Srila Prabhupada

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Amour, sexe et illusion

Le Karma, une justice infaillible

 

Publié par BBT

 

 

Il fut un temps où la plupart d'entre nous croyaient que la nourriture que nous mangions était essentiellement saine, nutritive et dépourvue de dangereux produits chimiques, que l'on pouvait faire confiance à la publicité et que les labels apposés sur les produits d'alimentation étaient une garantie indiscutable de leur contenu et de leur qualité. Il fut un temps où le monde entier croyait à l'intégrité des chefs d'Etat, des politiciens et des élus locaux, où nous pensions que nos enfants recevaient une éducation solide à l'école publique. Il fut un temps où beaucoup d'entre nous croyaient que l'énergie atomique servait à des fins pacifiques, inoffensives et salutaires, pour une société saine et heureuse.

Mais voilà que depuis peu nos illusions ont été dissipées. Les révélations répétées de fraude à grande échelle envers le consommateur, de l'existence d'énormes quantités de déchets toxiques et de scandales dans le monde politique ont sapé notre crédulité d'antan. Nous savons désormais que les publicistes et les médias savent user avec une habilité sans précédent de l'imagination et de la supercherie pour voiler la vérité à tel point qu'il devient impossible de faire la distinction entre la substance et le substitut, la réalité et l'illusion.

De semblables mystifications s'introduisent également dans le domaine de la science, que l'on a considéré pendant si longtemps comme le sanctuaire même de la vérité et de l'honnêteté. Beaucoup de savants propagent de nos jours l'idée que la vie vient de la matière, et que l'être humain n'est qu'un composé de molécules inconscientes.

Ils sont toutefois incapables d'en fournir la preuve expérimentale ou théorique. En fait, leur certitude est essentiellement basée sur leur foi en leurs conjectures, malgré les rapports scientifiques de toutes sortes qui les contrecarrent.

Bien qu'assaillis de doutes et de divisions internes, les savants modernes ont néanmoins réussi à présenter au public non scientifique un front uni. Cette attitude ressemble étrangement à celle des pires imposteurs du monde politique et commercial.

Par exemple, en dépit de l'indignation manifestée par les populations en découvrant que les savants cachaient leurs difficultés à maintenir les mesure de sécurité dans les bases nucléaires, les puissances scientifiques et politiques poursuivent leurs expériences nucléaires tout en reconnaissant maintenant ouvertement qu'il n'existe aucun moyen sûr de traiter les déchets radioactifs.

Dans les ouvrages de vulgarisation comme dans les manuels scolaires, les savants présentent leur explication de l'origine matérielle de la vie comme la seule conclusion scientifique possible. Ils proclament qu'aucune autre théorie ne peut être acceptée scientifiquement. C'est ainsi que, dès le plus jeune âge, tout le monde se voit enseigner que la vie est venue graduellement d'éléments chimiques, d'une "soupe primordiale" composée d'amino-acides, de protéines et autres ingrédients essentiels. Pourtant, dans leurs journaux et au cours de leurs discussions privées, ces mêmes savants reconnaissent que leur théorie comporte des lacunes graves, parfois insurmontables. Par exemple, certains aspects des mécanismes de programmation de l'ADN jettent un doute sérieux sur la théorie de l'évolution. Le célèbre biologiste W.H. Thorpe écrit: "Nous allons donc sans doute devoir faire face à la possibilité que l'origine de la vie, de même que l'origine de l'univers, devienne une barrière infranchissable pour la science, une masse rocheuse qui résiste à toutes les tentatives de réduire la biologie à de la physique ou à de la chimie." Jacques Monod, pourtant défenseur convaincu de la théorie de l'évolution, a dû reconnaître ces mêmes difficultés.

Le prix Nobel de Physique Eugène Wigner a montré que la probabilité de l'existence d'une unité se reproduisant d'elle-même est nulle. Puisque l'aptitude à se reproduire est une des caractéristiques fondamentales de tout organisme vivant, Wigner conclut que notre compréhension actuelle de la physique et de la chimie ne nous permet pas d'expliquer le phénomène de la vie. Le biologiste moléculaire Herbert Yockey a démontré par la théorie de l'information que même une molécule informationnelle simple telle que le cytochrome C (que dire d'organismes complexes) n'aurait pas pu surgir par hasard pendant toute la durée de vie supposée de la terre: "Il faut donc conclure que, contrairement aux notions établies actuelles, le scénario qui décrirait l'origine de la vie sur terre sous l'effet du hasard et de causes naturelles, sur la base de faits et non de convictions, n'a pas encore été écrit."

