Mardi 31 mai 2011 2 31 /05 /Mai /2011 18:09

Le mantra Hare Krishna est
un anti-anxiogène puissant (1/2)

- Pour une thérapie spirituelle -

 

 

 

 
 

Anxiété, stress, dépression..., nombreux sont ceux qui aujourd’hui souffrent de ces maux insidieux. Différentes solutions existent qui sont proposées par les spécialistes concernés mais le problème est qu’aucune ne s’attaque à la véritable racine du mal. Peut-on se débarasser vraiment de l’anxiété et du stress  en absorbant simplement des pillules et en suivant des psychothérapies ? Quelle est donc la racine du mal - sans laquelle connaissance il demeure impossible de trouver le véritable remède, et au-delà même, de prévenir le mal ? Il ne s’agit pas ici de se substituer aux méthodes thérapeutiques existantes mais d’élargir plutôt les perspectives - d’une pratique restreinte matérielle, à une plus large et complète, la thérapie spirituelle. 

 

 

Une société anxiogène

 
De plus en plus dans notre société actuelle la population est affligée par l’anxiété et le stress. A un tel point que le stress au travail, par exemple, est devenu un sujet de préoccupation majeure .Les médias rapportent fréquemment des cas de suicides à cause du travail et récemment l’annonce du nombre de 60 morts en trois ans à France télécom a remué l’opinion publique. (1)
 
Les raisons d’un tel accroissement de l'anxiété apparaissent multiples et variées et affectent tous les aspects de l’existence - la vie professionnelle, la vie affective, familiale, sociale. En ce qui concerne la vie professionnelle, par exemple, on peut aisément comprendre que le cadre économique hyper productiviste actuel est générateur de stress: la pression du résultat, la chosification de l’individu, l’abscence de reconnaissance, la précarité de l’emploi, etc.. La vie affective également est une grande source d'anxiété et obtenir le partenaire qui convient, susceptible de nous rendre heureux, dotés des mêmes affinités psychologiques, attrayant, fidèle, honnête, courageux, équilibré, tolérant, généreux, tendre, etc..., s’apparente souvent à un véritable parcours du combattant.
 
Elever  et maintenir une famille est certainement aussi très anxiogène. Inutile de s’étendre sur le sujet, tout le monde le sait ; si la vie de famille apporte, à priori, de la satisfaction et du bonheur, elle est aussi difficile et astreignante et traine avec elle son lot de déceptions et de problèmes récurrents. Veiller au maintien d’une maison (s’acquitter du loyer, des factures d’électricité, de gaz, d’eau, d’assurances, de téléphone, etc..), assurer les besoins matériels de la famille (nourriture, vêtements, voiture et transport, sorties, etc..etc..) est loin d’être une sinécure. Eduquer des enfants, faire face à leurs besoins matériels mais aussi affectifs et psychologiques, travailler pendant des décennies (encore faut-il avoir “la chance” d’avoir un emploi et de le conserver) pour assurer leur subsistance, n’est pas une vaine affaire. Souvent la vie familiale est semée d’embûches et de complications (adolescence et rebellion, problèmes scolaires, maladies, difficultés relationnelles,  mauvaises influences, etc...) . Et pour peu que le destin frappe durement un membre de la famille  - à travers une maladie grave ou, même, la mort - , c’est toute la famille qui est affectée, et de compliquée, la situation devient vite infernale.
 
 

A la racine de l’anxiété

 

Si les causes de l’anxiété et du stress que nous venons succintement de décrire, sont assez bien cernées et comprises par les spécialistes concernés  - médecins du travail, psychologues, sociologues, chercheurs -,  il est cependant étrange que ces deux fléaux continuent malgré tout à prospérer avec l’ampleur qu’on leur connaît.
 
Quelle est la raison d’un tel échec ?  La raison provient du fait que l’on ignore encore très largement l’origine profonde de l’anxiété . On a tendance à s’en tenir encore aux causes extérieures et l’on ignore la cause essentielle. Et pourtant  cette compréhension (de l’origine profonde de l’anxiété et du stress) est absolument capitale si l’on désire vraiment les combattre avec succès. La psychologue Carole Sédillot pointe avec clairvoyance cet état de chose:


Pourquoi nous souffrons. Un entretien qui ne débouche pas sur un emploi, une mutation qui nous est refusée, un enfant qui ne paraît pas...Avoir la sensation de ne pas, de ne plus maîtriser sa vie est profondément anxiogène. Surtout dans notre culture, où la dimension sacrée de la vie a été gommée au profit exclusif de sa conception matérielle. ” (2)

 
Cette cause primordiale de la prédominance de l’anxiété et du stress au sein de la société actuelle est très bien exprimée ici par Mme Sédillot en ces quelques mots : la perte dans notre culture actuelle de  “la dimension sacrée de la vie... au profit exclusif de sa conception matérielle”.
 
