans lequel il demeure impossible de se voir?
De même, il n'est pas possible de réaliser son identité spirituelle sans d'abord réaliser Krsna..

    Srîla A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada

 


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