Srila Prabhupada

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Amour, sexe et illusion

Le Karma, une justice infaillible

 

Publié par Jagadananda

 

Christophe et Angélique

 

Comme ils étaient heureux d'emménager dans ce nouvel appartement ! C'était la première fois que Christophe et Angélique étaient propriétaires, et l'immeuble résidentiel de trois étages dans lequel se trouvait leur appartement, était situé allée Clémencet, dans un quartier tranquille et prisé du Raincy, en Seine-Saint-Denis. A 28 ans, Christophe Le Tessier, était patron d'une entreprise de systèmes de sécurité et de télésurveillance. Il avait travaillé dur pour cela. Au début, il y a quatre ans, avec son ami d'enfance et associé Romain, ils n'avaient récolté que des dettes, mais heureusement, après quelques temps, le vent avait tourné, et l'affaire, à présent, avait le vent en poupe. Angélique Péry, 27ans, elle, travaillait comme serveuse dans un café-restaurant proche.

De l'avis de leur entourage, Christophe  et Angélique  "formaient un trés beau couple" . Ils étaient trés amoureux et remplis de projets communs. S'ils étaient beaux physiquement, Christophe et Angélique étaient aussi appréciés pour leurs qualités morales. Christophe était courageux, travailleur, et dédié à sa petit famille (qui allait d'ailleur s'agrandir, car Angélique attendait un enfant pour décembre). Il était un (futur) mari attentionné et un père affectueux, et était aussi, selon ses amis, "la gentillesse incarnée", "avec toujours un petit mot gentil pour eux". Christophe, dès le début de sa rencontre avec Angélique, avait considéré Océane, 7 ans, la fille qu'Angélique avait eu d'un premier mariage, comme sa propre fille. Et il était aux anges depuis qu'il avait appris qu'Angélique était enceinte et devait donner naissance à une petite fille - qu'ils avaient prénommé Jade- en décembre. Angélique était pleine de vie et souriante, tout l'émerveillait. Elle était gentille, jamais médisante, et trés généreuse, loyale, fidèle en amitié.  Quand le couple recevait, le vendredi et le samedi, ils mettaient leurs hôtes bien à l'aise, riant et plaisantant volontiers avec eux . Tout cela, faisait que leur compagnie était appréciée de tous.

De tous...ou presque. Car pour Mr Bertin, le voisin du dessous, les choses étaient bien différentes. Il avait vu d'un trés mauvais oeil l'installation de la jeune famille au dessus de chez lui. D'un mauvais oeil, ou, plus exactement, d'une mauvaise oreille, car dès le début Claudy Bertin s'était plaint du bruit que faisaient ses voisins. Âgé de 55 ans et retraité de la RATP, il vivait chez son vieux père malade de 80 ans, un officier retraité de la police. Reclu et dépressif (il prenait des anti-dépresseurs), gardant ses volets clos nuit et jour, Claudy Bertin apparaissait, pour les voisins qui le croisaient parfois, comme "quelqu'un de rigide et froid"  et "d'irascible".  Bien que décrit comme  "bien élégant et trés poli" par les commerçants de la boutique de retouches où il se rendait souvent, Claudy Bertin était aussi peu bavard. Son voisin, Mr Amiach,  remarquait que "chaque fois que son père cherchait à engager le dialogue, lui coupait court" .

 On ne savait pas grand chose de Mr Bertin car il ne parlait pas souvent. Il vivait replié sur lui-même. Et quand il le parlait c'était pour râler, se plaindre et critiquer ses voisins. Ceux-ci le décrivaient comme "peu intégré à l'immeuble". Il disait lui-même qu'il ne supportait plus "l'agressivité des gens", et qu'il "avait hâte d'aller s'établir en Normandie pour fuir la banlieue parisienne". Mr Bertin vidait les poubelles de ses voisins pour vérifier s'ils triaient bien leurs déchets, et se disputait régulièrement avec eux pour une place de parking. Mais surtout, et ses voisins s'en inquiétaient, Bertin, de plus en plus, partait dans des délires de persécution. Il disait dans sa paranoïa que Christophe avait installé des petites caméras infrarouges chez lui pour l'espionner, qu'Angélique (enceinte de sept mois !) déplaçait les meubles toute la journée, qu'il ne pourrait rien contre eux car ils avaient "une vingtaine d'avocats", qu'ils le traitaient souvent de "nullard".

