Srila Prabhupada

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Amour, sexe et illusion

Le Karma, une justice infaillible

 

Publié par BBT



 

Dans le verset suivant du Bhagavatam (3.9.42) le Seigneur Krishna répond à Brahmâ - le "créateur en second" (1) -  après que celui-ci  Lui est adressé de trés belles prières en vue , avant la création de l'univers, d'être investi de puissance par le Seigneur. Krishna dit : " Je suis l'Âme Suprême, l'Âme de tous les êtres, le maître suprême et le plus cher entre tous. Les hommes s'attachent à tort aux corps grossier et subtil, quand en vérité ils ne devraient s'attacher qu'à Moi seul. "

Le commentaire suivant de Srila Prabhupâda est particulièrement brillant. Il développe et étaye les propos du Seigneur, établissant le Seigneur Krishna comme le suprême objet d'amour pour tous les êtres. Ignorer cette vérité fondamentale, c'est d'une part, se condamner inutilement à croupir, vie après vie, dans le monde matériel, et d'autre part, se priver du plus grand des bienfaits auquel les êtres aspirent au plus profond de leur coeur:  connaître le véritable amour
.
 
 
SRIMAD-BHAGAVATAM



CHANT 3
 

CHAPITRE 9
 
Les prières de Brahma
en vue de la création


VERSET 42

aham ātmātmanāḿ dhātaḥ
preṣṭhaḥ san preyasām api
ato mayi ratiḿ kuryād
dehādir yat-kṛte priyaḥ
 
 

TRADUCTION
 
" Je suis l'Âme Suprême, l'Âme de tous les êtres, le maître suprême et le plus cher entre tous. Les hommes s'attachent à tort aux corps grossier et subtil, quand en vérité ils ne devraient s'attacher qu'à Moi seul. "
 
    TENEUR ET PORTEE

   Le Seigneur Suprême, la Personne Souveraine, est le plus cher de tous les êtres, qu'ils soient conditionnés ou libérés. Lorsqu'une personne ignore que le Seigneur incarne le véritable et unique objet de son affection, on la compte parmi les âmes conditionnés, et lorsqu'elle a parfaitement conscience de cette vérité, on la tient alors pour libérée. Il existe, en outre, divers degrés de perception de la relation qui nous unit au Seigneur, selon que nous réalisons pourquoi le Seigneur Suprême représente l'objet de la plus profonde affection pour tous les êtres. La raison exacte nous en est donnée dans la Bhagavad-gita, mamaivâmso jîva-loke jîva-bhûtah sanâtanah: les êtres distincts font éternellement partie intégrante du Seigneur Suprême (Gita 15.7). L'âme distincte est appelée ât, tandis qu'on désigne le Seigneur du nom de Paramâtmâ. L'âme infinitésimale est aussi qualifiée de brahman quand le Seigneur est appelé Parabrahman ou Paramesvara (îsvarah paramah krsnah Bs 5.1). Les âmes conditionnées, qui n'entendent rien à la réalisation spirituelle, considèrent le corps de matière comme étant l'objet le plus cher. Et de là, ce concept s'étend à tout le corps, de manière convergente aussi bien que divergente (3). Mais l'attachement pour le corps et pour ses expansions -les enfants, les proches, etc.- se développe à partir de l'être véritable, de l'âme. Même le corps du fils le plus cher perd tout attrait lorsque l'âme le quitte. Ainsi, l'étincelle de vie, ce fragment éternel de l' Etre Suprême, représente le fondement réel de toute affection, et non pas le corps. L'Etre total représente le fondement réel de l'affection pour tous les êtres distincts, car ces derniers font partie intégrante de Sa Personne. Or, celui qui a oublié le principe fondamental de son amour pour tout ce qui existe ne connaît qu'un amour indécis, car il vit sous l'emprise de mâyâ. Plus il se laisse affecter par le principe de mâyâ, plus il se détache du principe fondamental de l'amour. A vrai dire, nul ne peut véritablement aimer qui ou quoi que ce soit à moins d'être parvenu à maturité dans le service d'amour du Seigneur.
 
