Srila Prabhupada

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Amour, sexe et illusion

Le Karma, une justice infaillible

 

Publié par Jagadananda


  Bon anniversaire l'ISKCON!

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   Deuxième Partie:  

 

 

 

L"ISKCON ( le Mouvement Internationale pour la Conscience de Krishna ) célèbrera ses 40 ans d'existence le 19 juillet prochain. On ne pouvait certainement pas laisser  passer cet évènement et manquer l'occasion de se réjouir de l'existence d'un tel mouvement au coeur de la société matérialiste moderne et de le glorifier.  Mais c'est aussi l'occasion importante de se poser et de faire un bilan du mouvement par rapport à ces 40 années écoulées depuis sa création en 1966 à New York par Srila Prabhupada. 

 

 

Suite de la
PREMIERE PARTIE


ISKCON-France, un peu d'histoire.
 





ISKCON-France et le "règne" de Bhagavan.

 


 Un peu d'histoire est nécessaire pour comprendre l'état actuel difficile de ISKCON- France.


Lorsque j'ai rencontré le mouvement en juin 1974 il n'existait pas de centre rural tel que la Nouvelle-Mayapur, seulement un centre à Paris, 4 rue Le Sueur, près de l'Arc  de Triomphe dans le XVI ème arrondissement. C'est là que j'ai résidé avec quelques dizaines d'autres dévots, principalement francais et américains, mais aussi quelques canadiens, espagnols, anglais, etc...et tous ce qui va suivre est un témoignage directe. Tous les évènements que je vais relaté ce sont  déroulés  "sous  mes yeux".

Depuis déjà quelques temps le dirigeant de la France était Bhagavan dasa (William Ehrlichman), un dévot américain d'origine allemande venu en France pour la diriger, qui jusqu'au jour du scandale de sa fuite organisée, emportant avec lui une grande somme d'argent et abandonnant sa femme et ses enfants pour une autre, en juin 86, "règnera" sur la France et  l'Europe occidentale, sans partage, pour le meilleur comme pour le pire.

  Dès le début Bhagavan a cherché sans détours à asseoir son autorité de façon absolue. C'était une personne avide, rude, ambitieuse et sans scrupules qui ne tolérait pas que personne  lui fasse de l'ombre, de près comme de loin. Bhagavan a toujours voulu jugé du succès de  la conscience de Krishna de quelqu'un en termes matériels ( gros résultats  et  rentabilité)  passant au dessus de toute réelle considération  dévotionnelle, humaine et de compassion. Tellement que vers la fin de son règne, alors qu'il s'était affublé du titre de Bhagavan Goswami Gurudeva, il demandait au moment de l'initiation de ses disciples en plus des quatres principes régulateurs habituels, des voeux supplémentaires; il exigeait des quotas d'argent pour chaque nouveau disciple dans leur vente quotidienne de tapis!!

 Mais au début, comme cela s'est passé sous couvert  de répandre le Sankirtana (dans ce cas évoqué uniquement à travers le brhat-mridanga, la distribution des livres), tout a trés bien passé et son ambition personnelle a prise une  forme trés flatteuse  pour lui;  celle d'un pur  dévot, cherchant par tous les moyens à répandre la conscience de Krishna par la publication et la distribution intensive des livres de Srila Prabhupada.

   Pour en venir à ses fins, la recherche du profit, de la notoriété et du prestige,
Bhagavan a su, en véritable despote et intriguant  "faire le ménage " vis à vis de tous ce qui retarderait la réalisation de ses ambitions démesurées et perverses. Dans un premier temps donc, il s'est attelé à conduire une distribution intense et exclusive de la vente des livres avant d'en arriver à ce qui lui tenait trés à coeur; la possession de biens matériels prestigieux:
              
- Immobiliers: chateaux - Oublaisse et surtout Ermenonville-, et le centre dans le XVIème et dans le quartier prestigieux du Marais, rue Vieille du temple.
              