Quelle vérité cette seule phrase contient-elle ! Dommage que les différents intervenants médicaux, sociaux, politiques, religieux  (Hé oui, la plupart même des intervenants des religions établies faillissent aussi!) dans leur immense majorité  ne comprennent pas cette simple vérité, s’ils parvenaient à la saisir, combien les choses changeraient ! (3)

 

Une âme dans un corps 


Mais d’abord qu’entendre par “dimension sacrée de la vie”? Quelle est donc la nature de la vie?

Selon la culture védique millénaire de l’Inde, l’homme, comme tous les êtres vivants, est constitutionnellement “un être spirituel”. La Bhagavad-gita, le fleuron de la science spirituelle, nous éclairent sur l’identité profonde de l’homme :

A l’instant de la mort, l’âme prend un nouveau corps, aussi naturellement qu’elle passe dans celui-ci, de l’enfance à la jeunesse, puis à la vieillesse . Ce changement ne trouble pas qui a conscience de sa nature spirituelle.

                                    (Bhagavad-gita 2. 13)

La nature de l’être est ici clairement définie : il est une âme spirituelle incarnée dans un corps matériel . Autrement dit, l’être, par nature, est d’essence spirituelle et non pas matérielle.  Il habite présentement, à travers ses incarnations successives, tel ou tel corps matériel [humain, supra-humain (4) , mais aussi animal ou végétal] mais son identité réelle n’en est pas moins distincte de celui-ci.

Quand le corps  matériel est de nature temporaire et périssable, son “résident” -  l’âme -, lui, est indestructible et éternel:

antavanta ime dehâ
nityasyoktâh sharîrinah

 

“L’âme est indestructible, éternelle et sans mesure; seuls les corps matériels qu’elle emprunte sont sujets à la destruction.

                                    (Bhagavad-gita 2.18)

On saisit pleinement la dimension sacrée de la vie lorsque l’on parvient à comprendre, comme le souligne la Bhagavad-gita, que la vie n’est pas un produit de la matière mais est pleinement dictincte de celle-ci, tout comme le vêtement est distinct du corps.


Comment percevoir l’âme?



Poursuivant le sujet qui nous occupe - mieux lutter contre l’anxiété et le stress-,  en quoi ce que l’on vient d'énoncer (sur l’âme comme réelle identité de l’être vivant, le corps matériel, comme simple enveloppe corporelle) permet-il de mieux lutter contre ces maux?

D’abord, avant de répondre à cette question, il est important de préciser pour les esprits cartésiens et “scientifiques” actuels, ( et ils sont nombreux de nos jours !) qui sont normalement très réfractaires, pour définir la nature de la vie,  à tout concept surnaturel et sacré, transcendant, d’”âme”, de “vie après la mort” , de “réincarnation”, d’”éternité”, de “Dieu”, etc.., que si l’âme est trop ténue pour être vue, et échappe ainsi à toute perception sensorielle directe, il est cependant possible de l’appréhender concrètement à travers sa manifestation extérieure, la conscience (5).

Dans la Bhagavad-gita, la conscience est présentée comme la manifestation extérieure de la présence de l’âme dans le corps:

“Sache que ne peut être anéanti ce qui pénètre le corps tout entier. Nul ne peut détruire l’âme impérissable.”

                              Bhagavad-gita 2.17


“Ce qui pénètre le corps tout entier” est la conscience. Et cette conscience est la manifestation externe de l’âme.

“Comme le soleil, à lui seul, illumine tout l'univers, ainsi, ô descendant de Bharata, l'âme spirituelle, à elle seule, éclaire de la conscience le corps tout entier. “

                               Bhagavad-gita 13.34


Dans son commentaire de ce verset Srila A.C. Bhaktivedanta Swami Prabhupada ( Srila Prabhupada) , le maître spirituel du Mouvement Hare Krishna et auteur de la “Bhagavad-gita telle qu’elle est”, élabore sur ce sujet de la conscience en tant que manifestation externe de l’âme:

“Il existe, concernant la conscience, diverses théories. Ici, la Bhagavad-gita la compare à la lumière du soleil. En effet, comme le soleil, qui, d'un point de l'univers, éclaire l'univers tout entier, l'étincelle spirituelle située dans le coeur du corps, illumine, par la conscience, le corps tout entier. La conscience est donc la preuve de la présence de l'âme, tout comme la lumière du soleil prouve la présence du soleil.

Tant que l'âme est présente dans le corps, celui-ci est tout entier pénétré de conscience, mais dès qu'elle quitte le corps, la conscience disparaît avec elle. N'importe quel homme d'intelligence peut comprendre cela. La conscience n'est donc pas le fruit d'une quelconque combinaison des éléments matériels. Elle est le signe de la présence d'une âme.”

