Srila Prabhupada

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Amour, sexe et illusion

Le Karma, une justice infaillible

 

Publié par Jagadananda das

Pour une religion universelle
Ma religion, ta religion, sa religion...Et Dieu dans tout ça?



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  Depuis que les religions existent les hommes se sont beaucoup querellés entre eux et ont versé beaucoup de sang en leurs noms. Ils ont cherché ainsi par la force à établir la suprématie d'une religion -leur religion- sur une autre; que l'on parle de conflits entre adeptes de confessions religieuses différentes  - chrétiens contre musulmans, juifs contre musulmans, musulmans contre bouddhistes, hindous contre bouddhistes, etc.. ou que l'on parle de conflits entre adeptes de même confession - catholiques contre protestants, chiites contre sunites, bouddhistes entre eux (1), etc...

Face à ce regrettable constat, une question s'impose: pourquoi existe-t'il un tel cloisonnement entre les différentes religions alors qu'à priori celles-ci vénèrent le même Dieu ?



Avant même de répondre à cette question il serait approprié de définir ce que l'on entend par "religion". Toutes les définitions qu'en donnent les dictionnaires peuvent être synthétisées ainsi: " Ensemble de rites, de pratiques, de prières par lesquels un peuple, ou une société, a coutume d'exprimer son lien à Dieu, à la divinité, ou au sacré."

Le mot religion provient du latin "religare" qui signifie "relier". Certains spécialistes interprêtent ce terme "relier" comme signifiant "relier les hommes entre eux" . Ainsi, selon eux la religion serait avant tout le moyen d'établir l' harmonie et la paix au sein de la société humaine. Ils enlèvent par cette interprétation toute dimension sacrée au terme religion.  La véritable signification du mot religare est "relier à Dieu" et non pas "relier les hommes entre eux", bien que la religion (authentique) ait bien pour effet direct d'unir les hommes à travers un objet d'adoration commun: Dieu.

Et en cela le mot religare est similaire au terme sanskrit "yoga" qui étymologiquement vient de la racine "yug" qui revêt également le même sens de "relier à". Malheureusement, ce terme yoga comme pour "religion" est souvent détourné de sa réelle signification. On lui donne trés souvent le sens "d'union avec l'Absolu" dans le sens de "dissolution du moi dans l'Absolu" . Autrement dit il est pleinement récupéré par les adeptes du yoga qui adhèrent souvent à la philosophie de  l'
impersonnalisme et du monisme et recherchent ainsi à "se fondre dans l'Absolu ", et  à "devenir Dieu" eux-mêmes. Chose d'ailleurs purement chimèrique et blasphématoire vis-à-vis du Seigneur Suprême car jamais l'entité vivante infinitésimale ne peut prétendre atteindre à la toute puissance et à la suprématie de Dieu infini; elle garde éternellement son individualité et le Seigneur aussi et elle demeure aussi éternellement en position subalterne vis-à-vis de Dieu, la Personne Suprême.

Ma
is revenons à la question initiale; si la raison d'être des religions est d'aider l'homme à développer sa relation avec Dieu, pourquoi avec un principe unificateur aussi sublime et universel,  la religion entraîne-t'elle souvent divisions et conflits entre les hommes ?


Développer l'amour de Dieu:
le réel but de la religion



Les réponses à cette question sont certainement multiples mais la cause principale quant à elle est évidente: les religions ont failli dans leur fonction principale. Quelle est donc la fonction principale de la religion? On la retrouve clairement définie dans cette réponse que donna le seigneur Jésus Christ à la question "Quel est le premier commandement?""Tu aimeras le Seigneur ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme, de toute ta force." ( Mathieux 22.37)

Le principe fondamentale de toute religion authentique est donc de permettre à ses adeptes de développer l' amour de Dieu, et on le retrouve à travers toutes les religions du monde. Comme préliminaire au développement de cette perfection spirituelle, l'amour de Dieu, chaque religion propage, à des degrés divers,  la connaissance de Dieu et veille à l'observation de principes régulateurs (ou commandements) tels qu'établis par Dieu.

