Srila Prabhupada

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Amour, sexe et illusion

Le Karma, une justice infaillible

 

Publié par Jagadananda

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______________
Une conversation entre 
Jagadananda das et Tristan Prévost
(1)
________________
 

T  H  È  M  E  S      A  B  O  R  D  É  S 

 

ENTRE AMOUR ET CONVOITISE AMOUR ET ILLUSION
UN BESOIN D'AMOUR INSATISFAIT LE SEXE, CAUSE DE SOUFFRANCES
LE MYTHE DE L'EPANOUISSEMENT SEXUEL DOIT-ON RÉPRIMER SES DÉSIRS SEXUELS?
LE GRAND DANGER DU SEXE LIBRE LE MARIAGE SACRÉ
LE MARIAGE, UN ACCOMPLISSEMENT ? "FAIRE  L' AMOUR", UNE FORMULE TOMPEUSE
AIME-T-ON LA PERSONNE OU SON PLAISIR? COMMENT VAINCRE LA CONCUPISCENCE
 SUBLIMER SA SEXUALITÉ SE RELIER A LA SOURCE DE L'AMOUR
L 'ÉTAT D'ÉVEIL SPIRITUEL PRIVÉ D'AMOUR
KRISHNA, LA SOURCE DE L'AMOUR QUI DIT JOUISSANCE DIT AUSSI SOUFFRANCE
LE VÉRITABLE PLAISIR EST AU NIVEAU SPIRITUEL  CERTAINS REJETTENT KRISHNA, POURQUOI ?

L' AMOUR SANS KRISHNA N'EXISTE PAS 

VRINDAVAN, "LE ROYAUME DE L'AMOUR" 
AU SUMMUM DE L' AMOUR  KRISHNA, LE RÉSERVOIR SUPRÊME DE L'AMOUR
REJOINDRE LA FAMILLE DE KRISHNA  

 

 PREMIERE PARTIE:

 

 

Entre amour et convoitise

 

Tristan Prévost: J’ai lu à plusieurs reprises dans les livres de Srila Prabhupada l’affirmation suivante :“il n’y a pas d’amour dans le monde matériel”. Cela peut sembler un peu exagéré d’affirmer une telle chose, non?

Jagadananda : Non, ce n’est pas exagéré, c’est la réalité. Rechercher l’amour dans le monde matériel équivaut à rechercher de l’eau dans le désert. L’eau n’existe pas dans le désert, il n’y a que des mirages...

Tristan Prévost: Des mirages?

Jagadananda:Le mirage consiste à prendre la convoitise pour de l’amour. On s’exclame “Quel bonheur! J’ai trouvé l’amour!” et dix ou quinze ans après “Je ne l’aime plus ! Je veux divorcer !”. Tel est le mirage de l’amour.

Tristan Prévost: Qu’entendez-vous par convoitise ?

Jagadananda: L’amour fondé sur la recherche du plaisir des sens.

Tristan Prévost: Mais c’est normal de rechercher le plaisir, non?

Jagadananda: L’amour consiste à rechercher le plaisir de l’autre avant le sien, autrement dit,  par nature l’amour est désintéressé. La convoitise quant à elle, bien qu’elle puisse prendre l’apparence de l’amour en est d’une tout autre qualité.

Tristan Prévost: Ce que vous dites à propos d’amour désintéressé me fait penser à l’amour d’une mère pour son enfant. Il n’est pas rare par exemple, qu’en temps de guerre, alors que la nourriture manque, une mère se prive pour son enfant comme si elle plaçait le bien être de son enfant avant le sien.

Jagadananda: Oui, l’amour d’une mère pour son enfant, c’est ce qui se rapproche le plus, dans ce monde matériel, de l’amour absolu.

Tristan Prévost: Et l’amour entre homme et femme ? Quand on parle d’amour avec un grand A, c’est pourtant à celui-là qu’on se réfère.

Jagadananda: L’amour entre les sexes est plus complexe, et parce qu’il gravite, plus que tout autre, autour de la satisfaction des sens, il est soumis plus que tout autre, à l’illusion.

Tristan Prévost: Quand vous parlez d’illusion, faites-vous référence à celle qu'engendre la passion ?