Dimension et localisation de l’âme dans le corps


“La Svetasvatara Upanisad nous révèle les dimensions de l'âme: un dix-millième de la pointe d'un cheveu:

"Lorsque l'on sépare la pointe d'un cheveu en cent parties, qu'on divise à leur tour en cent parties, on trouve la mesure de l'âme."


Le Srimad-Bhagavatam confirme cette description:

"Il existe d'innombrables atomes spirituels, ayant chacun la taille d'un dix-millième de la pointe d'un cheveu."


L'âme distincte est donc un atome spirituel, plus fin que les atomes matériels. Et il existe un nombre infini de ces atomes spirituels. Cette minuscule étincelle est le principe vital du corps matériel, où son influence est partout répandue, comme celle d'un médicament. La conscience se manifeste en exerçant ainsi son influence dans tout le corps; elle est la preuve de la présence de l'âme, qui est sa source. Nul n'ignore que privé de conscience, le corps matériel est un objet sans vie, que rien ne peut ranimer. Par suite, il est clair que la conscience provient de l'âme, et non de quelque combinaison d'éléments matériels.”
                                                 Commentaire du verset 17, ch.2 de la Bhagavad-gita

  Dans la suite de ce commentaire, Srila Prabhupada, corroborant les Ecritures Védiques, précise la location de l’âme dans le corps; elle se trouve dans le coeur:

“La Mundaka Upanisad précise à son tour la dimension de l'âme infinitésimale:

"L'intelligence parfaite peut percevoir l'âme, dont la mesure est dans l'infiniment petit. Elle flotte, portée par les cinq sortes d'air (prâna, apâna, vyâna, samâna et udâna). Sise dans le coeur, elle dispense son énergie à tout le corps. Une fois purifiée de la contamination de ces cinq sortes d'air matériel, elle dévoile sa puissance spirituelle."


Le hatha-yoga   sert à contrôler, au moyen de diverses postures, les cinq souffles enveloppant l'âme pure. Sa pratique a pour but non d'en tirer quelque profit matériel, mais de libérer l'âme infime de la matière qui l'emprisonne.”

Âme individuelle et Âme Suprême


Si le corps matériel provient de la nature matérielle, l’énergie inférieure de Dieu,  et est constitué des  5 éléments grossiers que sont la terre, l’eau, le feu, l’air et l’éther -, et des 3 éléments subtils - le mental, l’intelligence et le faux ego  -, l’âme, quant à elle, est située au-delà de ces 8 éléments et participe d’une autre nature, la nature spirituelle. Ellle est partie du Tout spirituel, de Krishna, tout comme les innombrables molécules lumineuses composant les rayons du soleil proviennent de l’astre solaire. L’âme est donc une partie intégrante de Dieu, l’ Âme Suprême, Krishna, le père de tous les êtres:
   

         Krishna dit :

  1. “O Arjuna aux-bras-puissants, outre cette énergie inférieure, une autre énergie est Mienne, une énergie supérieure, spirituelle; les êtres vivants, qui luttent avec la nature matérielle et par quoi l'univers subsiste, la constituent.”
  2. “Les êtres, dans le monde des conditions, sont des fragments éternels de Ma personne”.
  3. “Et lorsque ainsi tu connaîtras la vérité, ô fils de Pandu, tu comprendras que tous les êtres font partie intégrante de Moi, qu'ils vivent en Moi, et M'appartiennent.”
  4. La substance matérielle en sa totalité, nommée brahman, est le siège de la conception; ce brahman, Je le féconde, ô descendant de Bharata, et Je rends ainsi possible la naissance de tous les êtres.Comprends cela, ô fils de Kunti, que toutes espèces de vie procèdent du sein de la nature matérielle, et que J'en suis le Père, qui donne la semence.                                             

Bhavavad-gita : (1) 7.5; (2) 15.7; (3) 4.35 et (4) 14.3/4;

 

L’âme est remplie de félicité


Quand le corps matériel est une masse d’ignorance éphémère et un réceptacle de souffrances multiples, , l’âme spirituelle, elle, de par sa nature, est à l’inverse de son enveloppe corporelle:  elle est sad-cid-ananda, éternelle (sat), remplie de connaissance (cit) et de félicité (ananda).

Implications pratiques


Notre véritable nature donc est de nature spirituelle et la caractéristique de celle-ci est d’être remplie de bonheur et de félicité . Une telle connaissance est certainement précieuse, dans la lutte contre l’anxiété et le stress - et les autres maux de l’existence -, car elle nous permet de comprendre que les souffrances peuvent graduellement disparaître de notre vie dès l’instant où l’on s’applique à raviver la nature joyeuse de l'âme grâce à la pratique spirituelle.