- Autres biens: voitures luxueuses (pour lui comme pour ses collaborateurs directes), voyages en première classe, luxe dans ces quartiers personnels ( salle de bain tout en marbre, meubles luxueux et couteux, décors royaux, etc..), couverts  personnels en or, dépenses téléphoniques dans les quatres coins du monde faramineuses, habits de soie, montres rollex, etc...
   Pour illustrer le point, cité précédemment, concernant le fait que Bhagavan  écartait  sans merci tous ceux qui risquaient de contrecarrer ses ambitions personnelles, je me rappelle avec grande amertume de ce qu'il a fait subir à un dévot en 1975 que beaucoup de dévots de la  rue Le Sueur aimaient. Il s'agit de Radhika Ramana. Radhika Ramana était un dévot américain qui fascinait certains dévots à Paris à cause de son charisme dévotionnel exceptionnel. C'était un peu notre Vishnujana Parisien. Il excellait dans les Kirtanas, les Bhajans, les discours philosophiques et dévotionnels et souvent lorsqu'il prenait le mridanga il enflammait le lieu où il chantait. On le comparait d'ailleurs parfois, toute proportion gardé, au Seigneur Chaitanya; sa grande stature, ses longs bras et ses grandes mains couvrant le mridanga.  Et lorsqu'il chantait Hare Krishna le mantra semblait plus sucré encore et ce n'était pas rare que son visage devienne cramoisi sous l'effet de l'extase incontenable qui l'envahissait. Je me souviens non sans émoi de ses instants uniques où Radhika Ramana dansait en chantant Hare Krishna. Il se mettait alors, à virevolter et à virevolter encore et encore sans pouvoir s'arrêter, et parfois, se balançant lentement  mais avec beaucoup d'élégance tel un éléphant qui danse.

  Malheureusement, au moment où j'ai joint le temple de la rue Le Sueur en 1975,  Radhika Ramana devait, pour quelques temps seulement, être toléré par Bhagavan, alors que celui-ci prenait définitivement et brutalement le virage du "Sankirtana"- rentabilité-profit-et prestige car, selon lui et ceux qu'il savait trés bien rallié à sa cause de par son autoritaire, ambitieuse et charismatique personnalité, Radhika Ramana nuisait à la propagation du Sankirtana "pure"(!).

Pour être clair, si Bhagavan avait du charisme Radhika Ramana aussi en avait, bien que d'un ordre bien différent. Et ainsi, beaucoup de dévots voulait se joindre Radhika Ramana lorsqu'il partait en sankirtana-itinérant  dans son humble camionnette, distribuer des livres mais aussi établissant des contacts plus personnels avec à la fois les dévots qui l'accompagnaient et les personnes ignorantes de la conscience de Krishna  auxquelles  il prêchait. Et c'est là un point important qu'il faut comprendre en ce qu'ils représentaient tous les deux, deux conceptions de la prédication trés différentes  l'une de l'autre. Bien qu'il soit trés important de comprendre qu'elles auraient pu coexister mais Bhagavan ne voulait aucune autre alternative que la sienne. L'u
ne, celle de Bhagavan, rallié par ses "lieutenants" Adishekara, Indradyumna Swami, Visvambhara et d'autres, professant la quantité et l'argent et l'autre, celle de Radhika Ramana, optant pour une prédication plus graduelle, personnelle, et humaine et certainement pas obsédés par la question de l'argent comme Bhagavan et ses partisans.. Et vite Bhagavan augmenta la pression du résultat (quantité de livres distribués et d'argent collecté) vis-à-vis de Radhika Ramana. Et à cette époque là d'ailleurs une vague de fièvre de la distribution des livres montait de façon extraordinaire aux Etats-Unis et il faut bien se rappeler que Bhagavan était Américain et qu'il ne tenait certainement pas à "rester en rade" vis-à-vis de ses amis américains. Sa réputation en dépendait trop.

  Et ainsi, c'est passé, à ce moment là une des choses les plus injustes et condamnables qui soit, bien que cela m'est pris un certain temps pour en mesurer toute la gravité, Bhagavan et ses partisans, ont éradiqué de la France, tout Sankirtana autre que le leur, basé sur l'argent et le rendement. Et cette action a été trés grave pour la prédication francaise -la colonne vertébrale du mouvement - car elle a fait fuir de nombreux dévots de valeur, en a "grillés" nombres d'autres, sans oublier, 
 bien sûr, l'impact trés nocive qu'elle a eu par rapport à la réputation des dévots auprés de la population  et des mass-médias francaises.

Et encore maintenant, vingt ans après le départ de Bhagavan la France panse ses plaies. Une des conséquences trés graves dont l'importance reste difficile à mesurer, est le fait que beaucoup de dévots ont malheureusement perdu confiance en l'ISKCON.

          
SUITE:  "Bon anniversaire Part 3"...

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