Ses voisins du dessus devinrent pour Bertin une obsession. Les travaux qu'ils entreprirent avant d'aménager furent sans aucun doute l'incident déclencheur. Pourquoi parler "d'incident" à propos de simples travaux d'aménagement? C'est que pour l'égocentrique Bertin, il n'était pas acceptable qu'il y ait du bruit au-dessus de SA tête. Que ces travaux fussent nécessaires ne le concernait pas! Comment osait-on perturber SA tranquilité!!

Après cela, Bertin en vint à guettter le moindre bruit provenant de la famille Le Tessier. Pour un rien -une fourchette tombée au sol, une chaise déplacée, le rire de la petite Océane, Angélique rangeant ses courses -, Bertin s'emportait. Il hurlait alors des insanités, cognait au plafond, et montait frapper à leur porte pour se plaindre du "bruit insupportable". Il était bien décidé à leur pourrir la vie.

 Bertin se rendit trois fois au commissariat pour déposer une main courante et trois fois il se plaignit que "ses voisins étaient trop bruyants", mais aussi, "qu'ils l'espionnaient en permanence" (les fameuses caméras infrarouges). De son côté, Angélique Péry se rendit également au commissariat pour y déposer une main courante. Elle se plaignit de "harcèlement continuel" aux policiers. Elle leur dit qu'elle avait de plus en plus peur de son voisin. Surtout, depuis qu'il l'attendait le soir à la porte d'entrée, quand elle revenait de son travail, le regard rempli de haine, en l'invectivant et la menaçant de mort: "Je vais vous tuer, vous entendez? Je vais vous tuer !". En se rendant au commissariat, Angélique, naturellement, espérait que les policiers interviendraient pour la protéger. Mais, le policier qui prit sa déposition lui dit que "les faits n'étaient pas allés assez loin pour justifier une intervention". "Mais que faut-il de plus ? " se demanda Angélique, perplexe, "j'ai quand même reçue des menaces de mort de la part de Bertin!" 

Pauvre Angélique! Quand elle sortit du commissariat ce jour-là, elle était loin d'être rassurée. Elle ne comprenait pas vraiment pourquoi la police ne se décidait pas à intervenir.  Jusque-là, elle avait été plutôt confiante dans la capacité de la police de son pays de la protéger. Cela l'avait réconfortée d'entendre le Président de la République Francaise, Mr Nicolas Sarkozy, déclarer solennellement à la télévision : "Je ne tolèrerai jamais qu'en France s'installe un climat de violence, je m'engage à faire tout ce qui est en mon pouvoir pour que chaque citoyen et chaque citoyenne français soit pleinement protégés,.... blablabla...., blablabla.....". Elle n'avait pas compris dans sa naïveté, que la politique et les actes sont deux choses différentes, qu'un politicien cherche avant tout à détenir le pouvoir et à conforter sa popularité, et s'embarrasse peu de savoir si ce qu'il dit est vrai ou pas, tant que ses propos rassurent le peuple et assurent sa réélection.

Elle n'avait donc plus aucune réelle protection, ni pour elle, ni pour son futur mari, ni pour ses enfants (dont la petit Jade qui devait naître bientôt). La bête furieuse qu'était devenu Bertin, préparait, dans la pénombre de sa tanière, juste en dessous d'eux, sa terrible vengeance, et bientôt, comme il le clamait volontiers, s'ils n'arrêtaient pas d'eux-mêmes, il avait de toute façon "les moyens de les faire taire."