Jagadananda: Exactement. Sous l’influence de la passion, l’homme et la femme sont attirés l’un par l’autre, et bien que cela passe pour de l’amour, l’amour et la convoitise, comme l’or comparé au fer, n’ont pas la même qualité. Si l’on prend naissance en ce monde matériel c’est dans le but de jouir de ses sens et la plus grande jouissance en ce monde est le sexe. Le problème est que si le sexe représente le plus grand plaisir, il représente aussi la plus grande souffrance.

Tristan Prévost: La plus grande souffrance ?

Jagadananda: Oui, l’amour en ce monde matériel est source de multiples souffrances. Il est un grand générateur d’angoisses. Tomber amoureux c’est perdre le contrôle de sa vie, tomber dans l’inconnu, le doute et l’anxiété; “ Va-t-elle vouloir de moi ou pas? M’aimera-t'elle vraiment ? Vais-je être à la hauteur ou pas? etc...”Et une fois la relation établie, l’angoisse augmente car on est à la merci de l’autre; “Va-t’elle toujours m’aimer? Ses sentiments pour moi, ne vont-ils pas changer? Pourquoi n’est-elle plus la même avec moi? etc..”.

Le Srimad Bhagavatam l’affirme, dans le monde matériel on vit à la merci du sexe opposé:

“Vivre une existence conditionnée, c’est être assujetti à une femme, et indubitablement l’être distinct est toujours à la merci du sexe opposé.”
           (voir SB 4.25.30)


C’est ainsi que “l’amour” charrie avec lui son son cortège d’horreurs - déceptions, humiliations, trahisons, jalousies, tromperies, frustrations, divorces, mais aussi, suicides, meurtres, dépressions, avortements, addictions (2), maladies vénériennes, etc...  

 
Tristan Prévost: Mais l’amour est aussi bénéfique, non? Il engendre la joie, le bonheur, l’entrain, le plaisir,  etc..

Jagadananda: Comme le monde matériel est un monde de dualités, il y a toujours deux faces à la médaille mais le fait est que s’il existe un aspect positif, il y a aussi un côté négatif. La dualité est la caractéristique  de l’existence matérielle et le véritable amour est au-delà des dualités.

 

Amour et illusion


Tristan Prévost: Pour revenir à ce que vous disiez précédemment, sur le fait que l’amour entre homme et femme est soumis à l’illusion plus que tout autre...

Jagadananda: Oui, parce qu’il est fondé sur le sexe. Autrement dit, le sexe est le moteur de la relation. Une relation fondée sur la seule attraction sexuelle n’est pas très consistance et ne dure pas. On le voit bien dans la société actuelle. Un homme se marie à une femme jeune, belle et attrayante. Vingt ans après, cette femme a vieilli et n’est donc plus si attrayante, il la quitte alors pour une plus jeune. C’est assez fréquent de nos jours. D’ailleurs, ce phénomène ne concerne pas que les hommes, on voit déjà depuis quelques temps, les femmes cougars (3) faire la même chose et rechercher de jeunes hommes.

L’attraction sexuelle est au fondement même de l’existence matérielle. C’est l’illusion qui mène le monde. L’illusion, car ce sont nos pulsions sexuelles qui sont à l’origine de  “l’amour”. Or, les pulsions sexuelles ne sont pas l’expression de l’amour mais de la convoitise. Ce soi-disant amour n’est que la projection de la convoitise. On est troublé par une femme  “comme elle est belle! Comme elle est attirante !” et, très vite, on désire jouir de son corps, avoir une relation sexuelle avec elle. Pour peu que l’attraction soit réciproque, l’illusion est parfaite. Se forme alors dans le coeur des deux amants le noeud de l’attachement que le Srimad-Bhagavatam décrit sous le terme de “hridaya granthi” , “le noeud du coeur” (voir SB 5.5.8).

Ensuite, l’illusion prend un autre aspect et s’amplifie. On forme “un couple si parfait” que l’on désire se marier et fonder un foyer. Et l’on accroît alors son illusion ; de “moi et ma femme” à “moi, ma femme, mes enfants, ma maison, ma terre, mes amis, ma richesse, mes biens, etc...” . Il se peut que lors de cette phase d’expansion, l’amour romantique entre l’homme et la femme s’étiole un peu car, après tout, la charge est immense et maintenir tout cela requiert un dur labeur. Voilà, une autre illusion:  penser que l’ “on a réussi” (on a réalisé tellement de choses ensemble..), alors qu’en réalité, on a fait qu’alourdir sa charge.

