Dimanche 20 décembre 2009
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Sommet de Copenhague:
les raisons d'un fiasco
Avec la cloture, il y a quelques jours, du sommet de Copenhague pour le climat, l'heure est au bilan, et de l'avis de la plupart des
observateurs celui-ci est bien maigre et décevant. Dans le monde.fr par exemple on parle "d'un accord non contraignant qui n'est pas signé par tous les pays, obtenu par des négociations de
couloirs." C'est un peu comme la montagne qui accouche de la souris, le monde.fr poursuit :
"Son contenu est loin d'être à la hauteur des attentes que la conférence avait soulevées: s'il affirme la nécessité de limiter le réchauffement planétaire à 2°C par rapport à l'ère
préindustrielle, le texte ne comporte aucun engagement chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre, se contentant de prôner la 'coopération' pour atteindre un pic des émissions 'aussi tôt que possible'.
Les écologistes particulièrement et on s'en doute un peu, sont trés déçus; ils parlent d'"un échec lamentable".
"En France, comme partout ailleurs dans le monde, associations et partis écologistes sont unanimes : cet accord ne
va pas assez loin. Certains, comme les Verts français, estiment qu'ils s'agit d'un 'lamentable fiasco". Nicolas Hulot
se dit "consterné". Le réseau international des
Amis de la terre se dit "écœuré de l'incapacité des pays riches à s'engager". (Lire ici
: Les écologistes dénoncent "un échec lamentable" et le
reportage sur place : "Une
régression par rapport à Kyoto").
L'ONU ou l'ONUL ?
Nombreux ceux également qui ont attribué, tout du moins en partie, la responsabilité de ce fiasco à la loudeur du système de négociation de l'ONU. Rue89.com par exemple parle de cinq raisons à l'échec du sommet de Copenhague et l'une d'entre elle - la troisième raison- est le système onusien.
On rapporte ainsi: " Nicolas Sarkozy a
accusé le système de négociation des Nations Unies d'être ' à bout de souffle ', sans pour autant proposer d'alternative crédible. Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'environnement, y voit une calamité (interrogée ce samedi matin sur RTL):
' Le processus onusien tel qu'il est est une calamité. Un système où vous devez prendre par consensus absolu une décision sur des intérêts aussi
contradictoires qui engagent la souveraineté des pays, qui engagent leur intérêt général, leur intérêt économique. Oui, on était dans un système épouvantable. Depuis quinze jours, on essaye
d'avancer, de négocier sur un texte. La procédure était bloquée. Heureusement que les chefs d'Etat ont pu mettre sur la table ce texte. Autrement, on sortait avec rien. '
Certains considèrent le problème si aigu qu'ils n'hésitent pas à se demander après l'échec du
sommet de Copenhague, comme le rapporte Rue89.com, s'il ne faut pas supprimer l'ONU.
SUITE : "Des solutions pour
remédier au désastre écologique"
Par Jagadananda
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Publié dans : Conscience de Krishna et écologie