Le bruit était-il donc la cause véritable de la haine sourde que Mr Bertin vouait à ses voisins? Selon le psychiatre Serge Bornstein, comme pour d'autres personnes, le bruit invoqué par Mr Bertin n'était pas la cause primordiale de son profond ressentiment vis-à-vis de la famille Le Tessier, ce n'était qu'un  prétexte. La véritable cause était ailleurs, dissimulée. Elle prenait naissance à la racine d'un mal beaucoup plus insidieux, perfide et destructeur : une envie extrême (1) . Claudy Bertin, dans sa perversité,  prenait plaisir à harceler ses voisins. Les pervers,  comme on le sait, sont des dissimulateurs et des manipulateurs, qui s'appliquent, afin d'arriver à leur fin, à inverser les rôles, à faire passer leurs victimes pour les coupables, et eux, les coupables, pour les victimes. La famille Le Tessier, dans cette histoire étaient bien les victimes. Ils n'étaient pas de bruyants fêtards, indifférents au voisinage. Comment auraient-ils pu l'être? Christophe était son travail à 7 h, chaque matin, et Angélique déposait sa fille à 8 h 20 à l'école, avant d'aller travailler. Christophe et Angélique avaient une vie sociale normale, et conviaient parfois des amis à diner, mais là aussi, même si l'on entendait bien un peu de bruit, ce n'était pas du tapage nocturne. Et puis, était-ce la faute de la famille Le Tessier si l'isolation acoustique de l'immeuble était insuffisante ? Quoiqu'il en soit, la situation ne justifait aucunement que Bertin s'acharne ainsi sur ses voisins. Il aurait dû stopper cette escalade de la haine au profit du dialogue - directe, ou à travers un médiateur- avec ses voisins, dans le but de trouver une solution objective pour les deux parties. La famille Le Tessier aurait certainement accepté tout autre issue plutôt que ce harcèlement continuel dont les affligeait Claudy Bertin. Le véritable harcèlement moral que Bertin leur faisait subir leur pesait beaucoup, et ils en parlaient souvent à leur entourage, et même, pour Angélique, jusqu'à son lieu de travail. Angélique disait ainsi qu'elle n'aimait plus dorénavant cet appartement, et qu'elle envisageait sérieusement de le mettre en location pour partir vivre ailleurs.

Mais non, Bertin préféra à la concertation et au dialogue, une animosité stupide et irraisonnée. Il existait certainement d'autres alternatives. Et, dans l'immédiat, pourquoi, si le bruit importunait Bertin autant que cela, ne pas utiliser de simples boules Quiès?

Mais, en vérité, si Claudy Bertin ne cherchait pas à apaiser la situation, mais plutôt à l'attiser, c'est que cela l'arrangeait. C'était un véritable exutoire à ses démons intérieurs: une envie et une jalousie extrêmes. Plus il épanchait sa haine et son envie dans un harcèlement continuel, plus celles-ci s'amplifiaient. C'était comme verser de l'essence sur le feu. Une feu qui risquait avant peu de se transformer en véritable brasier et d'engloutir tous les protagonistes. 

 

Pourquoi tant d'envie et de jalousie chez Claudy Bertin? C'est que Claudy Bertin, de par son caractère et sa situation personnelle, était l'antithèse de ses voisins. La famille Le Tessier était ouverte sur le monde quand lui, Bertin, à l'image de ses volets toujours clos, vivait enfermé sur lui-même. La famille Le Tessier respirait l'entrain et la joie de vivre. Ils étaient entourés d'un cercle d'amis aimants et dévoués, qu'ils recevaient régulièrement chez eux, et avec lesquels ils riaient volontiers et prenaient du bon temps. Christophe était un jeune patron dynamique à la tête d'une entreprise d'alarmes prospère. Quand lui, Claudy Bertin, pauvre retraité désoeuvré, vivait seul chez son vieux père malade (à 55 ans!), dépressif, terré comme un animal dans la pénombre, sans femme, sans enfants, sans amis, sans amour, sans occupations, sans plaisirs, ...sans rien d'autre que l'ennui profond d'une vie désespérément vide... Et, en plus, il fallait qu'il supporte de les entendre vivre et rire!! De les voir heureux et épanouis !! De les voir aimés, entourés et choyés!! Le psychiatre Serge Bornstein, l'expliquera ainsi: "Il y a une rage sourde qui monte qui monte, et puis, un beau jour, il n'en peut plus. C'est pas possible qu'ils soient aussi heureux ! Et lui, un pauvre homme abandonné dans une atmosphère lugubre. Il explose ! Et puis c'est le drame...."

 

Et puis c'est le drame...
 

Pour la première fois, ce soir du vendredi 9 octobre, Christophe et Angélique ont invité à diner Olivier et Pascale , un couple qui habitait Le Raincy. Olivier, 48 ans,  est cadre, et Pascale, 47 ans, a ouvert deux instituts de beauté en Seine-Saint-Denis. Ils forment avec leurs trois enfants - deux filles de 17 et 7 ans et un garçon de 22 ans -, une famille recomposée. Lucie, leur fille de 7 ans est une camarade de classe d'Océane.