Face aux réalités quotidiennes de la vie de couple la quête d’amour idéal tourne vite court. En fait d’amour, l’homme est souvent accablé de désirs sexuels intenses,  des désirs sexuels que sa femme partage au début de la relation, mais la plupart du temps, -les besoins sexuels de la femme contrairement à ceux de l’homme sont soumis à de nombreuses fluctuations ()- , l’homme demeure souvent frustré.

Souvent, quand la phase romantique disparaît, beaucoup (et, selon les statistiques, la plupart sont des femmes [les ¾ des divorces sont demandés par les femmes]) décident de quitter le navire, de divorcer et de refaire leur vie.

Telle est l’illusion dans le monde matériel: s’imaginer pouvoir être heureux en créant un foyer. Mais le résultat est que l’inverse se produit. Il y a bien un peu de bonheur au début,  mais très souvent, avec le temps qui ronge, les contraintes parentales, la promiscuité, la charge financière, les vicissitudes de la vie quotidienne, ... il fond comme neige au soleil.

Tristan Prévost: Et pourtant chacun aspire à créer un foyer...

Jagadananda: Parce que chacun aspire au bonheur et que le bonheur est indissociable de l’amour. Il n’y a pas de bonheur sans amour. Chacun ressent le besoin pressant d’aimer et d’être aimé. C’est naturel. Mais dans le monde matériel ce besoin est condamné à demeurer inassouvi. 

 

 

Un besoin d’amour insatisfait

 

Tristan Prévost:  Pourquoi ce besoin est-il comme vous dites « condamner à demeurer inassouvi » ?

Jagadananda: Parce qu’il est fondé sur un leurre. Un leurre qu’entretient activement la société matérialiste moderne. Dominée par les gunas de la passion et de l’ignorance, elle occulte complètement cette vérité première de l’existence: plus on stimule la concupiscence, plus on s’éloigne de l’amour véritable, de celui qui comble véritablement le coeur. En réalité, toute la frustration ambiante provient du fait que notre propension naturelle à aimer demeure insatisfaite. Srila Prabhupada l’exprime clairement dans la préface du Nectar de la dévotion:

La cause profonde de l’insatisfaction actuelle provient du fait,  qu’en dépit de tout notre avancement matériel, notre tendance naturelle à aimer demeure inassouvie.” 

Si notre désir d’aimer demeure insatisfait c’est parce qu’il se porte exclusivement sur le corps et occulte complètement l’âme et ses besoins. Autrement dit, il se limite aux seuls liens corporels. Dès que l’on prend naissance - que l’on revêt un corps matériel- immédiatement, des liens affectifs s’établissent; en premier lieu,  avec l’endroit dans lequel on naît (le pays, la ville, la région), avec ceux qui nous ont engendré (son père et sa mère), mais aussi, ceux qui sont nés d’un même père et d’une même mère (ses frères et soeurs), ceux qui appartiennent à la même famille (ses grand parents, ses cousins, ses oncles et  tantes, etc...), et puis il y a aussi plus tard, les amis, les amours, le foyer que l’on fonde à son tour, et bien d’autres relations encore, générées de par nos occupations scolaires,  professionnelles, sociales, etc...Les gens conçoivent les relations affectives et amoureuses uniquement par rapport au corps matériel, mais ces relations fondées sur le corps revêtent un caractère illusoire et ne constituent donc pas réellement de l’amour. Toutes ces relations émanent de, et convergent vers un seul point: notre corps matériel et l’identité matérielle reliée à celui-ci. Mais puisque notre réelle identité est spirituelle - aham brahmasmi - leur fondement est donc illusoire et l’amour qui en résulte ne peut être que source de frustrations.

Il ne s’agit pas bien sûr de rejeter les liens corporels que l’on vient d’évoquer, ils sont naturels, mais il est capital de comprendre que ces liens matériels demeurent limités et temporaires, et ne sauraient répondre ainsi à notre réel besoin d’amour absolu.

