Srila Prabhupada

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Amour, sexe et illusion

Le Karma, une justice infaillible

 

Publié par Visnupriya dasa

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Narayana Maharaja et ses disciples propagent activement l'idée que pour progresser dans la voie de la Bhakti (Bhakti marga) il faut s'entretenir assidument des divertissements intimes de Radha Krishna: le madhurya-rasa. Dans l'article suivant  Visnupriya Prabhu compare le point de vue de Narayana Maharaja avec celui de Sri Chaitanya Mahaprabhu, le Seigneur Suprême,  Srila Rupa Gosvami et autres grands acharyas des temps modernes tels Srila Bhaktisiddhanta Saraswati Thakura et notre cher Fondateur-Acharya Srila AC Bhaktivedanta Swami Prabhupada. Tous expriment l'avis qu'il faut réserver la discussion des divertissements intimes de Radha Krishna à un cercle intime de dévôts extrèmements avancés et complètement dépourvus de désirs matériels - dont particulièrement la vie sexuelle - (rasikas bhaktas),  plutôt que devant  une assemblée de dévots aspirants ou sadhakas.



Par Sa Grace Visnupriya dasa.


J'ai lu avec intérêt  l'extrait de la conférence de Srila Narayana Maharaja intitulée "Qui dit de ne pas écouter?" (Conférence dans laquelle été défendu le point de vue de Narayana Maharaja selon lequel les acharyas n'avaient pas restreints l'écoute du rasa-lila).

Pour commencer, les avertissements que les différents acaryas nous ont donné, contre le fait d'écouter de façon prématurée le rasa lila, ne sont pas des astuces psychologiques destinées à nous encourager à, en fait, continuer d'écouter le rasa lila, mais sont, en vérité, de réels avertissements. Ils ne peuvent pas être comparés à
l'avertissement de Rupa Goswami contre l'adoration de Govinda, lequelle est clairement dirigée contre les matérialistes qui tiennent à "maintenir leurs attachements à ce monde", par la même, encourageant tous ceux qui ne rentrent pas dans cette catégorie.

Les discussions sur le rasa lila, d'autre part, revêtent un caractère restrictif, même pour les dévots engagés sur la voie. Elles sont destinées à "Ceux qui sont des dévôts avancés, libérés de toutes contaminations matérielles", desquelles, quelque uns parmi nous sont libres et quelques uns ne le sont pas.
 

 

Sri Paramahamsa Bhaktisiddhanta Saraswati Thakura


Par conséquent, Srila Bhaktisiddhanta Saraswati, finalement, en vint à traiter le  sujet  de la lila-katha qu'après de nombreux jours de discussions des anarthas nivritti (les impuretés indésirables qui recouvrent le coeur du dévot néophyte et l'empêchent de goûter au nectar du service de dévotion). "Pendant tous ces derniers jours nous n'avons pas parlé de lila." Pour ceux qui ne sont pas encore libres de toutes contaminations, la lila katha ne doit être abordée qu'aprés avoir procédé à une analyse détaillée des différentes formes d'anarthas qui recouvrent le coeur, et les nombreuses façon dont l'énergie d'illusion les présentent  sous des apparences de vertus.

Il apparaît que Srila Bhaktissiddhanta passa plusieurs jours exclusivement sur ce sujet; par conséquent il eut besoin de préciser clairement qu'il y avait plus.." Mais cela (lila) est notre bien le plus confidentiel. C'est notre seule sadhya (perfection). On ne devrait pas commettre l'erreur de penser que anartha nivritti ( vaincre les obstacles tels que la convoitise et l'avidité) est le prayojana ou but de la vie." De la même façon, Srila Bhaktivedanta Swami Prabhupâda ne se limitait pas à discuter uniquement des obstacles, mais abordait d'autres sujets en relation avec ce procédé d'anartha nivritti.

A ce propos, l'analogie dans le Chaitanya Caritamrita est parfaite - le dévot comparé à un jardinier, prend soin de la plante de dévotion qui tend vers le soleil de prayojana. En dépit de ses bonnes intentions, s'il néglige, que ce soit, la plante elle-même ou d'arracher les mauvaises herbes qui l'entourent, celle-ci ne pourra pousser jusqu'à terme. S'il se concentre seulement sur la plante, en lui donnant de l'eau ( par le chant), en veillant à sa bonne exposition au soleil (discussion de prayojana), à  ce qu'elle soit nourrit  convenablement, etc..,alors les mauvaises herbes négligées prospèreront et étoufferont la plante. Ainsi, on peut avoir pratiquer le chant et l'écoute, et cependant ne pas avoir progressé plus prêt de proyajana que depuis le moment où l'on a débuté.

