Srila Prabhupada

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Amour, sexe et illusion

Le Karma, une justice infaillible

 

Publié par Srila Prabhupada

Les Enseignements de
PRAHLADA MAHARAJA

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Une série de conférences

en 9 parties


par Sa Divine Grâce
A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada


 

Troisième Partie:

 

 
suite de la Deuxième Partie

 
Nous gâchons nos vies!

 Ainsi, au lieu de se préoccuper de savoir comment mieux stimuler ses sens afin d'accroître son bonheur matériel, nous devrions plutôt essayer d'atteindre au bonheur spirituel par la pratique de la conscience de Krishna. Comme Prahlâda Maharaja le dit,  "Malgré le fait que votre vie dans ce corps matériel soit temporaire, elle a cependant, une grande valeur. Ainsi, au lieu d'essayer d'augmenter votre plaisir des sens matériels, votre devoir est de dédier vos activités d'une façon ou d'une autre, à la conscience de Krishna."

L'intelligence supérieure est un don du corps humain et nous l'obtenons en même temps que nous obtenons ce corps. Etant doté, dans ce corps humain, d'une conscience supérieure, nous devrions nous efforcer d'atteindre une qualité de plaisir supérieur:  le plaisir spirituel. Et comment est-il possible d'atteindre ce plaisir spirituel? Nous devons nous absorber dans le service  du Seigneur Suprême, Lui qui donne le plaisir lié à la libération. Nous devrions tourner notre attention vers le moyen d'atteindre les Pieds pareils au lotus de Krishna, Lui qui accorde la libération de ce monde matériel.

Mais, ne pouvons nous pas d'abord profiter de cette vie, et nous engager ensuite, dans notre prochaine vie, dans le service de Krishna? Prahlâda Maharaja répond, "Nous sommes soumis à l'influence de la nature matérielle. A présent j'ai ce corps, mais aprés quelques années, je devrai le quitter et en prendre un autre. Dès que vous obtenez un corps et commencez à en jouir, de la façon dont les sens de ce corps particulier vous incitent à le faire, vous préparez un autre corps à travers ce plaisir des sens, et vous obtiendrez un autre corps en accord avec vos désirs." Il n'est pas garantie que vous obtiendrez un corps humain. Cela dépendra de vos activités. Si vous agissez comme un déva, vous recevrez un corps de déva. Et si vous agissez comme un chien, vous aurez un corps de chien. Au moment de la mort, votre destinée n'est pas entre vos mains - elle est dans les mains de la nature matérielle.Quant à chercher à savoir quel sera notre prochain corps, il n'est pas nécessaire de se lancer dans maintes suppositions. Dès à présent, efforcons nous simplement de comprendre que ce corps humain est une opportunité unique de développer notre conscience spirituelle, notre conscience de Krishna. Ainsi, nous devrions nous engager immédiatement dans le service de Krishna. Alors nous progresserons.

Quand devons-nous le faire? Dès à présent, alors que ce corps est en vie et en mesure d'agir. Nous ne savons pas quand nous mourrons. Le grand saint Parîksit Maharaja disposait de sept jours de préavis (Pariksit Maharaja avait reçu la malédiction qu'aprés sept jours il mourrait): "Dans sept jours votre corps sera emporté par la mort" alors que nous, nous ne savons même pas quand notre corps sera emporté par la mort. A chaque fois que l'on est sur la route, il y a risque d'accident. Nous devrions toujours être prêts. La mort est toujours là. On ne devrait pas être trop confiant: "Tout le monde meurt, mais moi je vais vivre." Pourquoi devriez vous vivre si tout le monde meurt? Votre grand-père est mort, votre arrière grand-père est mort, d'autres proches également sont morts - pourquoi devriez vous vivre? Vous allez aussi mourir. Et vos enfants aussi mourront.



 " La mort" de Hans Baldung 

"La mort est toujours là. On ne devrait pas être trop confiant."

 
Ainsi, profitant de cette intelligence humaine (alors que l'on ne sait pas si nous aurons une telle chance dans notre prochaine vie), avant que la mort arrive, engageons nous dans la conscience de Krishna. C'est l'instruction de Prahlâda Maharaja.

Nous ne savons pas quand ce corps mourra, engageons nous donc immédiatement dans la conscience de Krishna et agissons. Mais, s'inquiète-t'on : " Si je m'engage immédiatement dans la conscience de Krishna, quels seront mes moyens d'existence?"  Ils seront pris en compte. A ce sujet, j'ai été témoin, et je me fais un plaisir de vous le relater, d'un fait qui met en avantage la foi et la conviction  d'un étudiant-bhakta d'un de nos centres. A la suite d'un désaccord, un autre étudiant lui faisait remarquer "Tu ne sembles pas être trés concerné par les moyens de maintenir cet établissement," ce à quoi notre bhakta répliquait, "Oh, Krishna y pouvoira!" Voilà  l'expression d'une merveilleuse conviction  et cela fait trés plaisir à entendre. Si des chats et des chiens peuvent obtenir sans problème leur nourriture, Krishna ne fera-t-il  pas également les arrangements nécessaires  pour notre propre nourriture? Si nous sommes conscients de Krishna et pleinement dévoués à Le servir? Est-ce que Krishna est ingrat? Non.