L’enfant aime d’abord ses parents, partage ensuite cet amour avec ses frères et soeurs, et l’étend bientôt à toute sa famille, à son pays, au monde entier même. Mais à ce niveau encore, il est impossible de trouver satisfaction complète.”

        Préface du Nectar de la dévotion


Comment trouver alors une satisfaction complète? On ne peut le faire que si l’on tourne son amour vers Dieu, l’Âme Suprême, Sri Krishna:

Notre besoin d’aimer ne peut être combler qu’au contact de Krishna”

                   Préface du Nectar de la dévotion

Ici, dans le monde matériel, l’énergie provient du sexe,  dans le monde spirituel elle provient de l’amour. Ici l’amour est dénaturé et se manifeste sous la forme du sexe. Ce n’est pas de l’amour mais de la convoitise. L’amour est possible seulement avec Krishna, nulle part ailleurs.”

                   Srila Prabhupada à Seattle - 18 oct. 68

Nous sommes des âmes spirituelles, et en tant que telles, notre besoin d’amour est infini. Étant de cette nature (infinie),  notre amour ne peut être satisfait qu’au contact de l’Infini, Dieu Lui-même, Sri Krishna. Selon le grand poète vaishnava Vidyapati, le plaisir que l’on tire de la vie de famille et des amis, est insignifiant quand on le compare à nos réels besoins. Il compare ce plaisir à quelques gouttes d’eau dans le désert. Dans le désert, pour se désaltérer et se rafraîchir pleinement, il faut de l’eau en abondance, comme celle qui coule à flots d’une source vive. Cette source vive est Krishna. Quand la relation avec un être ordinaire (un jiva) ne représente que “quelques gouttes d’eau”, autrement dit, est limitée, la relation avec l’Être Suprême, Krishna,(ou Ses Avatâras et émanations plénières) elle, est infinie et insondable. Comme les Écritures le spécifient - Taittiriya Upanishad 2.7.1 - raso vai sah: Dieu, la Personne Suprême est le réservoir de toutes les relations d’amour.

On disait précédemment que l’amour entre les sexes était , plus que tout autre,  sous l’influence de l’illusion. Si  la relation amoureuse fascine l’homme et la femme, c’est parce qu’elle est porteuse d’une grande promesse, celle d’épancher leur besoin d’aimer et d’être aimer. Telle est l’aspiration de l’âme: aimer profondément, continuellement, purement et intensément. Ce qui caractérise le mieux dans le monde matériel ce genre d’amour est la passion amoureuse entre homme et femme.

Mais c’est aussi le plus grand leurre. Quand l’homme attend de la femme (et la femme de l’homme) qu’elle assouvisse pleinement son besoin d’aimer, il se trompe, tel un animal dans le désert qui s’élance à la poursuite illusoire de l’eau (le mirage).

On ne peut attendre d’une personne ordinaire -une âme infinitésimale - qu’elle comble toutes les aspirations du cœur; seul Krishna, Dieu, la Personne Suprême - l’ Âme Suprême - ,  est en mesure de le faire. Cette vérité est fondamentale mais demeure pourtant largement ignorée. Il est vrai que la conception de Dieu, trop rudimentaire et impersonnelle de la plupart des traditions religieuses,  ne permet pas de réaliser cette vérité. Seule la religion védique (plus connue -de façon trés partielle- sous le nom d’hindouisme) et spécifiquement le vaishnavisme, nous ouvre à cette vérité.

Une vérité qui n’est pas facile à saisir car elle requiert une connaissance et un niveau d’avancement spirituels élevés. Qui dit connaissance dit dissipation de l’ignorance ; tout comme la lumière dissipe les ténèbres. Lorsque l’être s’efforce d’atteindre au bonheur à travers le plaisir des sens (le sexe) il fait preuve d’une grande ignorance. Le plus grand des plaisirs dans l’existence matérielle est le plaisir sexuel. Mais comme on l’a déjà dit, c’est aussi la source de grandes souffrances. L’ignorance consiste donc à prendre la souffrance pour du plaisir.