La soirée se déroule bien. Angélique, enceinte de 7 mois est un peu fatiguée mais heureuse. Lucie et Océane sont en train de jouer dans une des chambres.  Il est 22h30 quand la soirée va basculer. Installés sur le canapet, ils discutent tranquillement quand, soudain, ils entendent frapper violemment à la porte. Christophe, se lève pour aller voir. C'est encore Bertin. Il lui dit qu'"ils font trop de bruits, qu'il ne peut pas dormir et qu'ils doivent cesser immédiatement". Christophe répond à Bertin qu'il ne comprend pas, que tout est calme dans l'appartement (2).  Mais Bertin ne veut rien savoir. Il quitte le palier de Christophe et Angélique, furieux. De retour dans son appartement Claudy Bertin est fou de rage. Comme un lion en cage, il fait les cent pas dans son petit trois pièces. Ce soir-là, le bruit lui est devenu insupportable. Les rires de ses voisins heureux, il ne peut plus les entendre.

Cette fois le temps est venu de mettre ses menaces à exécution! Il saisit son pistolet automatique de 9 mm et monte à l'étage. Désormais, rien ne pourra l'arrêter. Il frappe de nouveau à la porte. Dès que Christophe ouvre la porte Bertin l'abat de quatre coups de feu. Christophe s'effondre, mortellement atteint. Angélique se rue alors vers l'entrée, et tombe nez-à-nez sur Bertin qui tire à vue sur elle. Deux coups de feu claquent. Grâvement atteinte, Angélique s'écroule. Dans sa folie meurtrière Bertin ne s'arrête pas là, il pénètre dans l'appartement et se dirige vers le salon où se trouve l'autre couple. Terrorisés, c'est leur mort personnifiée qu' Olivier et Pascale voient se jetter sur eux. Ils comprennent vite qu'elle sera leur sort. A genoux, ils supplient le tueur de les épargner. Mais Bertin, n'a cure de leurs supplications. Il tire encore deux fois, chacun une balle dans la tête. Quatre corps gisent sur le sol et baignent dans leur sang. Bertin quitte l'appartement aussi vite qu'il est arrivé. Il descend à l'étage pour retourner chez lui.

Au même moment, Océane et Lucie qui étaient restées terrer dans une des chambres, effrayées par "des bruits de pétards", sortent et découvrent le massacre. Océane se penche sur sa mère qui est à quatre pattes, le ventre en sang. Elle essaie de comprendre ce que sa mère balbutie, mais n'y arrive pas. Et puis Angélique lance des cris déchirants qui retentissent dans tout l'immeuble: "Au secours! Sauvez mon bébé! Au secours! Sauvez mon bébé!"....

Il est 23h 45 quand les policiers arrivent sur place, bientôt suivis par les pompiers, puis le SAMU. Les médecins du SAMU constatent vite qu'il n'y a plus rien à faire pour Christophe, Olivier et Pascale. Tous trois sont morts. Un petit espoir subsiste pour Angélique. Elle est prise en charge par une ambulance qui roule à vive allure vers l'hopital. Mais rapidement on constate qu'il n'y a plus rien à faire pour elle aussi. Il subsiste bien un petite espoir de sauver Jade, mais en vain...

Claudy Bertin dans sa folie meurtrière vient de massacrer quatre personnes et un bébé. Ignorant ce qu'il est advenu de l'assassin, et craignant qu'il n'agisse de nouveau,  la police fait appel à sa section d'élite. Rapidement, les voisins dirigent les policiers vers l'appartement de Claudy Bertin. La porte de son domicile après quelques temps est défoncée par la police...pour constater que Bertin est mort déjà depuis un bon moment. En fait,  dès son retour chez lui, après avoir accompli ses crimes, Claudy Bertin n'aura pas supporté d'être confronté à la justice et aux conséquences de son crime.  Retournant son arme contre lui, Claudy Bertin s'est tiré une balle dans le coeur. Le démon de l'envie vient de tueur six personnes.

                      SUITE: Remédier à l'escalade de la violence

 

(1) L'envie: (selon définition relevée dans lexilogos.com) 2. Péj. Tendance négative, passion mauvaise qui consiste à s'affliger de la réussite ou du bonheur d'autrui, et pouvant aller jusqu'à lui désirer du mal et chercher à lui nuire.