Dans la Bhagavad gita le Seigneur dit  ,"Mon cher Arjuna, Je suis égal envers tous. Personne n'est l'objet de Mon envie (en tant qu'ennemi) ou de Mes faveurs (en tant qu'ami)  en particulier, mais J'accorde une attention particulière à celui qui est engagé dans la conscience de Krishna" ( BG 9.29) Un petit enfant est complètement dépendant du bon vouloir de ses parents, ainsi les parents accordent une attention toute spéciale à cet enfant. Malgré le fait que les parents soient également bons envers tous leurs enfants, ils sont concernés en particulier par le plus petit d'entre eux, le plus dépendant, celui qui est toujours en train de crier "maman!". - "Oui, mon cher enfant? Oui?" Tout cela est naturel.

Si vous êtes complètement dépendant de Krishna qui pourvoit à la nourriture des chiens, oiseaux, animaux - aux 8 400 000 espèces de vie - pourquoi ne pourvoirait-il pas à votre nourriture? Cette conviction est un symptôme d'abandon. Mais nous ne devrions pas penser, "Krishna veillera à ce que j'obtienne ma nourriture, je vais aller dormir maintenant." Non, vous devez agir, mais sans crainte. Vous devriez vous engager de bon coeur dans la conscience de Krishna, confiant que Krishna pourvoira à vos besoins et vous protègera.

Maintenant, calculons notre durée d'existence. Dans cet âge (le Kali-yuga)  il est dit que nous pouvons vivre presque cent ans. Autrefois, dans le Satya-yuga, l'âge de vertu, les êtres humains pouvaient vivre jusqu'à 100 000 ans. Dans l'âge suivant, Treta-yuga, ils pouvaient vivre 10 000 ans, et dans l'âge suivant, appelé Dvapara-yuga, ils vivaient 1000 ans. Maintenant, dans cet âge de Kali, on estime la durée de vie à 100 ans. Mais graduellement, alors que le kali-yuga progresse, notre durée de vie va décroitre encore plus. C'est le soi-disant progrés de notre civilisation moderne. Nous sommes trés fiers pensant que nous sommes heureux et que nous contribuons à améliorer notre civilisation. Le résultat, cependant, est que malgré que nous essayions de jouir de la vie matérielle, la durée de notre vie est raccourcie.


 Si l'on considère, maintenant, qu'une personne vive jusqu'à cent ans,  sans aucune  connaissance concernant la vie spirituelle, la moitié de celle-ci sera gâchée la nuit par le sommeil et la vie sexuelle. C'est tout. Elle n'aura pas d'autres centres d'intérêt dans la vie. Le jour venu, quelles sont ses préoccupations? "Comment gagner de l'argent? Comment gagner de l'argent? Je dois pourvoir aux besoins de ce corps". Et une fois qu'elle reçoit son argent: "Maintenant,  je vais le dépenser pour ma femme et pour mes enfants." Ainsi, qu'en est-il de sa réalisation spirituelle? La nuit venue elle passe son temps à dormir et à s'engager dans la vie sexuelle, et durant le jour elle utilise tout son temps à travailler trés dur pour gagner de l'argent. Est-ce cela, la but de la vie? Quelle vie horrible!


 



En général, pendant l'enfance les gens consacrent leur temps à des activités illusoires, passant leur temps à des jeux frivoles. Et  l'on continue, de cette façon,  à s'engager dans des activités frivoles, facilement,  jusqu'à l'âge de vingt ans. Et plus tard, durant la vieillesse,  pendant une autre période de vingt années, vous ne pouvez plus faire grand chose. Quand un homme devient vieux, ses sens ne fonctionnent plus si bien. De nombreux vieillards ne peuvent plus rien faire d'autre que de se reposer. Nous venons, à l'instant de recevoir une lettre d'un de nos étudiants rapportant que sa grand-mère est paralysée et n'a fait que souffrir depuis trois ans et demi. Ainsi, du début jusqu'à l'âge de vingt ans, notre temps est gâché. Et même si vous vivez jusqu'à cent ans, une autre période de vingt années à la fin de votre vie, est gâchée. Donc, quarante années de votre vie est gâchée de cette façon. Et entre les deux, l'âge intermédiaire, il y a un appétit sexuel trés fort, et ainsi une autre période de vingt années risque d'être gâchée. Vingt années plus vingt années plus vingt années - soixante ans de notre vie sont parties! Voilà le bilan sur la vie que fait Prahlâda Maharaja. Nous gâchons notre vie au lieu de l'utiliser pour avancer dans la conscience de Krishna.


                                     suite: "Illusion et vie familiale"

 

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