En fait d’ignorance et de faux plaisirs, dans le Srimad-Bhagavatam le matérialiste avide de sexe est comparé au chameau. Le chameau adore mâcher des brindilles épineuses. Celles-ci coupent sa langue, son sang se mélange alors aux brindilles et le chameau est friand de ce mélange. Il savoure son propre sang. Il en va de même avec le plaisir sexuel. Pour produire une goutte de sperme il faut 80 gouttes de sang ().

Un autre animal incarne le matérialiste stupide : l’âne. Lorsqu’il approche sa femelle pour s’accoupler, l’âne doit subir ses ruades. Chez l’homme, comme dans toutes les espèces animales, le mâle a toujours plus d’appétit sexuel que la femelle. Cela le place souvent dans la position pénible de quémandeur vis-à-vis de la femelle. La femelle, elle, en dehors de certaines périodes particulières -les périodes de fécondité - ressent beaucoup moins (voir quasiment pas) de désirs sexuels. Alors hostile à toute relation sexuelle, elle doit faire face cependant aux demandes pressantes -voir agressives- du mâle qui vont parfois, même au sein du couple, jusqu'au viol (6).  

 

 

Le sexe, cause de souffrances

 

Le sexe ainsi, tellement vanté dans le monde matériel comme étant la plus grande source de plaisir, représente en vérité, pour beaucoup d’hommes et de femmes, une véritable souffrance. Cela provient, entre autre, du fait qu’il existe psychologiquement et biologiquement parlant une grande discordance sexuelle entre les deux sexes :  le désir masculin est à tendance pulsionnelle  - il vient directement, et de façon constante, de l’intérieur-,  quand le désir féminin, lui, est beaucoup plus nuancé, fluctuant, et conditionné par l’environnement extérieur. L’hormone mâle, la testostérone, appelée également “hormone du désir” fait de l’homme un esclave du sexe et un demandeur perpétuel . Cette hormone est aussi présente chez la femme mais en moindre quantité. Les deux sexes ne s’accordent donc que difficilement en ce qui concerne leurs besoins sexuels réciproques. La sexualité de la femme est “programmée” par la nature pour la procréation, autrement dit, pour la maternité (7) . La sexualité de l’homme, bien que liée, elle aussi, à la procréation, n’est pas assujettie, par contre,  à aucun cycle reproductif particulier; c’est ainsi que l’homme, contrairement à la femme, est toujours enclin à l’acte sexuel.

Nombreux sont les hommes et les femmes qui souffrent de ce décalage sexuel entre les sexes. Par exemple, après l’accouchement, alors que l’homme recherche toujours à avoir des relations sexuelles régulières avec sa conjointe, celle-ci fait face à une baisse très nette (voir extinction) du désir. Cela est dû au fait que son organisme, dans cette période, produit de la prolactine, une hormone anti-désir.

En poursuivant l’amour dans ce monde on est comme “l’âne après la carotte”.  Quand l’âne ne veut plus avancé son maître brandit une carotte au bout d’un bâton, l’âne avance alors pour attraper la carotte mais il ne l’attrape jamais car celle-ci avance en même temps que lui. Telle est notre position dans le monde matériel, on court après l’amour sans jamais pouvoir l’attraper,ou, quand il semble qu’on l’a enfin atteint, il disparaît brusquement . C’est pourquoi il y a tant de déceptions, de frustrations et de divorces.

Tristan Prévost: La relation entre les deux sexes que vous dépeignez est plutôt sombre.

Jagadananda: Cela dépend de quel point de vue on se place. Si l’on a pour objectif premier dans la vie de jouir des sens, c’est certain que tout cela est peu encourageant, mais si l'on cherche plutôt à cultiver le renoncement, ce point de vue est plutôt motivant.  C’est aussi le but rechercher par la nature et à travers elle, le Maître de la nature, Dieu, Sri Krishna:  nous décourager de poursuivre le bonheur au sein d'une vie de couple centrée sur la satisfaction sexuelle.

Dans le monde matériel les relations amoureuses sont altérées par le fait que chacun se croit le bénéficiaire légitime de tous les plaisirs - dont le sexe, le plus élevé d’entre tous les plaisirs (matériels) - quand c’est Dieu, Krishna, qui devraient l’être.

Tristan Prévost: Qu’est-ce que tout cela veut-dire concrètement ?