Ce principe de l'amour de Dieu, on le retrouve exposé dans les Ecritures sacrées des religions monothéistes tel que l'Islam. Les musulmans adressent régulièrement à Dieu nombre de prières dévotionnelles que l'on retrouve dans le Saint Coran, telles celles-ci : " Louange à Allah, Seigneur de l’univers, Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, Louange à Allah, Seigneur de l’univers,C’est Toi [Seul] que nous adorons" (Sourate 1)

Dans le judaïsme également il est demandé à l'homme d'aimer et de vénérer Dieu: "Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, et tu observeras toujours ses préceptes, ses lois, ses ordonnances et ses commandements." (Deutéronome 11)

Dans le bouddhisme les choses sont différentes. On ne retrouve pas de vénération de Dieu, comme partie intégrante de la pratique religieuse, pour la raison même que Bouddha ne désigna pas le développement de l'amour de Dieu comme aboutissement suprême mais bien plutôt "l'état de nirvana". Cet état de nirvana signifie littéralement "l'état de conscience où cesse toutes activités matérielles". Il semble ainsi que le Seigneur Bouddha dans son enseignement se soit comme arrêté à un stade préliminaire de la pratique spirituelle, un stade où Dieu, l'individualité de l'être et l'existence ne demeurent que des concepts impersonnels. Il ne reste plus que le vide (sunya),  ou comme le décrivent les théologiens bouddhistes en des termes plus attrayants, "la vacuité absolue" (2)

Toutefois et c'est une caractéristique malheureusement méconnue du Bouddhisme; le Bouddhisme, lorsque vue dans une perspective plus large , n'est pas athée. Comment cela? Parce que le Seigneur Bouddha bien qu'ayant apparemment dénié l'existence de Dieu et prêché le sunyavada (la voie du vide) contribua malgré tout à développer indirectement la conscience de Dieu de ses fidèles en faisant que ceux-ci développent une foi absolue en Lui, Bouddha, un puissant avatâra de Dieu. C'est ce qui est clairement expliqué dans le Srimad Bhagavatam (le Bhagavat Purâna):

"Les hommes du kali-yuga, privés de foi en Dieu et leur intelligence diminuée, adhérèrent alors à ses principes et s'initièrent par cette voie à la discipline morale et à la non-violence, les deux étapes préliminaires à tout progrès dans la réalisation de Dieu. Il leurra de cette manière les athées, car s'ils refusaient de croire en Dieu, ils avaient une foi absolue en lui, qui n'était rien moins qu'une manifestation de Dieu. Les incroyants crurent donc en Dieu, sous la forme de Bouddha. Telle fut sa miséricorde: il fit en sorte que les infidèles croient en lui."
                            Srimad Bhagavatam ( 1.3.24)


Quant à l'hindouisme (de son nom véritable le sanâtana dharma ), contrairement à une conception largement répandue, il n'est pas d'essence polythéiste mais bien  monothéiste;  la branche monothéiste de l'hindouisme, le vaishnavisme, est celle qui comporte le plus grand nombre de fidèles en Inde et au-delà. Ainsi, les Vedas , les Ecritures révélées  de l'hindouisme, bien que faisant amplement référence à une multiple de demi-dieux et déesses (les dévas) tels Indra, Brâhma, Shiva, Ganesha, Sarasvati, etc..et décrivant même leurs différents rituels d'adoration, établissent dans le même temps et sans équivoque la suprématie absolue de Vishnu:  Il est Dieu, la Personne Suprême, dont émane tous les univers. Il maintient l'entière manifestation cosmique qui au moment de la destruction finale  se résorbe en Lui. Dans la Bhagavad-gita, le joyau d'entre les Védas,  l'adoration des dévas est clairement présentée comme étant de nature bien inférieure à celle de Dieu, Krishna (Vishnu) (voir Bhagavad-gita 7.23).