Ainsi pouvons-nous voir que beaucoup de savants ont, d'un côté, la conviction profonde que la vie vient de la matière, mais que d'un autre côté, ils admettent n'avoir pas de preuve pour confirmer leur théorie et que celle-ci se heurte à un grand nombre de problèmes insurmontables. Ils sont convaincus que la vie est venue de la matière et qu'elle est réductible en matière, mais ils confessent simultanément avoir des données scientifiques insuffisantes pour appuyer leurs dires. Leur théorie est donc de l'a priori: elle évince la méthode scientifique et la science elle-même. Ils ont l'espoir fervent, presque messianique, qu'un jour, d'une façon ou d'une autre, quelqu'un sera en mesure de la valider et, en attendant ce jour leur foi reste inébranlable.

D'étonnants progrès technologiques ont donné aux savants modernes une aura d'infaillibilité. Aussi, lorsqu'ils présentent des théories sur l'origine de la vie qui n'ont pas encore été prouvées et qui ne sont pas prouvables, la masse des gens a tendance à les croire aveuglément. Dans son livre "Passages About Earth" William Irwin Thompson, le célèbre philosophe social américain, écrit: "De même que dans le passé nul ne pouvait braver le pouvoir de l'Eglise sans risquer la damnation, de nos jours, nul ne peut braver le pouvoir de la science sans être taxé d'irrationalité ou de démence." Comme le dit très justement le botaniste Garett Hardin, quiconque remet en question le statut de Darwin "attire inévitablement sur lui l’œil inquisiteur du psychiatre."

Pourtant dans le passé comme dans le présent, nombre de savants ont osé et osent encore affronter l'opinion majoritaire. Devant la croyance établie dans la théorie du "big bang" selon laquelle les planètes, les galaxies, et toute vie consciente émergèrent d'une grande explosion à l'aube des temps, le Docteur en Biologie Edwin Godwin compare les chances qu'aurait une planète comme la nôtre de résulter d'un "big bang" à celles qu'auraient la rédaction et l'impression d'un dictionnaire de résulter de l'explosion d'une imprimerie. Dans l'ambiance athée du monde scientifique, Einstein notait: "Quiconque est sérieusement engagé dans la recherche scientifique devient convaincu qu'une intelligence est manifestement présente dans les lois de la nature, un esprit infiniment supérieur à celui de l'homme, devant lequel nous devons, nous, avec nos modestes pouvoirs, reconnaître humblement notre petitesse."

Certains savants veulent enlever toute crédibilité aux anciens Textes de l'Inde en les taxant de légendes écrites par des peuples primitifs. Mais comment des primitifs auraient-ils pu écrire dans un langage si complexe dans sa grammaire, sa composition et ses règles poétiques, qu'il faut douze ans à un linguiste pour l'assimiler parfaitement? Quels primitifs auraient pu formuler les divisions du temps allant du dix-millième d'une seconde à la durée de l'univers? Comment des peuplades ignorantes auraient-elles pu décrire, voici des milliers d'années, des planètes que les savants modernes n'ont découvertes que récemment et donner des exposés détaillés de l'atome et de l'énergie atomique? Les Ecritures védiques peuvent elles être considérées comme le fruit d'une civilisation primitive quand elles donnent des informations précises et élaborées sur des sujets aussi complexes que la médecine, l'astronomie, la psychologie, l'architecture, la politique, les armes nucléaires et l'aviation? Leur valeur a été reconnue par nombre de savants, philosophes et écrivains qui les ont consultées dans le passé, comme Einstein, Schopenhauer, Kant, Hegel, Emerson, Schweitzer, Victor Hugo, Gérard de Nerval, Gandhi, Malraux, etc., et par ceux qui aujourd'hui encore y cherchent des réponses aux grandes questions de l'univers.

(Introduction à "La vie vient de la vie" des editions BBT)

 

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