Jagadananda: Chacun de nos actes devraient être une offrande au  Seigneur:

«Quoi que tu fasses, que tu manges, que tu sacrifies et prodigues, quelque austérité que tu pratiques, que ce soit pour Me l'offrir, ô fils de Kunti»

                                      Bhagavad-gita 9.27

Krishna dit aussi dans la Bhagavad-gita “Je suis l’union charnelle qui n’enfreint pas les principes religieux” ; cela signifie que la fonction première de la vie sexuelle est la procréation et que les enfants qui naissent d’une telle union doivent être élevés dans la conscience de  Dieu. Telle est la réelle fonction de la vie sexuelle.

Tristan Prévost: Mais, êtes-vous conscient qu’une telle conception de la sexualité sera vivement condamnée par la majorité des gens, et en premier lieu, les spécialistes et les sexologues ? Ils la jugeront bien trop réductrice....

Jagadananda: Que le public en général rejettent toute restriction sexuelle n’a rien d’étonnant; quand on voit déjà que la  majorité des gens considèrent normal de massacrer les animaux pour le simple plaisir de leurs papilles gustatives, normal aussi, de s’intoxiquer, boire de l’alcool, fumer, ..., tout cela montre bien que l’on a à faire à une population dominée par l’influence de la passion et l’ignorance; dans ces circonstances que vaut l’opinion d’une telle population? De plus, quand on est sous l'emprise des gunas de l'ignorance et de la passion, on n’a pas d'attrait pour la conscience de Krishna et l'on ne voit donc pas l'intérêt qu'il y a à maîtriser ses sens. 

 

SUITE : Amour, sexe et illusion (2/6)

 

1) Tristan Prévost est un interlocuteur virtuel qui permet , sous la forme plaisante du dialogue, une exposition plus vivante et plus pertinente des idées.

2) Nombreux sont ceux et celles qui, à la suite d’une déception amoureuse, ont sombré dans l’addiction à l’alcool, au tabac, et à la drogue.

3) Une cougar désigne une femme, généralement de plus de 40 ans, qui cherche ou fréquente des hommes plus jeunes, typiquement ayant au moins huit ans de moins qu'elles. Nombre de cougars avérées ont pour partenaire un homme qui a 18 ou 20 ans de moins qu'elles. Ces hommes sont généralement appelés des toy boys ou des Lionceaux. Ce sont des femmes célibataires, indépendantes et qui entretiennent leur corps mais leur principale caractéristique reste qu'elles aiment prendre l'initiative en termes de séduction (en solitaire ou à plusieurs, de façon occasionnelle) et garder le contrôle (bien qu'il arrive qu'elles prennent plaisir à être abordées). Le nom de "cougar" tient ses origines du félin du même nom.

4) Les femmes sont soumises aux variations du cycle hormonal qui influencent leur libido. On constate qu’ en général  les hommes sont plus souvent demandeurs que les femmes… Et en tout cas plus régulièrement. Les femmes connaissent parfois des périodes passagères de fort désir (liées aux cycles hormonaux) et des périodes de baisse de désir sexuel, notamment liées à la grossesse et à l'accouchement.

5) 80 gouttes de sang selon l’Ayur Veda.  La science moderne, elle, considère qu’il faut 40 gouttes de sang pour créer une goutte de sperme.

6) En 2010, au tel 3919(service violence conjugale info) sur "plus de 40 000 appels traités, 5,3% des victimes ont déclaré des violences sexuelles et près de la moitié (de ces dernières) avait subi un viol conjugal", a écrit la FNSF (Fédération Nationale Solidarité Femmes), qui fédère 69 associations d'aide aux femmes victimes de violences.
              Source lexpresse.fr

7) Il est vrai que l’utilisation massive de contraceptifs a sérieusement brouillé les cartes. Elle a favorisé la conception hédoniste de la sexualité au détriment de sa fonction première, la procréation. Mais, bien que l’homme moderne, ignorant de nature et concupiscent, fasse tout ce qu’il peut pour détourner la sexualité de sa fonction première, il doit savoir que la nature (étant sous l’égide de Dieu) est bien plus forte que lui. Quand on la défie, dit-on, la nature se venge. C’est ainsi que la prise de la pilule contraceptive n’est pas si anodine pour la santé que les spécialistes veulent bien le dire ; outre les effets secondaires communs - mal de tête, prise de poids, seins douloureux, nausées -, la pilule peut être aussi mortelle - cancer du sein, du col de l’utérus, du foie, etc.. 