 
 
 
Le verset que nous étudions met l'accent sur le fait de diriger notre amour sur la Personne Suprême. Et le mot kuryat, signifiant "il faut avoir (cet attachement)", revêt à ce propos une grande importance, puisqu'il implique que nous devons développer un attachement de plus en plus profond pour le principe de l'amour. L'influence de mâyâ agit sur les fragments spirituels que sont les êtres distincts, mais elle ne saurait souiller l'Ame Suprême, le Paramâtmâ. Les philosophes mayavadis, qui reconnaissent l'influence de mâyâ sur l'être distinct, désirent se fondre dans l'existence du Paramâtmâ; mais parce qu'ils n'éprouvent pas d'amour véritable pour Celui-ci, ils demeurent à jamais prisonniers de l'influence de mâyâ, et incapables ne serait-ce que de s'approcher du Paramâtmâ. Leur inaptitude provient uniquement de leur manque d'affection pour le Paramâtmâ. Un riche avare ignore comment faire usage de ses richesses, si bien qu'en dépit de sa fortune, son comportement avaricieux l'enferme à jamais dans la pauvreté. Par ailleurs, une personne sachant utiliser la richesse peut rapidement devenir fortunée, même si elle ne possède que de maigres économies.
 
Les yeux et le soleil se trouvent intimement liés, car sans la lumière du soleil, les yeux restent incapables de voir. Mais les autres parties du corps, qui, elles, dépendent du soleil pour la chaleur qu'il leur fournit, tirent davantage parti du soleil que les yeux. Et à moins d'affectionner le soleil, les yeux ne peuvent supporter ses rayons; en d'autres mots, ils ne peuvent saisir l'utilité des rayons solaires. Pareillement, les philosophes empiristes, malgré leur connaissance théorique du Brahman, ne savent pas faire usage de la miséricorde du Brahman Suprême du fait de leur manque d'affection pour Lui. Tant de philosophes impersonnalistes demeurent indéfiniment sous l'influence de mâyâ pour la simple raison que, malgré leur intérêt pour la connaissance théorique du Brahman, ils ne développent aucune affection pour Lui, et qu'ils ne peuvent pas davantage évoluer dans ce sens, la méthode qu'ils emploient étant défectueuse. Un adorateur du Soleil, même privé de la vue, peut contempler le deva-maître de l'astre du jour, fût-ce à partir de la terre, alors que celui qui ne porte aucune dévotion au Soleil ne peut supporter l'éclat de ses rayons. De même, celui qui pratique le service de dévotion, même s'il n'est pas un ânî , peut voir en lui-même le Seigneur Suprême, du fait de l'amour pur qu'il Lui porte. En toutes circonstances, on doit s'efforcer de cultiver son amour pour Dieu, car ceci aura pour effet de vaincre toute adversité.
 
 


(1) Les vedas expliquent que le créateur premier de toute la manifestation matérielle est le Seigneur Suprême Lui-même, Kâranodakasâyî Visnu, et qu'Il investit Sa puissance en Brah, Son pur dévot et le premier être créé, afin que celui-ci participe à la création, et L'assiste ainsi dans la création secondaire. Ce processus de la création est décrit dans le chapitre 10 du troisième chant du Bhagavatam, intitulé "Les divisions de la création".

 
(2) Sri Brahma-samhitâ
5.1

īśvaraḥ paramaḥ kṛṣṇaḥ
sac-cid-ānanda-vigrahaḥ
anādir ādir govindaḥ
sarva-kāraṇa-kāraṇam

"Krishna est Dieu la Personne Suprême Govinda. Il possède un corps spirituel éternel, plein de félicité. Il est l'origine de tout. Il n'a pas d'autre origine. Il est la Cause de toutes les causes."

(3) "...ce concept (voulant que l'on considère le corps de matière comme étant l'objet le plus cher) s'étend à tout le corps, de manière convergente aussi bien que divergente".

 Le  terme  "convergent" s'applique  pour désigner un niveau de conscience purement égocentrique (animal ou bien humain, mais trés primaire) où est l'être reste limité  dans son champ de préocupations personnnelles, uniquement, à son propre corps. Le terme "divergent" s'applique pour désigner un niveau de conscience plus étendu, où son champ de préocupation s'étend également aux autres, d'abord ses proches immédiats, mais aussi sa communauté éthnique, sa communauté religieuse, etc.., etc.., son pays,.... jusqu'au monde entier voir l'unives entier. Quoiqu'il en soit, le deuxième niveau de conscience "divergent" n'est qu'une extansion du premier "convergent" et tourne autour d'une conception matérielle de l'existence (
aham mameti - je suis ce corps matériel et tout ce qui émane de lui, de prêt comme de loin, m'appartient).

   A l'opposé d'une telle conception étriquée et mesquine de l'existence, on retrouve le niveau de conscience
aham brahmasmi : je suis une âme spirituelle éternelle, partie intégrante de Dieu - je n'appartiens pas à ce monde de matière et suis différent de mon corps de matière- et ma constitution originelle est de Le servir.



*** RIEN DE TEL POUR NOURRIR L'ÂME, QUE DE LIRE LE BHAGAVATAM ***            











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