Une autre trés grande méprise vis-à-vis de l'hindouisme est de considérer que la troisième plus grande religion du monde a pour doctrine fondamentale l'impersonnalisme (le monisme). Autrement dit, leurs adeptes seraient foncièrement athées et n'adhèreraient qu'à une conception impersonnelle de Dieu. En réalité, la conception du brahman impersonnel est bien partie intégrante de la théologie védique mais ce que la plupart ignorent est qu'elle ne représente qu'une étape préliminaire rudimentaire vers deux autres étapes plus évoluées  :

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  • La réalisation de Dieu, Sri Vishnu,  dans son aspect localisé, présent dans le coeur de tous les êtres vivants en tant que Paramâma. Ainsi, dans la pratique du yoga traditionnel, le yoga de Patanjali ou astanga-yoga, (dont le "yoga de club" n'est qu'une version bien édulcorée), le yogi recherche comme but ultime le samadhi, soit la pleine absorption de l'esprit et du coeur en la contemplation extatique de la Forme transcendantale du Seigneur Vishnu présente en son coeur (3).

  • La réalisation de Dieu dans Son aspect ultime en tant que Dieu, La Personne Suprême, Sri Krishna.  A cette étape de la réalisation spirituelle, le yogi devenu un dévot de Dieu ou bhakti-yogi atteint au plus élevé d'entre tous les yogas. Il dépasse l'aspect impersonnel de Dieu, ainsi que Son aspect localisé de Paramâtma pour atteindre à l'aboutissement de toute pratique spirituelle: la réalisation de la "Personne de Dieu" en tant que Sri Krishna et Ses multiples  émanations pléinières ou avatâras. Krishna est la forme originelle de Dieu; la forme de laquelle de multiples émanations pleinières proviennent (dont celle de Vishnu). Que Krishna soit Dieu, l'Être Suprême originel, est confirmé à travers les Ecritures védiques . Dans la célèbre Brahma samhita par exemple, Brahma le premier être créé, offre cette prière au Seigneur Suprême : " On nomme Krishna, mais aussi Govinda, le Seigneur Suprême. Son corps spirituel jouit d'une éternité, d'une connaissance et d'une félicité totales. Source de tout ce qui est, Il n'a d'autre origine que Lui-même, étant la Cause première de toutes les causes." (4)

  La Bhagavad-gita, la "Bible indienne", qui fait partie du  célèbre Mahabharata, à travers un dialogue entre Arjuna et le Seigneur Krishna, établit clairement  la divinité de Krishna en tant que Dieu, la Personne Suprême :

"De tous le mondes, spirituels et matériels, Je suis la source, de Moi tout émane. Les sages qui connaissent parfaitement cette vérité, de tout leur coeur Me servent et M'adorent."
     (Krishna à Arjuna, voir Bhagavad-gita 10.8)

"La nature matérielle agit sous Ma direction, ô fils de Kunti, sous Ma direction, elle engendre tous les êtres, mobiles et immobiles. Par Mon ordre encore, elle est créée puis anéantie, dans un cycle sans fin."
                 (Krishna à Arjuna,voir Bhagavad-gita 9.10)

"Comprends cela, ô fils de Kunti (Arjuna), que toutes espèces de vie procèdent du sein de la nature matérielle, et que J'en suis le Père, qui donne la semence. "
       
(Krishna à Arjuna, voir Bhagavad-gita 14.4)



Pour une religion universelle:
"la conscience de Krishna" ou
Bhagavat dharma


Maintenant est venu le moment de répondre à la question initialement posée: "
Pourquoi existe-t'il un tel cloisonnement entre les différentes religions alors qu'à priori celles-ci vénèrent le même Dieu ?" Il a déja été répondu partiellement à cette question en disant que les religions avaient failli dans leur véritable fonction. Quelle est-elle, encore une fois?  Elle est de donner aux fidèles les moyens de développer l'amour de Dieu. Il a été également dit, comme préliminaires au développement de l'amour de Dieu, qu'il était nécessaire que la religion puisse offrir une réelle et profonde connaissance de Dieu (5) ainsi que des principes régulateurs à suivre (règles, commandements, etc...) afin qu'ils puissent acquérir les qualités nécessaires au développement graduel de cet amour de Dieu.