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kogulan 04/02/2012 14:33


Le sexe = Souffrance Mais dans ce kali yuga pour les gens c'est: sexe = plaisir.


Une fois, lorsqu'un camarade de classe parler de sexe, en cours,  j'ai dit au prof que ce n'était pas bien, le prof me dit "qu'est qui n'est pas bien ?" , il me dit
que tout le monde le fait ou va le faire (rapports sexuels). J'ai dit que  "nous sommes pas des animaux" puis le prof me dit, "il a juste parler de
sexe".


Je lui ai répondu  que : "En france des filles tombent enceinte très tôt (13ans) et même  avant, j'ai dit ce n'est pas bien et que en Inde et au Sri lanka, si une fille fait
de telle chose ce serait la mort pour elle" (elle seraient rejeter par tout le monde ...etc...). La majorité des filles préservent leurs viriginité en inde ou au sri lanka.Puis une
fille d'à coté me dit " On est en France", j'ai dit au prof que "la France = Animaux". Le prof me dit " Je t'interdit de dire ça, tu as ta
culture, nous avons notre culture, on accepte ta culture et il faut  accepter la nôtre." Je me suis dit que ce n'est pas une culture, un comportement animale, ne peut pas être
une culture.


Je lui ai dit que dans la religion, il est dit d'avoir des rapports sexuels, uniquement dans le cadre du mariage.


Le prof me répond que ça, c'est autre chose, tout le monde a le droit à une sexualité.


Il y a des parents qui veulent pas que leurs enfants fassent ces bétises, mais même l'école encourage cela !


Il faut avoir du courage pour envoyer ses enfants à l'école, car c'est à cause de cette influence que les enfants abdandonnent la religion et prennent de
mauvaises habitudes.


Même l'école est devenu démoniaque !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Jagadananda 04/02/2012 18:49



 


Cher Kogulan,


Votre anecdote est très significative. Oui vous avez raison « L’école est devenue démoniaque ! » Srila Prabhupada comparait souvent le système
éducatif moderne a un abattoir. Il détruit les bonnes qualités en nous en nous « éduquant » à vivre comme un bon matérialiste ignorant et concupiscent qui fonde sa vie sur un mode de
vie hédoniste, le mode de vie occidentale. La véritable éducation qui doit conduire aux développements des qualités de vertu ( maitrise de soi, tolérance, foi en Dieu, respect des autres et de
soi, etc..voir la Bhagavad-gita ) qu’on retrouve à l’origine dans la culture védique, est littéralement foulée aux pieds par ceux qui sont censés
« éduquer » les jeunes élèves, au profit des qualités démoniaques ( l’inverse des qualités de vertus : l’abandon au plaisir des sens, l’athéisme, etc...) . Votre anecdote en
témoigne de façon éloquente.


 


Quant à votre remarque sur la culture elle est très pertinente. Qu’est-ce qui caractérise la culture occidentale (qui étend malheureusement sont influence de plus
en plus sur le monde), sinon son absence de culture ? Srila Prabhupada ironisait volontiers sur l’idéal de la culture occidentale : « les femmes nues, l’alcool, la viande et les
casinos ». Une telle civilisation dit-il s’apparente plus à une société « d’animaux raffinés » qu’à véritablement une société dite éduquée et civilisée. De plus, l’éducation
moderne est très dangereuse car elle encourage activement le vice et détruit la vertu.


 


Malheureusement la culture occidentale avec ses archétypes hédonistes dégradés prend de jour en jour de plus en plus d’influence dans le monde (même en Inde et au
Sri Lanka comme ailleurs) et conduit ainsi de plus en plus de gens en enfer.


 


C’est pourquoi il est important pour se protéger de comprendre ce qu’est une culture véritable. C’est ce que j’ai voulu présenter dans cette série d’articles
« Amour, sexe et illusion ». Merci pour l’intérêt que vous semblez y porter.