(2) Il n'y avait pas de tapage ce soir-là dans l'appartement, juste deux couples qui passaient une soirée normale entre eux.

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ludovic 14/12/2015 22:14

bonsoir je vous remercie de votre sujet sur ma soeur ainsi que ma mere on n'oubliera jamais ce drame je suis le frere d angelique merci infiniement je tapper ce soir angelique et le nomd e famille de moi ma soeur et mes frere et soeur et cet article que j'ai jamais vu me touche beaucoup car ma soeur aurait pu vivre encore mais il sont aps pu la reanimee t le fait que jade etait dans son ventre na pas pu voirle jour merci encore a tous gros bisou ludovic

jean claude 15/12/2015 17:20

Bonsoir Ludovic. C'est émouvant pour moi de pouvoir vous parler.Ce drame affreux du meurtre barbare de votre soeur m'a beaucoup touché et c'est pourquoi j'ai voulu écrire cet article. C'est un bonheur de savoir qu'il vous a ému, vous et votre mère.Gros bisous.
Jean claude Vayssettes (Jagadananda)

nrsimhananda 12/06/2010 09:08



Eh bien , quel horreur cette histoire. De quoi donner envie de retourner dans le monde spirituel! J'attends avec impatience le commentaire....



pascal 23/03/2016 00:38

angelic et christophe mon amis de toujours j' espère ya moins de pourris la bas .
vous êtes toujours la !

pascal 23/03/2016 00:35

angelic et christophe mon amis de toujours j' espère ya moins de pourris la bas .

Jagadananda 12/06/2010 18:58



Je suis bien conscient que l'on puisse être étonné que ce genre d'histoire soit publié dans retour-a-krishna, mais personnellement je suis trés sensibilisé à la
détresse des gens et aux drames terribles auxquels ils sont confrontés régulièrement dans la société actuelle. Cette histoire en particulier, de ce jeune couple resplendissant de vie, sauvagement
assassiné par un détraqué, m'a particulièment touché. Ce qui m'a touché  dans cette histoire est qu'elle met en relief les redoutables tares et manques de la société moderne: l'envie, la
haine, la folie, l'égoïsme, l'inertie,...et en même temps la condition d'insécurité et de vulnérabilité des gens qui y sont régulièrement confrontés. Et du même coup cette histoire doit nous
insiter plus que jamais à prendre refuge en Dieu à travers la pratique du service de dévotion et plus particulièrement le chant de Ses saints noms: le maha-mantra Hare Krishna. Le seul et
véritable refuge qui existe et que cet âge de kali, particulièrement obscure et dangereux, met encore plus en évidence.


 


C'est pourquoi cet article "Le drame du Raincy et le démon de l'envie" ne doit pas être lu sans sa suite "Remédier à l'escalade de la violence" qui apporte la
solution proposée par Krishna, les Achâryas et les Ecritures . La raison d'être d'un tel article est de nous sensibiliser à  la détresse humaine et en même temps nous insiter à trouver une
solution sérieuse à cette terrible situation. La solution sérieuse c'est, comme l'explique la suite de l'article "Remédier à l'escalade de la violence", prendre refuge dans la conscience de
Krishna et plus spécifiquement même dans le maha-mantra Hare Krishna. C'est quelque chose que j'expérimente moi-même dans ma vie: le chant du maha-mantra m'apporte (toute proportion gardée avec
mon niveau d'avancement spirituel qui est ce qu'il est) un réconfort et un refuge unique .





"Remédier à..." explique que seul le chant du maha-mantra, le sankirtana (comme l'explique la conversation fort instructive que Srila Prabhupada a eu avec le
lieutenant Mozee de la police de Chicago),  est capable de nous sauver d'une situation qui au fur et à mesure de l'avancé de l'âge de Kali devient de plus en plus incontrôlable et
redoutable.



Ces drames qui malheureusement sont devenus monnaie courante à travers le monde sont là pour nous rappeler que l'on a rien à faire dans ce monde matériel,
le monde où selon le Srimad-Bhagavatam "il existe un danger un chaque pas". Il faut prendre refuge en les Pieds-pareils-au-lotus du Seigneur Krishna et avoir ainsi pour objectif le monde où la
souffrance matérielle n'existe pas : le monde spirituel Vaikuntha. (voir SB 10.14.58)

Hare Krishna,

Bien à toi cher prabhu,

          Jagadananda