Pourquoi donc existe-t'il un tel cloisonnement entre les religions? C'est qu'il semble que celles-ci ont oublié qu'elles vénéraient le même Dieu: Dieu, la Personne Suprême. Le fait de se quereller pour défendre "son Dieu" contre "leur Dieu", et "sa tradition religieuse" contre "leur tradition religieuse" trahit chez les adeptes une conscience de Dieu  primaire. Il est aussi absurde de se battre au nom de "son Dieu" contre "leur Dieu" qu'il serait absurde de se battre au nom de "son soleil" contre "leur soleil". Le soleil est un et universel et brille sur tous. Il n'y a pas de soleil chrétien pas plus qu'il n'existe de soleil musulman, juif, hindou,ou bouddhiste. Le soleil est le soleil pour tous; combien plus le Seigneur Suprême, le créateur du soleil !

De la même façon, Dieu le Seigneur Suprême est Un et la question n'est pas tant de savoir "à qui ou à quelle religion appartient-Il?" mais tout simplement et sans esprit sectaire " Qui est le Seigneur Suprême? Quelle est  Sa Forme, Son Nom, Son Entourage, Ses Divertissements, Sa Demeure, Ses Attributs ?". Et plus encore, comme le souligne les Vedas :"Comment puis-je rétablir ma relation d'amour avec le Seigneur Suprême (sambandha)? Comment, une fois cette relation rétablie, puis-je Le servir ( voir service de dévotion) sous la direction d'un maître spirituel authentique (abhideya) ? Et enfin, comment développer le but ultime de la vie, le pur amour de Dieu 
( prayojana)?

En réalité, seuls les Vedas sont à même de délivrer la connaissance spirituelle de manière complète et exhaustive. Quand les Textes Bibliques, Coraniques, etc..ne délivrent qu'une connaissance spirituelle élémentaire et partielle, les Vedas de l'Inde, elles, offrent elles une véritable et complète "encyclopédie de la science spirituelle"; comme si l'on avait à faire d'une part à l'édition intégrale et exhaustive d'une grand dictionnaire encyclopédique en plusieurs volumes et d'autre part, à l'édition abrégée d'un petit dictionnaire élémentaire en un volume.

Srila Prabhupada, le maître spirituel fondateur du Mouvement pour la Conscience de Krishna, un pur dévot du Seigneur, a maintes fois mis en garde contre les religions dévoyées qui égarent les gens:

"Comment peut-on qualifier de "religieuse" toute institution qui ne permet pas de comprendre sa relation avec Dieu? Certainement une telle institution n'est qu'hypocrite et trompeuse. "
    Srila Prabhupada à Vrindavana (Inde) ; classe de Bhagavatam 3 déc 1975


"...personne n'est sérieux quant à comprendre qui est Dieu et comment L'aimer. Personne n'est sérieux.  C'est pourquoi dans le  Srimad Bhāgavatam, on parle de religion trompeuse. Je professe telle ou telle  religion, mais je ne sais pas qui est Dieu et comment L'aimer."
       Conversation avec l'écrivain Sandy Nixon, 13 juillet 75 à Philadelphie



Srila Prabhupada a justement rappelé, dans la conclusion de son introduction à la Bhagavad-gita telle qu'elle est, qu'un des souhaits profonds des hommes étaient d'abolir tout cloisonnement religieux et d'atteindre ainsi à l'unité et à la paix (matérielle comme spirituelle) retrouvée entre les hommes. La Conscience de Krishna, comme religion universelle, a certainement cette vocation d'unir les hommes dans l'adoration de Dieu, la Personne Suprême, Sri Krishna, notre Père commun à tous:

"L'homme moderne proclame sa volonté d'unir tous les hommes par une seule Ecriture, un seul Dieu, une seule religion et un devoir unique. Que cette Ecriture soit donc la Bhagavad-gita, et ce Dieu Sri Krsna. Qu'il y ait un seul mantra:


hare krsna hare krsna krsna krsna hare hare
hare rama hare rama rama rama hare hare"



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(1) Mais ce fut aussi une période de troubles graves au sein même du monde bouddhiste. Les grandes et les très puissantes organisations monastiques, tels que le complexe Tendaï du Hieizan qui servirent de matrice à presque tous les mouvements réformateurs du Japon de l’époque Kamakura, y compris le zen de Dôgen, furent le théâtre de fréquentes querelles intestines dont Dôgen fut sans nul doute le témoin. Ces conflits allaient de simples escarmouches à de véritables batailles rangées, entraînant le plus souvent destruction de temples et mort d’homme. D’autres conflits, tout aussi violents et nombreux, éclatèrent entre temples appartenant à des écoles bouddhistes rivales, causés non seulement par des différends doctrinaux, mais aussi et surtout par des motivations d’ordre économique, telles que les conflits d’interprétation des limites entre leurs vastes et nombreuses propriétés. L’image du bouddhisme comme mouvement non-violent et respectueux de la vie sous toutes ses formes ne correspond pas tout à fait à la réalité.
                                                            www.vivandis.net/