Il est nécessaire d'identifier les mauvaises herbes qui étouffent et tue la pure dévotion:

 - L'impersonnalisme; à la fois en terme de foi et de conduite par rapport aux autres.

 - La duplicité; à la fois en pensée et en parole.

 - Le désir pour la renommée, l'adoration et le profit.

 -
L'étroitesse d'esprit.
 
 - Se penser soi-même supérieur à cause de sa position ou de son appartenance à un groupe particulier.
 
Voila quelque unes parmi de nombreuses autres anarthas que l'acarya peut nous aider à identifier. Bien sûr, on se doit d'être parfaitement honnête sinon on pensera que ces instructions s'appliquent aux autres mais pas à soi. Plus particulièrement, si l'on est vu  par les autres comme étant trés avancé on se considérera soi-même comme l'étant, et ainsi, se pensera soi-même qualifié pour des sujets élevés.
 
 Mais si l'on est réellement libéré de ces anarthas, il n'y a pas de réel profit à entendre parler continuellement d'elles. On devrait être prêt à écouter Krishna lila et le savourer sans devoir se sentir trop déchu pour cela.( Ce qui est la tendance de l'âme véritablement avancé). Il est essentiel de progresser et de dépasser anartha nivritti et,en conséquence, les acaryas avertissent ces dévots, à une certaine étape de leurs développements, de ne pas être trop obsédés par les disqualifications, mais d'être prêt à avancer une fois qualifié pour le faire.

Dans le même temps, nous ne devrions pas être comme le jardinier qui est si occupé, à  surveiller et déraciner les mauvaises herbes, qu'il en oublie d'arroser la plante ou de lui donner du soleil. Par conséquent, des acaryas comme Srila Bhaktissiddhanta Saraswati et Srila Bhaktivedanta Prabhupada,  tout en mettant l'accent sur anartha nivritti et les neuf premiers chants du Srimad Bhagavatam et ,comment l'énergie de Krishna agit,à la fois, pour enchainer et pour libérer, ne limitèrent pas leurs discussions à ces sujets seulement mais les agrémentèrent abondamment de la beauté des échanges d'amour personnel avec  Krishna. Autrement notre religion serait basée sur la peur, plutôt que sur l'amour. On doit s"appliquer à aimer  Krishna et craindre Maya jusqu'à ce que l'on ne sente plus aucune attirance pour Maya, alors, on peut simplement aimer Krishna et il n'y aura plus aucune chute possible. La tâche qui consiste a, à la fois, déraciner maya et nourir son amour pour Dieu doit avoir lieu simultanément. Par conséquent, toutes discussions (exceptées celles entre âmes libérées) doit se focaliser sur les deux.

Malgré tout, nous ne le voyons pas  beaucoup, car la tâche de séparer les mauvaises herbes de la plante est éprouvante et exigeante et ne convient pas aux sentimentalistes qu'ils ne veulent que du nectar, et considèrent tout discours analytique comme étant du domaine des intellectuels. Le sentimentaliste ira vers un acarya qui va rapidement au dixième chant du Bhagavatam, mais cela n'est pas recommandé.

Les dévots sentimentalistes aiment,  pour soutenir leurs  discours sur le Rasa Lila, citer des références scripturaires,
comme autant de points contredisant  les avertissements contre une écoute prématurée, comme si l'un était en opposition avec l'autre. Il est ridicule pour un dévot de soutenir la rasa lila en opposition à anartha nivritti autant qu'il est ridicule pour un jardinier d'opposer l'action du soleil et celle du désherbage. Tout les deux sont nécessaires mais si le jardin est envahi de mauvaises herbes, il devient superflu de se préoccuper de sa seule exposition au soleil.

C'est pour cette raison que personnellement, je ne me sens pas qualifié pour les sujets présentés par  Srila Narayana Maharaja.  Sri Paramahamsa Bhaktivedanta Swami PrabhupadaD'autre part,  je trouve les  discussions  dans l'esprit de Srila A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada véritablement  revigorantes pour ma plante de la bhakti car elles lui procurent à la fois du soleil, de l'eau et des conseils détaillés concernant l'identification des mauvaises herbes. Elles procurent les éléments nutritifs essentiels à la foi, à travers la raison et les arguments, lesquels sont des outils trés efficaces dans la remise du jardin. Autant que  binettes et  fourches à bêcher, elles nous fournissent des instruments trés efficaces pour  déraciner les mauvaises herbes, et ainsi, elles sont conviennent parfaitement à mon niveau d'anartha nivritti.

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