Certains pourraient objecter malgré tout que les notions de connaissance spirituelle jusque là exposées - d’âme individuelle (le moi) , d’Âme Suprême (Dieu, Krishna), de distinction entre le corps et l’âme, etc -  ont peu ou pas d’utilité pratique dans la lutte contre les maux de l’existence, et en particulier, ceux qui nous concernent ici en particulier - l’anxiété et le stress. Il faut souligner cependant, que même si l’utilité pratique de la connaissance spirituelle n’apparaît pas évidente pour la grande majorité des hommes actuels, elle n’en est pas moins d’ordre capital.

 

                                SUITE: Le mantra Hare Krishna est un anti-anxiogène puissant (2/2)

 


(1) Selon une étude du Conseil Economique et Social, près de 400 suicides par an seraient liés au travail. Sans compter tous ceux qui ne sont pas déclarés comme tels.

France Télécom, Renault, Peugeot, EDF, et dernièrement, Thalès ou encore H&M… Depuis quelques années, les suicides et les tentatives de suicides sur le lieu de travail font régulièrement la une de l’actualité. Alors qu’il y a vingt ans, les premiers cas de suicides au sein de l’entreprise faisaient tout juste leur apparition.

Hyper productivisme, pression accrue, manque de reconnaissance du travail des salariés… Depuis des années, chercheurs, psychologues et médecins du travail tirent la sonnette d’alarme sur les conséquences de l’intensification du travail.

(2) extrait de psychologies magazine du mois de mai 2011, p 122

(3) pourquoi les différents intervenants en question diffusent-ils beaucoup d’”âneries” alors que l’on s’attendrait plutôt qu’ils soient parfaitement compétents -tout du moins dans leurs domaines ? Dans l’extrait suivant de  “Réussite professionnelle, est-ce réussir sa vie?” la raison de ce triste état de chose, et les moyens d’y remédier, sont donnés:

…..Tout comme un visiteur du musée du Louvres qui essaierait de regarder un des  gigantesques tableaux religieux qui se trouvent dans les galeries principales en se tenant à dix centimètres de la toile. Assurément, il  ne comprendrait rien et se verrait réduit ainsi à  interpréter et à spéculer sur le tableau du maître.  De la même façon, les conseillés avisés de nos sociétés modernes (Psys, politiciens, philosophes, professeurs, etc..) ont une vision trés restreinte et faussée de l'existence et ne débitent souvent que des âneries quand il s'agit de diriger et de conseiller les personnes sur les aspects fondamentaux de l'existence (voir  "L'Age de kali; les aveugles conduisent les aveugles" ) car ils n'ont pas une juste perspective du tableau de la Création qu'à peint le Maître Suprême, Dieu ou Sri Krishna.

 

    Tout cela, parce qu'ils n'ont pas  malheureusement accepter la direction et les enseignements d'un maître spirituel authentique.  Ils ignorent ainsi tout du niveau spirituel de l'existence et se fient aux seuls instruments de leurs sens, de leur mental et de leur intelligence imparfaits  pour acquérir "la connaissance" et la propager. Pour réellement accéder à ce niveau de la connaissance authentique (au-delà  des trois autres niveaux; sensuel, mental et intellectuel )- selon la Bhagavad-gita{3.42},- , ils doivent avoir l'humilité de reconnaitre leurs manques évidents,  et par là même la nécessité de les combler en acquérant au plus vite la véritable connaissance auprès d'un maître spirituel authentique. Une fois que l'on reçoit et applique les enseignements reçus du maître spirituel, le représentant du Seigneur,  cela nous permet par sa grâce, à notre tour, de devenir un  guide et un conseiller  fiable pour la société. On peut alors réellement aider les autres au lieu de les fourvoyer.


(4) supra-humain: fait allusion ici aux corps des dévas, les habitants des planètes supérieures, plus évolués que les humains.

(5) Tout comme, par exemple, on ne peut percevoir directement un élément tel que l’air par l’intermédiaire de notre sens de la vue, car cet élément est trop subtil pour notre perception visuelle.  On peut cependant l’appréhender autrement (que par la perception directe), à travers son action sur des éléments extérieurs. Ainsi, voyant les feuilles des arbres, l’herbe, le champ de blé bouger, on ne percevra pas l’action de l’air directement à travers la vue mais plutôt indirectement à travers son action sur des objets extérieures. Autre exemple: comment savons-nous par une matinée pluvieuse, alors que le soleil est voilé par les nuages, qu’il est toutefois bien présent? Parce que nous en percevons la lueur. De la même façon, bien que nous ne pouvons voir l’âme avec nos sens matériels, nous en percevons la présence à travers la conscience qui est “la lueur” de l’âme.

 

(6) Le hatha-yoga: Pratique de différentes postures et exercices respiratoires dans le but de maîtriser ses sens et de purifier son mental et son coeur.

Par Jagadananda - Voir les 3 commentaires - Publié dans : Le mantra Hare Krishna
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