(2) La perfection spirituelle prônée par Bouddha est le nirvâna ou sunyavada ( la voie du vide) . Bien sûr, cette définition de "voie du vide" n'est pas trés "vendeuse", c'est pourquoi les théologiens bouddhistes préfèrent lui substituer nombres de termes plus attrayants comme l'éveil, l'extinction, la libération, l'illumination, la délivrance, la vacuité absolue, la paix suprême, la réalité ultime.

Cependant malgré toutes ces désignations plus attractives que le mot sunya ou vide, il n'en demeure pas moins que lorsque l'on en vient à définir clairement l'état de nirvana lui-même, on ne trouve aucune définition positive (ce n'est pas cela, pas cela, pas cela) et l'image la plus approprié alors du nirvâna, c'est l'espace vide:

Udâna 8.1-4 caractérise le nirvâna comme quelque chose de radicalement différent du monde matériel que l’on découvre dans la méditation. Le devenir est aboli, il n’ y a plus d’ " aller ", plus de " venir ", plus de " naissance ", plus de " disparaître ". C’est quelque chose qui n’a ni fondement, ni début, ni fin. Plus loin ce passage le définit comme quelque chose de non-né (ajâta), de non-devenu (abhûta), de non-fait (akata), non conditionné par les samskâra-s, c-à-d par les désirs karmiques.

On nous dit également que c’est quelque chose qui ne peut être que défini négativement, parce qu’il s’agit d’un état qui ne comporte pas de caractéristiques spécifiques que l’on puisse exprimer par le language. Aussi le décrit-on par des images : c’est une grotte fraîche au milieu de la canicule de la vie quotidienne, une île paisible au milieu de la mer du samsâra, un lieu où il n’ y a plus de mort, un lieu qui ne peut être affecté par quoi que ce soit.

Dans le Petit Véhicule comme dans le Grand Véhicule , on nous dit que l’image la plus approprié du nirvâna, c’est l’espace vide.

Les concepts de temps ne peuvent pas s’appliquer au nirvâna : il n’a pas été engendré, et il n’est pas engendrable. Il n’est ni du domaine du passé, ni du futur, ni du présent. Le nirvâna ne peut être saisi par les sens, mais il n’est cependant pas le néant. Toutefois, il est saisissable par l’esprit transfiguré du saint.

De tout cela il ressort que le nirvâna est un mystère. Il est le contraire radical du monde du samsâra, quelque chose qui n’appartient pas au monde, n’a aucune relation avec lui, ni n’a aucune influence sur lui. Il est le " tout autre ".


(3) Dans ses yoga-sutras Patanjali Muni ne recommande pas de méditer sur le vide mais bien plutôt de méditer sur Dieu, Vishnu. Il recommande d'offrir des prières à Dieu avec un sentiment de soumission à Son pouvoir (yoga-sutras 1.23), il faut pour maitriser son mental réciter le nom de Dieu, Lui offrir des prières et méditer sur Ses qualités (yoga-sutras 1.28) ; la vénération de Dieu permet de maitriser son mental et d'apporter un sentiment de sécurité (yoga-sutras II.28)

(4) Brahma-samhita (5.1):

īśvaraḥ paramaḥ kṛṣṇaḥ

sac-cid-ānanda-vigrahaḥ

anādir ādir govindaḥ

sarva-kāraṇa-kāraṇam



(5)
une profonde connaissance de Dieu: quelle est "l'identité" de Dieu? Quelle est Sa Forme (avatâras), Son Nom, Son entourage, Ses divertissements, Ses attributs, Sa demeure éternelle, etc...? Comment a-t'il créé la manifestation cosmique? Quelles sont Ses énergies? Etc....Mais aussi comment réétablir une relation personnelle éternelle avec le Seigneur ?

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